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Aux marges du Congrès des maires

le Salon de l’Education et la présentation/Table ronde par Villes-internet d’une réflexion sur les rapports entre cette association et les élus et services territoriaux, d’une part, et, de l’autre, les acteurs de l’éducation - essentiellement scolaire.

Un exercice périlleux quand se connait la difficulté de situer, de part et d’autre, la frontière entre

-  mise à disposition et choix de matériel (1) et exposé des potentialités intrinsèques de ce matériel(2),

-  et, de l’autre, primauté de démarches pédagogiques utilisant, certes, les ressources de ce matériel mais pouvant aussi les détourner à des fins éducatives et d’enseignement, comme cela avait été le cas en 1984-85 avec les TO7-70 du plan IPT - Plan Informatique pour Tous - utilisés pour la robotique à l’école, ou comme cela peut éventuellement se passer avec utilisation artistique de l’imprimante 3D...(3)

Bref des points de vue différents, pour des usages divers, relevant de domaines d’expériences et compétences distincts.


L’issue trouvée par la responsable aux relations avec l’école, Anna Angeli, élue communale et femme de terrain : donner la parole aux enseignants !

Une prestation remarquable du Pré Saint-Gervais !

Une équipe enseignante diverse, du Conseiller pédagogique de circonscription, expert en conception de situations propices au développement de la sérendipité et des capacités de construction d’heuristiques chez les élèves et les enseignants, à la jeune professeure d’école assez réfléchie et passionnée pour entraîner les groupes d’élèves à dépasser ou détourner la frontalité du tableau blanc... Et ce, en passant par un Directeur d’école mettant momentanément à distance ces divers problèmes, déléguant à ses collègues pour gérer avec une responsabilité accrue la complexité d’un gros établissement, au mieux de la réussite de tous.

A noter la présence d’un bibliothécaire de "Bibliothèque sans frontières" qui a connu le travail de Geneviève Patte , abordant une autre approche de la lecture, dans le cadre de "bibliothèque sans frontière", là où diversité des approches, situations & démarches, démultiplie les situations de réussites possibles pour chacun...

Prestation remarquable, avec les avantages de la proximité permettant cette présence.


Parmi ces intervenants parlant pour le Pré-Saint-Gervais, l’un dont le nom était connu, renvoyant effectivement à une recherche poétique et théâtrale et à un militantisme pédagogique familial partagés, connus et toujours actuels...

Que le monde est petit ? Non, un finage qui résiste au temps... Sans doute plus fort et identifiant que les multiples territoires de vie connus...


Et en plus, quand ont été posées aux personnes concernées, en aparté, les questions qui avaient émergé en cours d’après-midi, elles correspondaient, en ces domaines, à des questions qu’elles-mêmes se posent.

Comme quoi ces rencontres en finage pédagogique militant ne sont pas question de subjectivité mais correspondent au fait qu’aujourd’hui les pose, avec parfois force de CRI (4), qu’elles sont d’actualité et que les personnes concernées par des tâches éducatives complexes et la réflexion sur celles-ci, y réfléchissent à partir de leur pratique.(5) Comme quoi ce qui peut apparaître comme un haut niveau d’exigence, est indispensable et citoyen. Où on ne peut dissocier connaissances, formation, approfondissement, structuration & communication...

Tout pédagogue expérimenté sait bien que toute demande difficile faite à l’élève, en lui donnant les moyens d’y répondre, conforte sa confiance en lui-même alors que l’absence d’exigences l’ancre dans la conviction de son incapacité, ce qui peut être mortifère.


Donc merci à Villes-internet, à Florence Tornare et à Anne Angeli pour la qualité de cet apport au salon de l’Education, et bien sûr à toute l’équipe du Pré-Saint-Gervais.

Un nouveau finage en prise sur le réel éducatif ? (6)


Riche parcours d’une visite sélective


D’abord, un robot jaune qui prend et déplace, puis pose, des cylindres métalliques...

Ensuite 3 imprimantes 3D et un adorable petit robot, lointain descendant amélioré du bigtrack, bel objet pour apprendre à programmer pour jeunes collégiens ayant été fans de legos et étant devenus fans de la création vidéo. En faire un film d’animation où un robot de ce type se mêle à des personnages réels miniaturisés (ou non s’il est lui-même agrandi) ? Une idée pour nos filles de 5ème travaillant ensemble par courriel depuis un certain temps, mais demandant maintenant, de plus, à créer aussi un blog - pour structurer, rassembler, mettre en oeuvre, pouvoir projeter... Finaliser quoi..


J.Cimaz

— - 1.à négocier avec les enseignants 2.à négocier aussi en fonction des objectifs pédagogiques d’utilisation 3.Bien qu’on n’en soit pas encore à modifier la machine pour ce faire... 4.pires encore aujourd’hui en multiples régions de la planète que ce ne le fut dans les années 60 au bidonville de Villeneuve-le-Roi... 5. Où il s’agit bien entendu d’un travail pédagogique visant la réussite scolaire de tous les enfants - notamment de ceux qui vivent dans la précarité et les conditions de vie les plus difficiles. Là où toute avancée grignotée contribue à réduire la reproduction sociale. Là où l’investissement culturel, scolaire et social des collectivités est le plus important.


6. cf liste de ces questions...

Q 1- Avez-vous rencontré, ou non, des problèmes relativement à la traduction "automatique" sur le Net, notamment, de poésies. ? cf message de Frédéric Kaplan... R1 : non mais une utilisation positive, individuelle et toujours neutre et valorisante du traducteur pour l’apprentissage de l’anglais, et, au cas par cas pour aider des enfants issus de l’immigration...

Q2. Préparez-vous l’arrivée de l’Internet des objets ? R2. Oui et non, on et déjà dedans...

Q3 : Faites-vous des ponts entre arts et technologie ? Si oui, lesquels ? R3 : expérience aux Lilas, travaux sur la photo et à partir du langage photographique en blog...

