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Plan du Site

Rencontre du 26 novembre


"où on parlera des moyens de déplacement d’autrefois et autres jardinières...

Apportez textes et photos..."

disions-nous.


Là chacun avait bien préparé...




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A pied, à cheval, en train ou en voiture


Ils sont une vingtaine à avoir défié le temps mauvais. Quelques uns en avance, le tapent du pied pour se réchauffer.

La porte à peine ouverte, ils engouffrent leur bonne humeur à l’intérieur, saisissent en priorité le plaisir de se retrouver. La chaleur se répand immédiatement autour d’eux.

Le thème de cette rencontre étant le voyage d’autrefois, Georges Chazal propose que l’on remonte ses souvenirs, à cheval, en train ou en voiture, explorant la première fois en restituant ses sensations.

Voyages scolaires, jours de marché où l’on empruntait un car à bancs, tous se lancent, d’abord en tâtonnant sur les images qui remontent instantanément à la surface du présent. Ils prennent possession du moyen de locomotion utilisé, le revisitent en déterrant le monde d’avant où le parcours devenait pérégrinations, longeant les précipices de la vallée du Doux ou les ravins de nos routes de montagnes.

Du train à vapeur alimenté au charbon à la Juva 4 bringueballant l’horizon, le fur et à mesure du voyage avait tout l’air d’un événement en marche, vivifié par l’impression de grand voyage. Le PLM (Paris Lyon Marseille), emprunté à l’occasion du conseil de révision s’approchait si près des Antipodes que le dépaysement était assuré.

La Micheline de 5 heures tintinnabulait de son coup de sifflet et déployait à travers champ l’heure de rentrer pour le paysan. Angélus du soir, elle ponctuait le paysage et horlogeait le temps au rythme de ses passages.

Tout est prétexte à parler sa langue maternelle, jusqu’à la débusquer au goûter en traquant les blagues enrobées de papillotes. Chacun y va de la sienne et la sème au milieu des rires fusant.

Fatima Mana






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En bouche, le monde et ses racines


A chaque fois s’installe autour d’eux le plaisir des retrouvailles et du familier bien visible sur les visages.

Le temps devant eux, ils avancent tranquillement et marchent sur celui qu’ils ont fabriqué lors des rencontres précédentes. L’autrefois rabat sur les voix le temps retrouvé. Ils se resserrent autour du thème proposé, sortent de leur bouche le monde de leurs racines, le ponctuent à la lettre près de chaleur et de couleurs.

Tous transportent avec eux les lieux de leur enfance comme des cailloux au fond de leurs poches pour ne pas perdre le passé.

Les voilà qui s’attaquent au thème proposé, l’enrobent de malice, le décortiquent au souvenir. La cistre, plante du Mezenc retrouve illico son altitude et sa singularité puisqu’elle ne pousse pas chez eux. Cela ne les empêchent pas de la visionner d’un descriptif approximatif.


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Qu’importe, chacun attend la parole de l’autre pour y installer son mot à dire. En inclusion apparaît la fête de la science en résidence et l’intention de l’étoffer par d’autres actions comme la confection d’un herbier et la sortie proposée en juin 2011 pour s’approcher au plus près d’un pays méconnu.

Au même instant à quelques encâblures de la bibliothèque, les patoisants décident d’attaquer la déclivité des Baraques pour rejoindre le temple et découvrir l’exposition Camboulive. Une quinzaine d’entre-eux prennent la distance insignifiante qui au retour tarie insidieusement les souffles.

A la confluence du lieu et du temps, une veillée à l’état naturelle prend le relais autour du goûter.

Fatima Mana





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Cistra e plantas d’autrefèi


sur la lancée de la Fête de la Science 2010, d’une approche de la biodiversité et de la bioéthique inscrite dans l’étude d’un projet exemplaire - celui qui a débouche sur l’AOC "Fin-Gras du Mézenc", où il s’est beaucoup parlé cistre, suite à l’intervention de Franck Ranc sur les fromages d’ici mis en biches et placés dans les greniers à foin, il a paru indispensable de consacrer cette rencontre "Patois/occitan" à "Cistra e plantas d’autrefèi"...


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Un succès grandissant


Deux facteurs essentiels collent à la peau de la rencontre, participent et confirment sa réussite :

-  nombre et
-  régularité.


