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Plan du Site

Nicolas Thély, déjà connu


de nos lecteurs grâce à une vidéo accessible de notre site...

Là, une publication sur Publie-Net si passionnante que l’ayant chargée et parcourue, on peut la lire, téléchargée ou non, confortablement, sur écran, sans s’arrêter, et en zappant même l’heure du déjeuner !


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Des analyses particulièrement intéressantes pour notre travail actuel dans le cadre du projet "Du recueil de mémoire à l’écriture transmédia" et quant à l’identité à l’heure des mobiles, clouds et autres réseaux sociaux.

Bientôt un article détaillé d’Ophélia Escriu sur "Ecritures Numériques".

" LE TOURNANT NUMÉRIQUE DE L’ESTHÉTIQUE " de Nicolas Thély, un livre lisible et téléchargeable pour les lecteurs de la Bibliothèque puisque celle-ci est abonnée à Publie-Net.

La possibilité aussi pour public débutant, d’ateliers spécifiques à partir du repérage de pratiques locales, notamment quant à l’utilisation de la webcam...

Jacqueline Cimaz



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Tirades emmêlées et rires à la volée

Aux visages, rires semés à la volée aspergeant le déclamer de Jacqueline occupant de sa voix convaincue tout l’espace environnant.

Rires fous aussi sur nos tirades emmêlées dans le qui fait quoi d’un scénario où le qui doit combler le rôle du quoi absent.

D’hier, textes soumis au rouleau compresseur du par coeur, dérive la diatribe endormie dans les recoins d’une mémoire jetée aux quatre coins du temps, charriant ses restes, rattrapés on ne sait comment, au milieu du cahot mémoriel.

Des phrases entières s’installent dans la netteté de la réalité, sortent en parlant toute seule, simplement en remontant le temps à contre-courant, coincé sous l’horloge du temps.

Battant pavillon de la complicité, enrobée au faire ensemble pour cette traversée, l’importance d’un quelque chose, du presque rien qui se vit au lieu-dit du familier.


Fatima Mana

L’insomnie pour prétexte


Constat effectué d’un oeil courroucé en direction du radio réveil marquant la demie d’une heure de hasard figée dans la nuit, installer confortablement ses vieilles habitudes autour de soi.

Prendre le temps qui reste, imprenable à première vue, étendez-le sur une sorte de lucidité à deux balles puis clouez-le au pilori de l’insomnie.

Un silence originel, vide de tout bruit, plombe la surface disponible entre la nuit et vous. Et voilà que se pointe inhérente à la réflexion, des parois existentielles insoupçonnées mettant à jour des pans entiers de lieux ou d’actes oubliés.

Sous la lumière blafarde, remanier les premiers éléments épars à votre portée. Découpez-les en empruntant des raccourcis, tout en laissant bien visible sur le bord du chemin, la possibilité de rebrousser illico l’itinéraire intérieur entrepris.

Batifolent déjà devant vous, des imprégnations, libérant dans la foulée, un écheveau de sensations invisibles risquant de vous entraîner vers nulle part.

Raccordées entre-elles, ne tentez pas de les déchiffrer, mais étayez les d’une inertie opérant dans un demi-sommeil aux marges du monde.

L’exploration noctambule abandonne un tas d’hypothèses, icebergs à demi immergés prêts à être engloutis, avalés par la nuit.

En substance, yeux fermés replongez dans le sommeil, vos moutons à huit pattes paissent tranquilles dans la vallée fertile.Fatima Mana


De ce beau texte de Fatima, dans le cadre de notre préparation croisée du Printemps des poètes et de la Fête de l’Internet 2011, nous avons fait plusieurs publications :

-  un diaporama, devenue vidéo sous Daily Motion,

-  une publication sous Calaméo, "livre" numérique à la forme livre...
-  avec un lien sur la vidéo...


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Et bien sûr, une version imprimée... projection papier frustrante qui fait mesurer ce qu’on perd en ne pouvant cliquer sur les liens, voir la vidéo... A condition bien sûr de ne pas en faire des obstacles à l’imagination, mais des tremplins pour imaginer...