Q4. Y a-il, à votre connaissance, des groupes de recherche pédagogique type GFEN, ICEM, qui travaillent là-dessus ? R4 : les CRED

Q5. Apprenez-vous aux jeunes de CM à écrire en blog ? A se créer un blog ? R5. Oui et en bibliothèque sans frontière, nouvelle étape amorcée pour aller plus loin : "à créer on propre site..."


NB. S’il y avait des oublis ou erreurs, ne pas hésiter à nous le signaler.



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Evaluation/régulation ?

Une démarche permettant de réguler sa vie, son travail, ses pratiques en se donnant des moyens d’analyse et d’évaluation et en tenant compte des données obtenues pour définir rt préciser actions prévues et conduites à tenir...

Interview de Stéphanie Lehu

photographe plasticienne, pour présentation de l’exposition " Mémoire[S]" réalisée en partenariat avec le Salon du livre de Saint-Paul-Trois-Châteaux, et approche de quelques autres oeuvres...



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Grande 1ère à l’EPN de St-Apo ! Ou lettre ouverte à Elicia !

Elicia - 6ème- a écrit seule son compte-rendu de voyage scolaire, l’a mis en forme de livret et envoyé sur Calaméo avec un minimum d’aide pour le paramétrage des modalités de lecture !



Un grand pas en avant dans l’autonomie...

Nous lui souhaitons de continuer à écrire, rédiger et publier !


Félicitations !


Remarque : toutes les consignes nécessaires à l’écriture du mot "Félicitations" : choix d’une couleur (1), centration du message (2), épaisseur des caractères (3), sont écrites en langage html.


Nous te proposons, la prochaine fois que tu viendras aux Baraques de commencer à explorer le langage html

C’est mieux de commander la machine que d’être commandée par elle !!!

D’autant plus avec l’arrivée de l’Internet des objets ! Un jeune chercheur en robotique et plus, Frédéric Kaplan, évoquait il y a quelques années, la possibilité de voir son porte-manteau jeter par terre les vêtements d’amis que, lui, le porte-manteau, "n’aimerait pas"... Mieux vaut savoir commander les objets que de subir leurs caprices, [1]

Une 2ème publication d’Elicia -réalisée lors du 2ème atelier d’écriture à partir de "Mémoire[S]", l’exposition de photos de Stéphanie Lehu, photographe plasticienne ayant travaillé avec le Salon du Livre de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Cette publication qui s’appuie sur un guide de travail a été mise en ligne sous Calaméo par Elicia, en totale autonomie.





La version de sa co-équipière, Serena : une 1ère publication sous cette forme...


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Les conclusions de Geneviève Greco. Mise en image OE.




D’autres publications vont être faites...

Des matériaux riches et abondants - textes, images - fixes ou animées- prestations orales... De beaux efforts notamment de deux non-lecteurs et des résultats plastiques d’une qualité surprenante... Des productions diverses, différentes mais riches... Le choix fait par l’équipe Bibliothèque/EPN de faire un détour par le livre d’artiste pour aborder ou revenir sur le livre numérique. Même si - ou parce que le quide a pu paraître difficile ; des résultats étonnants, d’une belle diversité et pour lesquels chacun a beaucoup travaillé (à suivre...)

Pour l’équipe, J.Cimaz



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[1] ou du moins la mise en mémoire, par exemple, de l’accrochage un peu brutal, d’un lourd manteau mouillé, non ? Avec peut-être, en plus, passage par la reconnaissance de la voix avec la synthèse vocale ?

Et même s’ils ne parlaient pas html, quand on connait un langage de programmation, il n’est pas difficile d’en découvrir un autre... J’ai connu le LSE, le BASIC, Prolog et surtout le Logo, et accessoirement quelques autres... et Praxitèle... et manié le binaire... et la logique floue des systèmes experts... Et je ne regrette pas ces apprentissages même si ces langages ne sont plus usités. Chacun m’a appris à penser d’une manière différente...

Ces strates de connaissances qu’on acquiert tout au long de sa vie, surtout si on a pu, dès le départ, faire de longues études...

Je sais qu’on envisage l’apprentissage ou du moins la découverte du html à l’école. ENFIN ! Alors, si tu veux essayer... Toi qui viens aussi, et toute seule, d’introduire des liens hypertextes dans ton "livre" !



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Taxi et un peu plus pour Fête de l’Internet 2014 à St-Apo ou quand fête de l’Internet et Printemps des poètes se conjuguent


Présentation à plusieurs voix et pas seulement du taxi de Paulette...

Arrêt en caramel pour escapade au fil de mémoire vagabonde d’Eliane ou étrange projection d’un scolaire paysage sonore !

Suite de lectures et autre paysage sonore sur fond de verres entrechoqués... et pioches en grande projection inédite des mémoires de Paulette...

Lecteurs : Eliane Baud, Jacqueline Cimaz, Michel Cimaz, Geneviève Greco, Paulette Vignal et, si elles ou ils sont disponibles, quelques jeunes...


Lecture donc, entrecoupée -donc, de projections diverses -donc- dont ces deux créations inédites à réaliser ce vendredi : outre les verres, brouhahas à inventer.

Projections dans lesquelles les présents sont invités à intervenir, comme l’ont fait les filles et Marie-Claude et Christophe...

Comment ? Ce peut-être simplement pour danser un poème, comme y invite le Printemps des poètes...

Ou comme elles l’ont dejà fait

Mais en le faisant entre le vidéo-projecteur et le mur-écran... Et en captant de l’image avec son ou les corps... Cf le remarquable travail d’Elicia (fait sans miroir) et qui arrive à s’inventer des visages en clairs-obscurs évoquant période classique en Espagne ou Flandres et Picasso de juste avant la période bleue... Remarquable ! Mais comment a-t-elle fait - la reproduction excluant le hasard ?

Ou/et en jouant avec trous d’ombre comme ombres portées créés par la captation, comme l’ont travaillé Marie-Claude et Christophe... Des images qui n’ont cessé de vivre et se transformer...