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-  Le premier part d’un constat et d’une simple mise à jour additionnelle.

Cinq petits nouveaux font leur rentrée cette année, écrivent d’emblée au tableau, une équation pythagorisée à résoudre, urgentissimement calculée au mètre carrée près, agencée dans le familier bon enfant, afin que le monde puisse y rentrer tout entier dedans. Pousser les murs ?

Chacun réduit son espace et fait place à la convivialité

Notre benjamine, Fanny, n’a pas encore quitté tous les traits de l’enfance et l’éparpille spontanément sur les gens


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-  Le second est sa régularité mensuelle qui donne l’impression de se retrouver chez soi, se baissant simplement en ramassant l’habitude.


Donc un succès grandissant qui piétine l’impatience d’en découdre avec sa langue maternelle et les bribes de civilisation qu’elle fait émerger. En prise directe avec le plaisir de la voir bondir sur les tables, hésitante parfois sous la prononciation, mais qu’importe, les autres sont là, ajointant leur voix torréfiée à la chaleur du passé retrouvé.


Ils se saisissent de la saison, s’en imprègnent pour arroser leur langue de dictons fabriqués à l’observation paysanne. Aux aguets, soutiennent et partagent, vendangent les intonations, à l’affût des mots, s’écoutent, entremêlent leurs propos, tiennent tête, conquérants, à l’interdit un temps menaçant.





Jaillissement de phrases semées à la volée, en plein champ, s’enracine l’avenir.


Fatima Mana





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Une reprise "espérée"


celle des rencontres "patois" le 24.

Un moment très attendu.

Chercher des récits liés aux activités de ce mois.


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« La suita vai sens dire ! » nous dit Georges Dumas dans son livre.

Trouver d’ici là à propos de quoi il le dit...

A vos pages...

Jacqueline Cimaz





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Lo jardi d’autrecop


Et celui d’aujourd’hui ?

Paulette vous en parlera en patois le 29, c’est promis...

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En attendant, l’article de Fatima Mana :

Une descente au jardin des savoir-faire

Nous sommes tous descendus au jardin d’autrefois pour cet atelier patois où chacun fait la tournée de ses souvenirs et remontent légumes et fleurs oubliés. Les uns et les autres se penchent sur ses savoir faire, rangés par ordre des saisons dans les rayons de sa mémoire.

Transmis au fil des vies comme le secret de quelques médecines gardées jalousement dans les familles, le monde s’accrochait au ciel pour guetter ses humeurs, quant à la lune et ses quartiers, tranchés par le calendrier, elle était épiée en permanence par les jardiniers.

Tous travaillaient la terre après avoir levé le nez au ciel, humaient l’air, supputaient du temps en cousant logique et connaissances entre elles, transmises par les aïeux. « Les oignons et les poireaux se plantent à la bise pour éviter la pourriture ».

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Les anciens brodaient la pluie et le beau temps mais s’en méfiaient comme d’une force supérieure tout en utilisant ses bienfaits. Ils savaient simplement que le vent du midi faisait pourrir, alternaient les plantations d’œillets d’inde mettant en déroute une armée puceronnaire.

Il n’était pas rare de voir un sourire se détacher de leur visage devant l’efficacité d’une science mystérieuse, faite d’observation et de déduction, s’attaquant même au hasard pour dompter la nature.

Inclus dans les ateliers, de petits espaces incontournables permettent à chacun de vivre au plus près sa langue maternelle. Les dictons que M Rey recueillis chaque jour dans le Dauphiné, sont parfois traduits dans l’aléatoire de l’à peu près occasionnant des rires spontanés.

Paulette nous surprend à chaque fois avec sa mémoire entière dès qu’elle part chercher son enfance écolière, chantant la ronde d’une saison et ses couplets sans se tromper.

Le traditionnel goûter permet d’infuser la chaleur conviviale autour de la table.




On peut aussi entendre M.REY, l’auteur d’une collecte régulière des dictons du Dauphiné.





et voir, en actes les recherches partagées des sens d’un mot... ou du mot répondant au sens. Des liens étroits entre mots ou tournures et pratiques rurales. Une recherche approfondie et sérieuse...