Une affaire à suivre, un petit outil pédagogique vite fait pour inciter au travail au PAPI...

Et puis si vous regardez les livres de Mendy et d’Eliane Baud, vous verres qu’avec les mêmes outils, les mêmes consignes, dans les mêmes lieux, on peut faire des petits livres très différents. La marque de l’auteur - et oui !


Jacqueline Cimaz






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Permanence en aquateintes


Au croisement de deux activités.

Ce n’est pas parce qu’il y a exposition au temple des Baraques que nous n’ouvrons pas la permanence de la bibliothèque. Il suffit de démultiplier les forces vives associatives et les deux temps dissociés se retrouvent à l’ouvert de leur source première.

Mardi aussi, nous avions rendez-vous avec l’artiste. Une autre qui baigne son art dans les eaux fortes de l’inspiration.

Etonnant que ce travail d’empreintes maîtrisées, mêlées à l’aléatoire exploité avec précision révélant une origine devenue l’origine

Notre regard passe par l’étonnement en balayant les anfractuosités imbibées de couleurs architecturant le dessin.

Eaux fortes, appellation étrange et poétique pour un procéder au rendu surprenant.

Par deux fois, deux artistes sont venues à la rencontre des Rias proposer leur travail. Démarche similaire avec nos auteurs. De quoi moudre la création au moulin des perspectives pour alimenter de futurs projets en construction.

Fatima Mana


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Jacqueline Devylder présente son travail (J.C.)


Où l’on a entendu parler de cuivre, de Miror, de vernis spécial, de gros tampon de feutre, de grandes lignes décalquées, de poudre de pastel, de rayures-aiguilles, de cuivre à vif, de bain acide, de rouleau, de tarlatane sans Bonnefoi, et pierre d’Alun, de saupoudrage et chauffage au but-à-gaze, de fonte de résine, de vernis au pinceau - plan blanc ou blanc plan, niveaux de gris grattés, brunhissés, ancrés sous encre de seiche reculante...

De ?

Confusion peut-être entre marseillaises de Boffres riches de cinéma et autres pratiques culturelles en Vanuatu - luxuriantes - et rennaise du jeudi roulant des vagues de chiffres aux embruns salés comme vieil Océan ressacant mathématiques de poètes...

Par delà voyages réels en aquateintes, d’Ida Karskaya à Isidore Ducasse bouffées de riches ailleurs imaginaires ou non envahissant la bibliothèque

Jacqueline Cimaz





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Un beau texte de Pierre Ménard



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"La structure contradictoire du cristal en chacun, ce qu’on veut, ce qui tourne avec un ciel trop bleu. Ici tout sera dit, pour le plaisir du son, du choc, de l’entremêlement. Au pas de charge ou en dansant, en apnée ou en tanguant. Au jour le jour fait d’emboîtements, de sensations, de réels hasardeux, de faits et gestes, de souvenirs et de lectures. dire n’est pas ce. Le contat n’est pas amer, mais lucide comme blessure au plus proche soleil. Aimer et parler sont une même chose. Qu’on écrit. À la fois en apparence et en dedans en s’abandonnant par morceaux, en donnant à chacun cette sensation d’infini qu’il recherche par seule possession d’un fragment. J’attends quelque chose, mais si je savais, quoi ?"


un poème en prose accompagné d’une photo avec la transparence des mots relevés de Mendy.

de ce samedi 17 octobre...





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Quand Pierre Ménard cite

Rougier. Variations sur des poètes.

Où on retrouve Nazim Hikmet, Rimbaud, Lautréamont, Essenine, Mandelstam, Bousquet, Borges et Blok...

Et en découvre d’autres à découvrir...

A lire en cliquant sur ce lien ...

Et puis il y a ceux que cette évocation fait affluer en mémoire - Maiakovski et Rafael Alberti, Neruda, Cendrars et Genêt et Saint-John Perse, Guillen, le jeune Brecht de la Jungle des villes et Joyce de l’Ulysse, et Sean O’Casey, Celan et écrire dans la langue des bourreaux - Bachmann, Group 47...

Les poètes et la république espagnole, les poètes et la Retirada, les poètes au camp d’Argelès...