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-  sans compter les premiers essais de Mendy et Mylène, où se mêlent acrobaties et jeux en projections... Et ce qu’on pourrait lire, dans un cas, comme revisite des origines du monde - sans hommage à Courbet...

-  en espérant voir Serena entrer dans le jeu avec ses étonnantes compétences artistiques...


D’où est venu ce travail ?

L’idée d’interférences entre danse ou théâtre et projections n’est pas nouvelle... Même si l’on attend avec impatience la technique qui permettra la maîtrise numérique des hologrammes (phénomène optique) et donc leur mise à la portée de tous... [1]

Comme danser dans un Matta...
Relents d’un vieux certificat d’écriture théâtrale en Sorbonne, de théâtre des Nations dans les années 60 (et Cracovie), de festival d’Avignon et Pina Bausch... Sans compter, plus récemment, Nadj et Barcelo...

A l’heure de l’Ogresse-métropolisation, un petit Poucet rural [2]aux couleurs de Kirikou et bottes de sept lieues en éphémères projections, vous n’y pensez pas ? Vous n’y pensez pas ! N’y pensez pas...

Non bien sûr ! Mais... Non bien sûr ! Mais... Non bien sûr ! Mais...

Juste un petit jeu artistique né de l’immense travail d’une résidence d’artiste, remuant archétypes immémoriaux et vision du monde, de la grotte Chauvet à d’autres berges à l’a-datation, en passant par Goethe, Velazquez et même Heidegger ? [3] Médiations appropriées par profondeurs ardéchoises au rural teinté d’histoire et d’histoires...

Des cartes certes ! Un jeu très beau, et à peine inquiétant...


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Mais la projection des cartes en grand, en salle hyperconnectée des Baraques, là, c’est autre chose...

Grande salle ou mythique caverne quand Serena résistant avec son arbre droit, sans encore le savoir, vous y convoque Platon...

Que le jeu avec les flux projetés se rit de l’inversion de l’image...

Un autre travail de médiation qui ne serait s’il n’y avait eu en l’été 2013 la résidence de Didier Tallagrand et ses activités de médiation avec les masques... Qualité d’un travail qui n’en finit de rebondir en autres activités... Dont les images, habitées, accaprées, vivent et se transforment ouvrant grandes les portes du Réel enrichi du Parcours d’art...


Le thème de la Fête de l’Internet 2014 "création, fabrication et expression numérique" se prête à ces détournements s’il ne les suscite...


Et celui du Printemps des poètes s’y retrouve...


Aussi nous les avons associés, cela va de soi.


Et puis légitimation trouvée au Canada !

En toute modestie bien sûr ! Un tout petit village d’Ardèche, certes, vous n’y pensez pas ! Un tel archaisme !

On fait et explore ! On enregistre, évalue et publie et échange par le Net. En France, en Allemagne, aux USA, en Russie, au Canada... Des échanges qui vont croissant, avec de prestigieux correspondants. N’est-ce pour cela qu’ici chacun se sent d’un village planétaire ?

Donc on continue... Et en mettant à profit ce qui est exploitable ici, avec nos moyens, de ce projet canadien, et sans ne rien lâcher de la logique en cours de nos propres explorations...

Et pas seulement pour adolescents ! Donc n’hésitez pas à venir oser avec nous - de 7 à 107 ans !


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La poésie est art. Quant à "création, fabrication et expression numériques", elles peuvent certes exister en univers strictement artisanal ou technique... Ce qui n’est pas négligeable.

Une question qui s’était posée l’an passé lors de la conférence débat avec Michel Cimaz dans le cadre de la Fête de l’Internet 2013...

D’ailleurs l’EPN a bien fonctionné en tiers lieu puisque du travail professionnel s’y est déroulé pendant l’été, permettant à une artiste et à une chèfe d’entreprise de pouvoir profiter de semi-vacances en Ardèche à un élu de continuer son travail à distance, comme, avant, à un professeur de corriger le travail de ses étudiants...

Un début certes - quantitativement, du fait de la gratuité, des aménagements d’horaires.

Dans un cas, un travail artistique, pas seulement artisanal ; dans l’autre, non...

mais le constat s’impose de la richesse des résidences d’artistes et de leurs immenses apports - culturels, éducatifs, "éveilleurs" et socialisants, pour tous...


Ainsi nous rapprochons "Printemps des poètes" et "Fête de l’Internet" parce que nous postulons que l’art est formateur de créativité, réducteur de dépenses à long terme - évitant des échecs, fécondant le développement de la pensée, tête chercheuse de la prospection, voie de compréhension et appréhension et création du monde... Et que le numérique lui offre de nouveaux moyens et d’immenses champs de développement... Et que le numérique sans l’art (et bien sûr sans l’indispensable vigilance citoyenne, pourrait déboucher sur le pire des mondes)...

Volets Fête de l’Internet et Printemps des poètes seront donc ici comme les deux faces d’une même pièce...

Médiatisés par les apports de résidences...


Co-working, Fablab, nous avions déjà vu, entendu, débattu... Intéressant certes...


Mais ce qui s’est avéré passionnant au Fablab du 104, c’est le choix d’une place fondamentale pour l’art contemporain et conséquence quasi incontournable, les questions à forte teneur sociétale qui s’en sont suivies... Comme une immense valeur ajoutée...


L’an passé, nous avions abordé Ghérasim Lucas ; nous devrions y revenir à l’automne avec les artistes de Folioles...


Début juin 2012, Frédéric Acquaviva, compositeur, qui nous a valu les honneurs d’Art-Press et, en avant-première, de Brodway, était là pour nous parler de Henri Chopin, poète sonore connu jadis, d’Isidore Isou et autres lettristes... Il y a plus longtemps, Jean-Pascal Dubost, poète, alors vice-président de la Maison de la Poésie de Nantes, nous avait introduit au travail de Charles Pennequin...