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Rappel : Date limite pour les souscriptions au livre de Georges Dumas, possibilité d’un envoi groupé pour ceux qui le souhaitent...





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Patois de Bessans


le village d’où est issue la famille paternelle de Michel Cimaz [1]

Un clip vidéo qui montre qu’à Bessans comme ici ces rencontres patois se déroulent dans la joie...

La commission "patois" , fonctionne, des participants qui, pourtant, paraissent moins nombreux qu’à Saint-Apollinaire...

Quant à la transmission, il faudrait interroger sur ses modalités, mais le coin "écoute, écoute" du site permet d’entendre des enfants qui chantent en "patois". Patois de Bessans et patois d’ici ? Une origine occitane commune, sans doute des variantes importantes...

Une question pour Denis Capian ou Marie-Jeanne Verny...

Et un site aux dimensions muséales intéressantes - approches historiques, ethnologiques... [2]

A quand un sentier d’art contemporain dans la vallée D’Avérole ? Quelque chose sur l’identité de ces jeunes femmes et hommes qui ont dû partir, souvent à Lyon, pour pouvoir manger, et sont ou ne sont pas revenus... Ces ouvrières de la soie, ces ramoneurs...


Jacqueline Cimaz



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[1] sa famille maternelle étant issue de Boffres, Vernoux, Saint-Apollinaire... où son père fut placé à 4 ans par l’Assistance Publique de Lyon après le décès de sa mère, morte à 20 ans de la tuberculose, ouvrière de la soie à Lyon, venue d’Avérole, cette vallée d’où les jeunes filles montaient à pied, le long d’un glacier -qui depuis a beaucoup fondu...pour aller danser en Italie...

[2] Un musée virtuel bénéficiant d’aides conséquentes...



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Ce « patois » des gens de peu, on le croyait mort. Il ne l’est pas.


Quelle place pour l’occitan dans une démocratie culturelle ? A Montpellier, un débat citoyen ce 4 Mai à partir de 18h, dans le cadre du Printemps de la Démocratie.


Parler, écrire, enseigner et transmettre l’occitan à l’école et en dehors de l’école : quels enjeux pour la démocratie ?

En présence de M. GELY, Adjoint à l’éducation

Ce débat, ce sont des enseignants d’occitan du public qui l’ont proposé. Car l’occitan a sa place à l’école de la République. Quand y aura-t-il enfin un site bilingue occitan français dès la maternelle dans une des écoles publiques de Montpellier ?

-  Ce « patois » des gens de peu, on le croyait mort. Il ne l’est pas. Et de plus en plus de gens souhaitent pouvoir découvrir cette langue et la culture qu’elle porte. Comment le leur permettre, avec des cours pour adultes dans les maisons de quartier par exemple ?

-  Il s’agit de rendre visible ce qui a été refoulé : la langue d’ici, qui a sa place dans l’espace public, à côté du français bien sûr. Comment lui donner cette place, dans les transports, les bulletins municipaux, l’affichage public... ?

Quel rapport avec la démocratie, dira-t-on ? La parole d’oc n’a-t-elle donc pas sa place dans le développement d’une culture nationale acceptant la diversité des langues présentes dans la société ?

Marie-Jeanne VERNY, MCF-HDR Département d’occitan Université Paul Valéry Montpellier
-  présid. CREO Lengadòc co-secrét. FELCO (Fédération des enseignants de langue et culture d’Oc.)





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Marchats e fèiras d’autrecop


Quand un petit nouveau, M.Vergnon, venu du Mazet-Saint-Voy, en Haute-Loire, invité par Georges Dumas, nous parle de sa famille, la famille Dolmazon...

La richesse d’un réseau...



Du marchand de vaches à l’éditeur, une riche présentation
envoyé par LesRias. - Les évolutions de la vie d’une génération à l’autre, en vidéo.

POUR LANCER LA VIDEO, CLIQUER SUR LE TRIANGLE BLANC EN BAS A GAUCHE DE L’IMAGE.




Et puis les souvenirs remontent, extraits en patois puis parfois communiqués en français...


Quand Paulette offre une histoire de vache...
envoyé par LesRias. - Les évènements, mémoire et langue, les ressources de l’enregistrement vidéo.




Et puis on aborde le marquage des bêtes, un temps fort d’autrefois, qu’on retrouve toujours de nos jours en Camargue et dans le fard avec les ferrades...