Ces liens entre la poésie et l’histoire...


I també el group de Granollers i l’amic Joan Brossa...

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Rien à voir, bien sûr, avec la poésie numérique...

Juste écrire dans une langue interdite, si longtemps langue de la clandestinité...

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Une rubrique à nourrir par et pour lecteurs présents ou vituels de la Bibliothèque ...




Lecture sur écran...

Il nous promène Pierre Ménard

-  D’un arbre interdit de Morlaix, d’un clic, chez François Bon, ses reflets dans la ville verticale, et la foule illuminée de Raymond Mason





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Note de lecture et cri d’alarme


Aprés le voyage à Salins de Giraud et la lecture d’un livre paru en janvier sur les "Salins de Camargue" ( par Jean Roché et Chantal Aubry - ed. Actes sud ) je tiens à compléter et rectifier ce que j’ai pu écrire.


Les salins de Giraud et d’ Aigues Mortes sont à un tournant de leur histoire et en voie de disparition. Les grands consommteurs de leur sel, Pechiney et Solvay les ont abandonnés pour une production plus rentable (mais moins écologique ) à partir de saumure.

Salins de Giraud ne fournit plus que du sel pour le déneigement des routes et Aigues Mortes pour l’alimentation.

Ces dernières années, les conflits se sont multipliés entre banques et géants du pétrole et de la chimie pour viser une rentabilité économique de la Camargue... Le village Salins de Giraud doit opérer une reconversion et des projets plus ou moins inquiétants visent surtout le développement du tourisme que la direction des Salins du Midi a proposé lors d’un plan social, en juillet 2007, pour mettre fin aux licenciements massifs des sauniers.

Le Conservatoire du littoral n’a pu acheter qu’une petite partie des 20000 hectares du territoire.

Espérons que ce beau paysage de Camargue et sa faune exceptionnelle seront préservés... et que le changement climatique ne fera pas disparaître l’ensemble.


Nous recommandons la lecture de ce livre trés bien illustré qui raconte la Camargue et la mutation en cours [1].


Simone Foray



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[1] et qui va être acquis par la Bibliothèque de Saint-Apollinaire-de-Rias.



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Lectures de fin d’été...


Et puis quelques textes-rencontrés... de publications récemment reçues :

-  Rainer Maria Rilke, "Chant de l’amour et de la mort du cornette Christoph Rilke." Traduction de Maurice Betz, Vignettes de Jan Voss (Obsidiane/Les 3 P. édition bilingue...),

-  « Du Contour », de Bruno Normand (ED Wigwam) , une écriture où l’énumération cache et nourrit le réseau...

-  « Night and Day » de Loïc Herry (Ed Wigwam), avec une post-face de Jean-Pascal Dubost,

-  « Choix de poèmes » de Charles Plymell, traduit de l’américain par Jean-Marie Flémal et avec une préface de Alain Jégou (Wigwam),


-  Ou moins récentes , « Jeux d’encre / Trajet Zao Wou-Ki », d’Henri Michaux, lecture du tableau ?


-  ou autres notes de lecture

Christian Lacroix et Christian Caujolle, dans «  Christian Lacroix et ses invités - Les Rencontres d’Arles Photographie 2008  », Actes Sud





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Trois publications récentes chez Wigwam...



Trois publications récentes :


-  « Du Contour », de Bruno Normand,


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-  « Night and Day » de Loïc Herry,,

avec une post-face de Jean-Pascal Dubost,


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Un poète évoqué sur de nombreux sites, dont Poezibao...


-  « Choix de poèmes » de Charles Plymel, traduit de l’américain par Jean-Marie Flémal et avec une préface de Alain Jégou. Une époque...


...

il n’a plus de nom, il est devenu un symbole pour les nuits ultimes

et tel une pierre surgissant des cimetières

par dessus les sourcils percés d’anneaux des uns et des autres,

le hurlement du loup parvint à la beauté en lambeaux.





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Chant de l’amour et de la mort du cornette Christoph Rilke.



Rainer Maria Rilke, "Chant de l’amour et de la mort du cornette Christoph Rilke."

Traduction de Maurice Betz, Vignettes de Jan Voss (Obsidiane/Les 3 P. édition bilingue...)