S’ouvre grande la porte d’entrée du Printemps des poètes 2014 par le sonore, et son association au danse-avec-les-images...


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Extrait d’un carnet d’Henri Chopin apporté par Frédéric Acquaviva en 2012



Ecoutez un extrait de "Symphonie aux vibrisses" dans la phonothèque du Cipm et lire le texte le concernant

Si vous avez des idées là dessus, nous vous invitons à venir créer des sons avec nous ce vendredi 7. Réfléchissez-y...


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Juste mêler images, sons, mouvements, mots en s’engouffrant dans la voie où avancent peu à peu les écritures numériques...

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Eliane Baud, Jacqueline Cimaz et Geneviève Greco...



NB1. Ceci se situe bien sûr en prélude à la Fête de l’Internet qui aura lieu du 21 au 28. Une semaine consacrée à la création ou à la communication de paysages sonores pour suites d’images résultant d’explorations corporelles de flus d’images appropriés...

NB2. Mais pour se mettre en bouche et en oreille, chacun est invité à venir le mardi 11 à partir de 16h pour écouter des poèmes présentés dans "Secousse" la revue numérique de poésie d’Obsidiane ou de la phonothèque du CPIM de Marseille (- avec nouvelle audition pour mise en bouche à l’automne de Ghérasim Lucas.
Lecture possible aussi de poèmes écrits par les uns et les autres dont des archives ont été retrouvées et dont nous allons reprendre la publication... avec image et son... Et puis publié par le printemps des poètes, Espitallier

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[1] cf 3D à Aigues Mortes, Poitiers, La Villette...

[2] cf les analyses du Roman de Renard ("Renart" le goupil)

[3] On pourrait aussi évoquer ces Indiens péruviens de la vallée de la Colca, qui se sont déguisés en femmes pour éviter que les envahisseurs ne violent les femmes, puis qui ont muré l’entrée de la vallée, y vivant en autarcie, à l’écart du monde pendant 150 ans. Cette vallée de la Colca où les jupes des Vierges en petites églises, sont triangles - comme déesses de la montagne - une autre forme de clandestinité...

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80% de réussite aux 4 ou 5 @ en 2020 ?

ou le sens pris pour nous par Villes-Internet

80% des candidats au label une année au niveau 4 ou 5@, 2, 3, 4 ou 5 ans plus tard ?

Un besoin, sûr. Possible ? Si l’effort de formation (volet complémentaire de l’évaluation) qu’effectue Villes Internet est diffusé, repris par les institutions, réseaux régionaux et départementaux, pourquoi pas ?


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Précisions :

1. ceci s’entend bien entendu sans aucune baisse du niveau d’exigence actuel, au contraire.

2. ni sous-estimation du fait que le niveau demandé ne peut aller que croissant au fil des ans.


3. ce qui suppose à la fois

-  de l’enthousiasme,

-  la mise en oeuvre d’une auto-évaluation et auto-régulation collectives, dans chaque "ville" ; ce qui exige une analyse de la situation, de son contexte, des enjeux de fond...

-  donc une formation - continue- des équipes impliquées pour laquelle Villes-Internet fournit à tous les niveaux des outils adaptés
-  et le suivi des chantiers en cours,
-  et un travail collectif sur les inévitables insuffisances ou erreurs, travail qui constitue un levier de formation essentiel.


Si vous croyez que les "villes" qui ont 5 arobases et une mention ne se posent plus de questions ! C’est l’inverse ! Au contraire, les mentions ont fait réfléchir, éventuellement déstabilisé et ouvert de nouveaux champs de réflexion et d’étude. On ne sait pas si les auteurs de cette innovation en avaient anticipé tous les effets, mais, force est de constater qu’ils ont mis dans le 1000. Une réussite qui devrait faire avancer tout le monde.


-  il y a de plus en plus de jeunes titulaires d’un niveau Bac+5 qui entrent dans les équipes des villes ou les divers réseaux. Un atout important. Mais serait-ce bac+10 ou 12, un diplôme n’est jamais un point d’arrivée, plutôt le droit sinon le devoir de continuer, une porte ouverte pour poursuivre les formations en les investissant, mettant à l’épreuve, enrichissant au travers de la conception, du suivi et de l’évaluation de pratiques orientées en fonction d’objectifs et d’enjeux visant l’utilité sociale, au service de tous, diplômés, pas diplômés, non handicapés, handicapés dont d’ailleurs on apprend souvent beaucoup... Richesse de l’interculturel et de l’intergénérationnel...

-  l’impression aussi que quels que soient les niveaux technologiques, d’études... c’est l’authenticité d’une démarche, avec ses essais, ses erreurs, ses ratés, ses réussites... qui est décisive


Ce qui est certain c’est que les bouleversements actuels qui concernent l’ensemble de la planète appellent un énorme effort de compréhension, donc de formation, d’action, d’évaluation et d’échanges. Le numérique est à la fois résultante et facteur sinon accélérateur de ces bouleversements.

Comme à la fin du 19ème siècle s’est posée la question de l’alphabétisation, se pose aujourd’hui celle d’une formation à d’autres formes de lectures et d’écritures/programmations/orchestration( ?) beaucoup plus complexes - et qui se définiront en avançant.

Par delà le Label c’est un immense effort de mutualisation, de réflexion qui est en jeu, de formation, dont tous ont besoin et auquel la participation de chacun est nécessaire.

Il serait regrettable en publiant seulement le résultat du label d’occulter l’essentiel.

Ce serait aussi assimiler une grille d’évaluation aux bons points d’antan et faire l’impasse sur tous les travaux effectués sur l’évaluation formative ou formatrice, ou évaluation-régulation, ou évaluation moteur de l’apprentissage, au 20ème siècle.

Jacqueline Cimaz


NB. Bientôt en ligne, les données dont ce schéma du haut de page est l’aboutissement, après classement, toilettage et synthèse...