Quand les échanges activent la mémoire


Marquer les bêtes. Toute une civilisation...
envoyé par LesRias. - La vie rurale, souvenirs et constantes d’ailleurs, la possibilité d’échanges à partir de la vidéo.




Ou les recherches de Paulette Vignal...


La mémoire de Paulette... et des autres...
envoyé par LesRias. - Langue et mémoire, la conservation par la vidéo.




Chaque jour, Michel Rey relève des dictons ; il les apporte, et, traditionnellement, chacun les lit, les commente, les traduit - avant le chant de Gégé et le goûter...


Michel Rey, à son tour, lit un des dictons qu’il a apportés.
envoyé par LesRias. - Les dictons qui ponctuaient la vie rurale redonnés à leur langue et fixés par la vidéo.




Et pour finir sur ces dictons, l’apport de Georges Chazal et, en arrière-fond, la richesse des recherches collectives, des échanges...


Quand Georges Chazal dit un dicton de miel, un régal...
envoyé par LesRias. - La langue et les recherches d’un groupe qui fonctionnent toujours mieux. La chance de pouvoir échanger et conserver avec ces modestes enregistrements vidéo.

Nous étions 28 présents, 4 ou 5 personnes, retenues pour la plupart par des raisons de santé, s’étaient excusées...

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Georges Dumas nous a parlé de son livre - dictionnaire français-patois et patois-français, et récits, dans les deux langues. Nous le présenterons et il le dédicacera en juin. Nous en aurons quelques exemplaires en dépôt. Retour bientôt sur ce livre [1] illustré par quelques propos filmés de Georges Dumas.

Jacqueline Cimaz



NB. Photos et vidéos de Jacqueline Cimaz et de Régine Froment qui filme comme une pro... Mise sous Daily Motion et en site - J.Cimaz...

NB. Comme vous avez pu le remarquer, nous n’avions pas de photos de foires ou marchés pour faire l’affiche. Une carte postale a été apportée à la rencontre. Si vous en avez et acceptez de venir nous les porter à la bibliothèque pour scan et reproduction...

Avec nos remerciements...




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[1] en souscription

Une histoire de couleur.


Dès le seuil, à peine rentrés, les visages saluent et se congratulent. Une floraison de bonjours asperge le chahut bon enfant. Des fragments de paroles traversent les nouvelles entre deux couches du bonheur simple de se retrouver.

Un ballet de chaises musicale l’espace à la recherche de la moindre place comblée par le fur et à mesure des arrivées.

Le thème de cette rencontre était le vote autrefois. Des échos qui ont traversé le temps et offrent la nostalgie de ces grands jours de la république où le devoir citoyen remplissait les urnes.

Premiers échanges


patois lo voute dins le temps 1


En cette période électorale, nous ne pouvions passer à côté de truculentes histoires où « les uns seraient venus s’il n’avait pas plu », ou pour ne pas croiser l’autre bord des idées, certains bien avant la rencontre coupaient par champ à grandes enjambées la certitude d’être du bon côté.

Second flash :


Lo voute dins le temps 2



Les ruelles des villages devenaient barricades écumant l’opinion sous des flots de clinton et la noce des idées rassemblait les origines.

Lentement se décale le temps et l’on revoit ces humeurs en couleur qui se transmettaient de génération en génération. Les bureaux de vote dans les écoles faisaient tomber les casquettes sous le poids du symbole.

Troisième séquence :


Lo voute dins lo temps 3



Jacqueline à l’affût de la parole patoisante filme les interventions mâchées aux racines. Même ceux qui ne sont pas d’ici l’épellent et partagent son goût sucré avec les dictons de M Rey.

Quelques photos :

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Fabriqués par le regard des anciens, ils transmettaient l’évidence d’une terre labourée à l’oeil paysan, échos communs traversant indemnes le temps.

Quatrième vidéo :


lo voute dins le temps 4


Gégé entonne un chant de circonstance, « Bonjour monsieur le Maire » puis c’est un goûter pantagruélique qui clôture la rencontre alimenté par le talent de nos pâtissières.

Dernière vidéo : début du chant de Gégé.