"Nous savions déjà, sans doute, que la poésie ne se fait pas seulement avec des idées claires, d’heureux assemblages de mots ou de rimes, et des assonances de sentiments. ces vers-ci nous enseignent davantage : une façon de nommer les choses et, par elles, d’entrer en nous, une façon de participier à la vie, à ce qu’il y a en elle de plus grand, de plus mystérieux, de plus pathétique, un état de contemplation passionné et, douloureuse, une exaltation qui nous soulevait au-dessus de nous-mêmes. C’était cela la poésie ; c’était l’expérience de tout cela, devenue sang, regard, geste, et communiquée par les moyens les plus subtils. C’était cela, un poète. son image, comme un cercle dans l’étang, pouvait grandir dans nos yeux sans qu’elle eût besoin d’être précisée."


Maurice Betz


Une préface à laquelle on revient après lecture du texte de Rilke... Un texte en allemand qui permet une meilleure appréhension de la traduction, même pour les non germanistes...

Un livre qui concerne les bibliothèques...





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Henri Michaux et les lectures ?


Un texte écrit en 1949, la publication de "Jeux d’encre" dans Zao Wou-Ki, Encres, Cercle d’art 1980, une réédition de 1994 "Jeux d’encre Trajet Zao Wou-Ki (L’échoppe et la Maison des Amis des Livres").

"Les livres sont ennuyeux à lire. pas de libre circulation. On est invité à suivre. Le chemin est tracé, unique.

Tout différent le tableau : immédiat, entier. puis on va à gauche, à droite, comme on veut, où l’on a envie, selon ses trajets, et les pauses ne sont pas indiquées.

Dès qu’on le désire l’oeil le tient à nouveau, entier. Dans un instant tout est là.

Tout, mais rien n’est encore connu."


Un prélude à l’exploration de lithographies de Zao Wou-Ki et quelques considérations suscitées :

...abstrait par détachement/ purification des présences...

L’abrégé, le résiduel

Ce qui n’a pas été entraîné s’arrête / elliptique

Une masse devient trace...


Un petit livre à lire ou relire...


et l’article de Florence Trocmé...





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Annonces et extraits conservés, ou envois de J-P.Dubost



-  Envoyé par Jean-Pascal Dubost,

-  un exemple de ce que fabriquent les Editions Wigwam à Rennes... du beau travail,

-  et, avec ça, du Valérie Rouzeau, un texte magnifique de mélancolie, avec, en palimpseste, le Tabacaria d’Alvaro de Campos (Fernando Pessoa)."

NB. Le texte de Pessoa, la note de Poézibao...




-  Une autre "petite surprise" toujours envoyée par Jean-Pascal Dubost :

"Présente" de Nolwenn Euzen, un premier livre , publié par Le Dé Bleu ("L’idée bleue")

-  65. JE VOUS ENVIE VOTRE VIN SOUS LES FLEURS

je croise la jeune femme un dernier jour du mois de vent dans les arbres / quand l’ami bute sur les touches de l’accordéon / et quelques voix doux mots d’amour dits avec les yeux / et quelques roses / mon silence sans prière devant la fosse sans un geste sans fleurs


ou décidément, ces rides de l’eau retrouvées de l’un à l’autre... (cf Astor) :

30. JE REGARDE L’EAU L’OS EST DANS MES MAINS

rocs de granit immobiles / j’observe les rides de l’eau / un visage peu courant sur la pierre

au fond un os de mouton coince / je le sors de l’eau et le pose sur la rive




-  Et toujours, Vers à vif, de Jean-Pascal Dubost (Obsidiane)

"Ce ne sont pas des voix de rois qui font ces voies d’eau sous l’œil et qui coulent de source en douce et doucement rompent les ponts, enfance enfin fin mais, ce sont les cris et les stupeurs d’hommes en haine qui se martèlent le torse et brûlent les étoiles et martel en tête qui sont enceintes de bombes - "

Continuité mais rupture dans ce bel et inépuisable livre de quarantaine écrit par Jean-Pascal Dubost et publié par François Boddaert. Un article à lire sur Poezibao...




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