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Evaluation-régulation, références & savoirs, réévaluations... Explorations en vrac...

ou l’immense apport de ce Label 2013 de Villes Internet


Une chance inouïe pour la responsable du PAPI-EPN (et webmastrice) d’avoir pu accompagner le maire à Metz. Il serait d’ailleurs bien que quelqu’un d’autre puisse éventuellement aller à Paris l’an prochain (la 1ère année, nous étions trois).

Une restitution publique va être organisée, à préparer dès que possible (Des outils sur le site Internet et quelques documents universitaires trouvés par Persée qui répondent en bonne part à l’essentiel de nos interrogations. Et puis l’arrivée, en tête des commandes de "La société en réseaux" de Manuel Castells. Une lecture, critique comme toute lecture, à en faire...

Dans la préface de ce 1er volume "L’ère de l’information", une phrase de Touraine qui parait tout à fait fondée :
"De même que Taylor séparait ceux qui pensent et ceux qui exécutent dans l’industrie, on voit la distance se creuser entre ceux qui utilisent les informations pour atteindre les objectifs choisis par eux et ceux qui subissent à la fois le marché du travail et les médias, qui sont réduits à la dépendance économique et culturelle."

Et une presque réponse à la question qu’imposaient les incertitudes quant à la notion de "ruralité" : pertinence ou non du choix pédagogique effectué d’entrer dans le numérique par l’Art ? Une option retenue depuis le début et en accord avec une population locale qui cultive sa tradition d’accueil, en général très positive, parfois à interroger, et a eu l’habitude de côtoyer artistes et intellectuels après 1968.

Un fort engagement de l’EPN, cette entrée par l’art, et de l’association Les Rias, renforcé au fil des ans.

Une réflexion à poursuivre...


Retour sur trois labellisations consécutives assorti de quelques digressions...


Depuis que l’EPN ou le PAPI existe nous y avons mis en oeuvre - comme en tout domaine - une démarche d’évaluation-régulation de notre travail... Définition de critères pour l’art contemporain, grille d’Arstein adaptée pour la démocratie participative... D’ailleurs la rubrique "Evaluation" a été une des premières créées sur le site.
Une culture originaire de l’Education Nationale certes, ce que nous revendiquons, et des pratiques d’évaluation/formation qui y ont été mises en oeuvre, affinées et étudiées au fil du temps, notamment en IUFM, centres de formation spécialisés ou laboratoires universitaires ou en formations d’étudiants en rupture d’emploi au montage et à la conduite de projet au SUFCO de Montpellier 3...


Quelques rappels et constats concernant l’évaluation et Villes Internet :


-  1. L’évaluation interne appelle aussi une évaluation externe dont elle a d’ailleurs besoin d’intègrer régulièrement les apports. [1]


Un texte un peu carré mais aux définitions exactes et utiles, de la ZPD la "zone proximale de développement", ce concept de Lev Vygotski, qui dans la pratique, permet d’autant plus efficacement qu’il est mâtiné d’approches artistiques & symboliques, de faire reculer la "Reproduction" bourdieusaine. Un moyen d’augmenter au pas à pas puis à enjambées fragiles mais plus larges, le "capital social". base d’orientation" (Galpérine, de "carte d’étude" - ancêtre de la "carte heuristique"...

Donc des bases solides et éprouvées pour une action efficace qui nécessite évidemment, dès le départ, une évaluation initiale solide...


or, en ce domaine de l’évaluation, Villes-Internet joue aujourd’hui, pour les collectivités locales, un rôle indispensable - social, culturel et institutionnel irremplacé à ce jour, d’évaluateur externe.


-  2. L’importance soulignée de la planification avec J-M.Hoc... après l’appropriation du Talyzina. Autre concept qui a transformé durablement la conception, le montage, la mise en oeuvre et la régulation de projets... [2]

-  Et puis, les apports annexes de recherches renouvelées visant toujours plus ou moins le remplacement, au moins partiel, des enseignants par des machines, (et non les pratiques à construire(. Une question récurrente et dense, surtout quand l’observation des classes et l’évaluation du travail qui s’y fait, révèle la complexité du travail des enseignants experts qui, en classe ou cours, prennent un nombre impressionnant de décisions par minute... [3] D’où ces interviews d’enseignants experts par des cogniticiens pour dégager les modalités de fonctionnement à incorporer au système-expert, à la machine, interviews qui ont demandé 1 puis 2 puis 12 puis 24 mois sans pouvoir aboutir à l’objectif poursuivi, ce qui était prévisible... Mais qui ont permis des découvertes intéressantes, utilisables pour améliorer les pratiques - comme le fameux "entretien d’explicitation" de Vermersch...

Avec le ralentissement du développement de l’informatique à l’école, consécutif à l’abandon brutal de la robotique et des macro-procédures logo post-plan IPT, post rupture des accords avec Thompsom, [4] Une longue phase incertaine ensuite dépendant des volontarismes locaux... L’implication de rectorats, d’IEN, d’IPR-IA, des CRDP et CDDP... Puis ces fameux portails où le technique, de plus en plus sophistiqué, occultant les apprentissages, brouillait le sens... Nombre d’enseignants ont laissé tomber. Les frilosités... La non-reconnaissance... La délégation, ultérieurement, des apprentissages aux aides-éducateurs et l’exception en îlots que constituaient l’IUFM, l’Inspecteur-TICE et les conseillers pédagogiques spécialisés... Une histoire à connaître si on veut qu’enseignants et animateurs de CCM puissent un jour travailler ensemble, ou mettre de l’huile dans les rouages des rapports enseignants/services municipaux...


C’est semble-t-il dans ce contexte qu’a été créée Villes-Internet...

Et pour en revenir à la planification, la régularité de la procédure de labellisation, aux évolutions contrôlées, peut aider aujourd’hui les villes qui le souhaitent, et les établissements, à planifier leur propre travail...(les contraintes de calendrier, jusqu’à un certain seuil, ont parfois du bon...) Et les planifications pluri-annuelles aussi...