Lo voute dins le temps 5



Un moment où se prolongent les échanges notamment en arrêtant thèmes et dates de rencontres du prochain trimestre qui seront :

-  le 23 avril : les foires et marchés d’autrefois.
-  le 21 mai : le jardin de nos anciens.
-  le 25 juin : le patois en vacances, mais surtout la présentation de son livre - " Le patois de toi à moi. Le parlarem encara"- publié fin mai chez Dolmazon, par Georges Dumas. Des extraits pourraient être lus à plusieurs voix par quelques uns de nos meilleurs parleurs... Georges pourra aussi dédicacer des livres...


Fatima Mana et Jacqueline Cimaz





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Lo voute dins le temps


Attention, reprise des horaires d’été : 15-17h.

Par ailleurs, nous ferons de tout petits films avec appareils photos ou téléphone mobile. Donc fourbir vos histoires, un couplet ou refrain de chanson...

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Un message de Georges Dumas :


Bonjorn

Ai ben reçauput vostra invitation per deman Maleürosament, porai pas lais anar.

Pasmens le vòute dins le temps m’entereissa ! Dins mon vilatge, quò èra le bolangièr que colava las afichas de tot lo monde.

La còla li costava pas char, la fasià aube de la farina !

Bona jornaa a totis

Amicalament.

Georges

P.S : merci d’avoir parlé de mon livre sur le site. Il sort le 28 mai aux éditions Dolmazon du Cheylard





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Ecole d’autrefois


Rencontre en période de vacances, d’où la présence d’une petite fille très sage, mais aussi les absences de grands-parents retenus par leurs petits-enfants, ou de vacanciers... Et des malades, à qui nous souhaitons un prompt rétablissement et que nous espérons accueillir fin mars.

L’évocation aussi d’Arthur Delarbre et un mot signé par tous pour Christiane à qui nous adressons toute notre sympathie, en ces moments si difficiles.




Et puis, des échanges riches... Comme toujours...

Une longue pause photo, avec la mise en circulation de photos de classes anciennes, où chacun cherche à identifier ses connaissances... Où aussi, Paulette s’est retrouvée...

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Deux "petits nouveaux" dont André, qui maîtrise si bien le patois que c’en est un régal... Et un accent !

Et de plus facile à reproduire, ce qui a valu des applaudissements très nourris à une néophyte !

L’animation, toujours très appréciée de Geogeo et Gégé et leur savoir-faire pour faire parler Marcel Gounon, vite intarissable.


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Michel Rey, absent ce jour, avait fait passer ses dictons du mois, pour le traditionnel tour de table où chacun lit en français puis traduit en "patois"....


Rencontre Patois/Occitan : préparatifs avant traduction
envoyé par Les Rias . "Patois"...


Des recherches de mots qui à chaque fois ramènent des morceaux de mémoire qui, sitôt dits, en entraînent d’autres - un filet tentant d’enserrer le passé, remonté et livré comme poissons sur la table...

Mémoires et racines... Et pratiques communes...

La forte évocation des punitions, souvent liées à l’emploi de mots et patois. Et chacun de se glorifier du nombre de lignes faites...

Ah, le mot "brouette" !

Mais à situation difficile, réponse inventive : nos anciens écoliers nous racontent comment pour faire leurs lignes, en retenue jusqu’à 6h le soir, ils utilisaient deux stylos ou crayons, ce qui permettait d’écrire deux lignes à la fois !


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Une démonstration probante de Georges Dumas, instituteur retraité et fils d’instituteur... Qui a aussi amené l’encrier de faience blanche, le porte-plume dont la forme de la plume a suscité une vive discussion. Certaines, semble-t-il, étaient interdites au profit de plumes rondes ?


L’évocation, également, de ces coups de règle de fer sur les bouts des doigts d’une maîtresse-mère. Et la solution ardéchoise : retirer brutalement la main ; elle se tappe sur ses propres doigts et ne recommence plus...

Une implication créative dans la vie scolaire du milieu du 20ème siècle...

Les souvenirs enfin de pratiques imposées par l’Occupant dans les années 40 : monter le drapeau, encore les fers au mur... Chanter "Maréchal, nous voilà", quelque chose dont beaucoup se souviennent...

Mais là aussi l’inventivité pour résister ...