-  3. Parallèlement, avec le développement des Sciences de l’Education, tardivement reconnues, et au départ comme parent pauvre et seulement après le DEA, des outils ou procédures diverses ont été construits qui ont permis une meilleure observation et compréhension des pratiques de transmission par les enseignants et d’apprentissage par les apprenants en situations scolaires ou non scolaires... [5]


Un recours aux sciences de l’Education, aux théories de la connaissance et de l’apprentissage qui s’avère indispensable si on veut former à une appréhension utile et réfléchie du numérique.


Des sources d’information, sans doute, pour les villes, les EPN et les écoles qui, aujourd’hui, si elles sont utilisés, deviennent constitutives de Biens Communs...  [6] De nouvelles formes de relations, d’implication de l’environnement humain... Ce qui, semble-t-il est déjà en cours... et des formes d’évaluation qualitative à inventer

-  4. Reste la mise en pratique de démarches d’évaluation-régulation comme moteurs de l’apprentissage ; des compétences acquises par la pratique de l’auto-évaluation, condition d’autonomie, l’attention portée aussi aux phénomènes périphériques [7]

Les apports des "Evaluations nationales", comme, outre les renseignements nécessaires à tout pilotage, la formation des enseignants au traitement positif de l’erreur dans le cadre de situations problèmes avec construction d’heuristiques et travail sur celles-ci... Les TICE objets et outils d’apprentissage...

Là aussi, Villes-Internet se fait vitrines actives et passeur - et les apports de tous y sont capitaux.

Restera à y développer l’usage des commentaires - peut-être en différenciant retours et suivi des auteurs eux-mêmes sur ce qu’ils ont écrit et commentaires ou questions d’autres équipes ? pour que ces apports soient démultipliés et enrichis par des échanges horizontaux entre villes, intercommunalités, EPN, écoles, lieux de recherches... Pourquoi ne pas faire une place à l’évaluation de ces échanges dans une nouvelle rubrique du questionnaire de labellisation ?

-  5. Les échanges paraissent également indispensables avec les organismes de formation et de recherche... qui peuvent aider les collectivités à choisir et concevoir des contenus - à condition qu’il y ait appropriation active et implication de la population et non simple délégation à un cabinet d’experts, aussi compétent soit-il.

Dans le cadre du CLD, nous avons organisé, il y a quelques années, une journée sur la Culture et démocratie participative, avec l’intervention de Guillaume Gourgues, alors doctorant, thèse soutenue depuis, et les interventions de Paulette, Geneviève et d’autres qui étaient descendus dans la vallée pour l’occasion... Une des 1ères publications que nous avons mises en ligne sur Calaméo, plus numérisée que numérique...]] Du très positif où l’envergure de l’interculturel n’a jamais gêné qui que ce soit et s’est avérée d’une grande fécondité...

La question des échanges avec les organismes de recherche et formation parait devoir se poser avec une acuité particulière en ce qui concerne le "réel augmenté" - smartphones, QRcodes, lunettes ou autres outils de la dérive, bien sûr, à choisir en fonction des contenus.

Mais c’est essentiellement l’élaboration de ces derniers qui, éventuellement peut poser question : communication claire et synthétique de recherches historiques ou spectacle type "Puis du fou" ? Qui choisit, met en forme ? En fonction de quels objectifs ? D’autant que ce qui va envahir les murs des centres villes ou des villages va apparaître comme vérité et/ou modèle - sans compter l’effet publicitaire.
Restitution d’investigation artistique ou archéologique ou grand spectacle touristique ? On n’est pas dans le même registre (pas question d’échelle de valeurs, simplement les objectifs et enjeux ne sont pas les mêmes...). La population peut choisir de présenter une chose ou l’autre, si elle est consultée, mais n’est-il pas nécessaire que le genre soit clairement défini et affiché, ne serait-ce que par respect pour les scolaires et les familles ? Ne faut-il quelquefois, quand il y a doute ou contestation, le label des archives départementales, des monuments historiques ou l’indication claire qu’il s’agit de suppositions, de ludique qu’on soumet au public ? On ne peut répondre à ces questions à la hâte mais ne faudrait-il pas un groupe de réflexion puis un débat élargi sur ce problème complexe - peut-être à partir d’études de cas ? ..

Les échanges horizontaux peuvent être riches, féconds, et sont indispensables... Ils le sont d’autant plus s’ils se donnent des référents communs au niveau de la recherche et de la création. Cela a toujours était vrai. Mais la rapidité de l’accroissement et/ou du renouvellement des connaissances en fait une urgence incontestée si ce n’est un indispensable garde-fou. D’où de nouvelles compétences à former, notamment en matière de recherche documentaire, mais aussi de compréhension et d’évaluation des contenus appréhendés. On pourrait rêver d’un double DEA (Master 2 ? )pour tous, volet scientifique, méthodogique, mathématique - et son pendant artistique avec un contenu à concevoir, à partir d’un ancrage dans l’art actuel - histoire de l’art, l’art et la création moyens d’investigation, de connaissance, et d’action avec ces démarches spécifiques à mettre en lumière - sérendipité (on parlait autrefois de "pensée divergente", ce qui n’est pas exactement synonyme) liaisons par contiguïté, comme en poésie, attention portée au sens de la forme... Démystifier l’idée de "prémonition" et autres irrationalismes en faisant progresser les théories de la connaissance, l’épistémologie et l’histoire des sciences...


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Quand Christelle Caille, du SIVU des Inforoutes de l’Ardèche, nous avait incités à nous inscrire dans le processus de labellisation Villes Internet, nous ne connaissions pas l’association ; c’est surtout pour faire plaisir à Christelle et au SIVU qu’on s’était inscrit et peut-être aussi par intérêt pour l’évaluation...

Ensuite, on a découvert dans Villes Internet, notamment au travers de "Cités en réseaux" un niveau de réflexion sur les divers problèmes, une ouverture aux nouveautés technologiques dans le cadre d’une analyse des pratiques, et de leur évolution, et un versant formation qui, de plus, loin du technicisme, conjuguait les dimensions prospective, épistémologique, scientifique, philosophique, sociale, interdisciplinaire, s’intéressant aux marges, aux intersections ou rencontres de l’artistique et du scientifique - avec la possibilité, l’an passé, de bénéficier de l’immense richesse d’un séminaire concomitant et, cette année, d’une conférence-débat qui a ouvert de nouvelles questions...

Nous n’avions pas pensé une minute à l’époque qu’on s’engageait dans une aventure qui allait nous entraîner à une quasi reprise d’études dans un domaine laissé de côté depuis quelques décennies...

Ni obligation ni course aux bons points, mais besoin d’y voir plus clair dans un monde et une époque où maintes grilles de lecture antérieures deviennent très vite obsolètes, en tout ou partie... Ne serait-ce que pour tenter de transmettre, en plus des grandes valeurs sûres du capital social, quelques outils d’analyse utiles...



Quelles qu’en soient les suites, les grands apports de ce Label 2013 :

- 1. l’invention d’une forme d’évaluation totalement inédite instituant pour chaque "ville" un système souple, ouvert, flexible et évolutif qui transforme la contradiction quantitatif/qualitatif en moteur de développement...


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- 2. La conception même de ces "mentions" plutôt panneaux indicateurs - ouverts comme signalétique de parcours d’art ou miroirs de Gala Dali - vers nombre de questions, qu’étiquetages figeant. Donc ça bouscule parce que c’est ouvert, en terrains nouveaux, qu’on s’en veut de ne pas avoir vus, et qu’il appartient à chacun de faire surgir ses questions de fond, celles du terrain, de la population. Et ça pousse en avant - surtout si on organise conférence-débat, séminaire ou colloque et indique quelques clés bibliographiques qui s’ouvrent ensuite en rhizome - la richesse d’Internet...


- 3. Donc cette aide par l’information, sous des formes diverses sinon la formation avec les écrits sur papier ou écrans, certes, mais aussi et surtout, par ces temps de réflexion très forts que constituent l’ouverture du colloque CNRS de l’an passé et la Conférence-débat de cette année.


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D’après photo du site de Villes Internet


Champs ouverts à butinages constructifs et plus si les équipes s’impliquent...

Et puis les divers débats avec les réseaux numériques qui fédèrent et/ou impulsent les EPN et CCM... Une immense richesse intellectuelle collective...

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-  4. La visite du Centre Pompidou de Metz très riche.

Il était sans doute difficile sinon impossible pour des raisons d’horaires et de disponibilité de faire une visite guidée suivie d’un débat sur "art et numérique" - comment l’art interroge, fouaille, détourne, irrigue le numérique (plutôt qu’"augmente" même d’une "dérive" - à moins qu’elle ne soit théorie debordienne ou pièce de bateau pour garder le cap...


Pourtant la très intéressante exposition sur les lignes,(une brève histoire ?) - art et mathématiques, déjà interrogé, très différemment, par la Fondation Cartier il y a bientôt deux ans. Continuité/discontinuité...


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photo Michel Cimaz


Sol LeWit. Indicible. Voir. Et l"ouverture aux autres, nourriture en retour...
Ces traits et porte vide de Buren qui semblent s’opposer à l’invasion réticulaire des formes du plafond, ou la mesurer
Parade, la mise en relation, déjà, de plusieurs domaines, le composite dans l’art moderne, connivences et différences et multiréférentialité et le courage des avant-gardes...

Et chercher à comprendre cette vision kaléidoscopique du monde dont parle et que fait vivre Aitken, retrouvée chez un géographe évoquant un historien du Bassin Méditérannéen - un lien mystérieusement disparu du blog... Relire et re-relire à cet égard la citation de Hans Ulrich Obrist sur Aitken(même post du blog).

Et comment qualifier la vision ou le perçu de la performance dans laquelle vous immerge "Frac Forever" ressuscitant à l’occasion "l’inconscient collectif"... ?




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Pour nous, la mention "Ruralité" a posé beaucoup de questions. D’abord pour comprendre ce que n’était pas son contenu - ce qui a été assez rapide. Ensuite pour comprendre ce qu’il était. Là c’est toujours en cours. Mais déjà on a commencé à comprendre le sens global - et aussi à différencier d’éventuels errements locaux -générateurs de brouillages cognitifs et autres - des recompositions territoriales en cours sur le territoire...


Et puis ce Monde du 14 février qui montre que l’inconcevable peut être très vite réalisé - raser 700 montagnes, construire deux mégapoles grosses comme l’agglomération parisienne par an, détourner des fleuves, ça va très vite...

Autrement plus brutal, malgré les JO de Barcelone, que l’urbanisation à la catalane...

La marche vers une inéluctable métropolisation de la planète, liée à la croissance de la population mondiale, à l’évolution des modes de production, d’information et de vie et aux choix qui, à la fois en découlent et les influencent et dont le contenu, donc, dépend de l’investissement citoyen ? [8]

Nous avons découvert, nous qui ne sommes pas géographes, que le "réticulaire" -(le grand mot de ce label, renvoyant à l’organisation en réseau(x))- caractérisait des espaces et que ces espaces réticulaires sembleraient pouvoir être catégorisés comme appartenant à une nouvelle entité géographique... ( ?)

Ce qui voudrait dire que quand on a parlé de "charnière" entre territoire et réseaux, il s’agissait plutôt d’articulations, de tangences, d’interfaces entre divers espaces d’un territoire à n dimensions (à l’image du livre de Frédéric Kaplan) ?

Si oui, nous voilà immergés dans le kaléidoscope d’Aitken  [9]


Il y a quelques jours, en abordant vaille que vaille la suite du compte-rendu [10], donc sur la 3ème conférence, on avait trouvé l’attache au groupe Chronos, non connu par nous, mais bien sûr accessible par Internet. De nouveaux concepts et des conceptions du territoire qui font sens.