Des échanges qui se poursuivent autour d’un goûter enrichi d’une nouvelle recette [1]


Jacqueline Cimaz



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[1] à écrire ! Et bilingue !



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Rencontre de février


ce vendredi 26.

L’école d’autrefois

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(JPG) Et

comme

la dimension patrimoniale

est toujours présente,

une

des très belles photos

qu’Huguette Plantier

nous a demandé

de scanner.


A quand

un petit livre

bilingue

avec

quelques photos anciennes ?


Versions numérique et papier, bien sûr !


Jacqueline Cimaz





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Sous les volutes chaudes d’hier


Pas moins, pas plus, autant, un certain nombre et son équivalent soit une trentaine de participants venus avec ses mots suspendus au temps.

Ils arrivent, arraisonnent leur langue, la retournent un instant sur la langue comme un bonbon acidulé jusqu’à ce que l’autrefois bruisse de mille sons. Ensemble, ils glanent son accent dans les champs de bleuets suffocant sous la chaleur des étés solidaires.


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La tuaille du cochon, thème ce mois-ci de l’atelier patoisant s’accrochent aux volutes d’hier, sort des brouillards de sa mémoire l’univers particulier d’une journée d’hiver. Chacun racle la peau de ses souvenirs avec tendresse, les ressort presque instantanément comme si les saisons accumulées n’avaient pas d’impact sur elle. Les gestes sont au bout des mains, délayent le savoir-faire transmis par les nécessités banales de l’existence.

(JPG) D’abord serrés près de l’âtre, les visages se préparent à la colossalité de la journée et glissent une fricassé de sourires sur ceux qui arrivent de l’autre côté du voisinage. Ils accrochent le lien social dans la transparence de ces dimanches quand les hommes prenaient le temps de trancher les silences d’une simple poignée de mains.

Dehors sous des flammes abreuvées de fagots, la chaudière tremble à gros bouillons cernées de buées épaisses.

Le jour n’est pas encore sorti de l’aube que déjà les bruits familiers répandent sur les tabliers un air de fête et nouent la chaleur d’une appartenance aux mots, ceux du pays, d’une vie, d’une langue.

Fatima Mana





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Rencontre sur la tuaille du cochon


ce vendredi 29 janvier. Attention : à 14h30 et non à 15h !

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Voeux et message de Denis Capian


Amb mos melhors vòts per l’annaa 2010, volhatz reçaupre lo document sonòr de l’intrevista radiofonica ("RCF Vivarais") qu’aguèrem lo 2 de decembre passat vèrs Privàs dins lo quadre de la conferéncia de premsa "pòst Carcassona" organizaa au Bouchon Littéraire per l’IEO 07 :


Totas vòstras remarcas, de quina mena que sián, nos serián ben utilas.


Ben coralament,


Denis CAPIAN > Secretari de l’IEO 07 > Vicepresident de l’IEO Ròse-Aups





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Federacion dels Ensenhaires de Lenga e Cultura d’Òc


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La FELCO [1]_ coma organizacion professionala d’ensenhaires, coma part integranta d’una coordinacion, « Anem Òc », que s’es definida tre la debuta en tant que cartèl d’assocacions trabalhant exclusivament dins lo camp cultural, e compte tengut de la diversitat de las opinions de sos aderents, a pas vocacion a prendre partit dins las competicions electoralas, e sos responsables tanpauc, per fin de defugir tota interpretacion asardosa. Es aquela independéncia e lo caractèr consensual de la plata-forma “Anem, òc” qu’a permés la capitada creissenta de las tres manifestations (Carcassona 2005 e 2009, Besièrs 2007).

La FELCO sèm fièrs d’aver obrat amb d’autres per aquela capitada.

Cf. sus nòstre site Dins las eleccions regionalas que son per se tenir en març, avèm doncas causit de mandar nòstras questions e revendicacions a totes los partits republicans engatjats dins aquestas eleccions.

Quina que ne siá la resulta, la majoritat que ne sortirà deurà préner en compte la dimension de la cultura occitana, qu’aparten a cap partit en particular, mas es l’afar de la societat dins son ensems.


8 janvier 2010- Felip Martel, president de la FELCO



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[1] Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc de l’Éducation Nationale (académies de Nice, Aix-Marseille, Grenoble, Clermont-Ferrand,Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Limoges, Poitiers, Ile de France



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