Où on découvre rétrospectivement que Saint-Apollinaire-de-Rias, avec ses 189 habitants du denier recensement, est une commune péri-urbaine, [11], que le basculement rural/périurbain a dû s’effectuer il y a une dizaine d’années et qu’on y a nous-mêmes contribué... Et où on a connu sinon ces longs déplacements de foules étudiés par Chronos en région parisienne, du moins ces longs déplacements quotidiens ou non sur les routes enneigées ou verglacées pour descendre dans la vallée et se trouver 100 km d’autoroute plus loin dans les bouchons grenoblois...

Mais nouvelles questions - les non travaillant pas retraités, chômeurs déclarés ou non, très sédentaires et nombreux font-ils ou non partie des 40% ? Une étude précise va être faite...

Une autre appréhension aussi des strates de population nouvelle qui se sont succédées - de 110 à 189h en quelques années - un phénomène effectivement limité maintenant par POS et PLU... Mais il reste des terrains à vendre... Et l’entrée dans le PNR - une autre définition du territoire et des espaces...

Les rendus par Villes-Internet de la conférence-débat, en quelques jours - audios & vidéos, des usages alternatifs et complémentaires- a permis de constituer références et bases de travail pour la suite... Textes, documents audios, vidéos... Et la possibilité d’y retourner...

De quoi, entre géographie, sociologie, philosophie et théorie de la connaissance, trouver de nouvelles problématiques émergentes à explorer...


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Conférences liminaires : Les territoires contre les réseaux ?

Contre ? Opposés ? Tout proches ? Adossés ? Echangés ?


1. Urbanités, numérique et territoires, d’Emmanuel Eveno, professeur de géographie, directeur de recherche au LISST-CIEU, université de Toulouse, et président de Villes-Internet.


"La théorie des "urbanités numériques" repose sur une analyse de l’évolution des modes de vie dans les sociétés contemporaines et leur capacité à engendrer ou promouvoir la production d’espaces géographiques d’un genre nouveau (espaces mobiles, réticulaires)."


On s’était demandé jusqu’au bout s’il fallait ou non se réinscrire au label d’autant que les réponses à la question... Et puis l’envie de faire de nouveaux apprentissages dont profiterait toute la population, de pouvoir mieux orienter notre travail a balayé toutes hésitations au dernier moment.

Et on a bien fait malgré les avis reçus... Pas tant parce qu’on revient avec un Label qui bien sûr fait plaisir, reconnait, conforte notre conception de l’évaluation, mais surtout parce que cette dimension systémique et qualitative qu’introduisent ces "mentions" dont la liste nous parait ouverte, nous a confrontés à un problème à résoudre... Rien à voir avec le diagramme d’Ishikawa et ses 5 M, ou à la démarche qualité connue à une époque...)... On a mieux mesuré ce qu’on n’avait pas interrogé dans un domaine qui nous intéresse et est vital pour la population de ce plateau (et d’ailleurs), ce qui nous permet déjà de remettre en perspective ce qu’on a appelé la "charnière" entre territoire et réseaux... Territoire, espace géolocalisé, visible, particulier, composite et vivant, ou espace réticulaire où on a tracé nos tout petits chemins, squatté ? (plutôt que "colonisé" ou alors "colonisé" au sens biologique ou botanique... ou "zoné", contesté...) certains noeuds ou chemins ou sous-systèmes de noeuds et chemins... en rapport avec quelles mobilités ? Quelles agilités ? Privé et publique dans le réticulaire.

autre parenthèse : nous avons bien fait d’attendre pour le choix des techniques. Les QRcodes risquent d’être obsolètes quand nos contenus pour le réel augmenté du trajet du parcours d’art seront validables, alors que le smartphone permet déjà de suivre tout le processus de leur mise en forme... Et qu’il devrait pouvoir ouvrir la voie à quelques tablettes...

Quant au réticulaire : une île ou un petit archipel notre, et passeur en réseaux ? L’actualité de Glissant et sa pensée en archipels...


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2. Identité(s), numérique et territoires de Pierre Morelli, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, université de Lorraine, Crem.


"La mobilisation des TIC dans la communication territoriale opère en interne (avec les administrés) et en externe (communication institutionnelle, diffusion de l’image du territoire) et participe de la construction de l’identité des territoires. L’appartenance territoriale influence l’identité individuelle et participe en retour de la construction d’une identité supra individuelle qui façonne l’image de chaque territoire..."

Un domaine, un vocabulaire et une démarche plus familiers et surtout un livre à lire et commenter pour que chacun en bénéficie. De plus nous l’avons acquis pour la Bibliothèque/EPN, où il fait maintenant partie de ces livres dédicacés pour les lecteurs...

Mais déjà des questions émergent. [small]


Une 3ème conférence sur laquelle nous reviendrons après plus ample découverte du groupe "Chronos", déjà évoquée, et qui pose des questions fondamentales. Et Francesc Aragall i Clave... [small]

Idem pour la Table ronde et la synthèse...

Et peut-être relire Max Weber et Ricoeur... cités dans les interventions et textes lus ? ... Gurvitch et Canguilhem, sûrement, affaire de ponts... [12]

Une immense richesse de cette journée... Et cette impression d’avoir décroché dans un domaine des sciences sociales qui serait utile...
Raison de plus pour inciter les écoles à participer, non pas pour des raisons externes au scolaire mais pour le champ de références et d’apprentissages offerts aux jeunes et aux enseignants... L’indispensable clarification conceptuelle en ces temps d’émergence ou de transformations rapides de concepts et paradigmes...





]] Et s’il y a enrichissement et que chacun y trouve du grain à moudre, ça diffusera tout seul (ou presque)... Et bien sûr si l’école (y compris maternelle), le collège ou le lycée est dans une Ville-Internet ou que celle-ci se crée, une dynamique mutuellement avantageuse devrait en découler... Sans compter celle des relations inter-établissements...


http://www.calameo.com/read/00013529624a5c9b601f4

Une publication bienvenue...


De plus Marc Zanoni, inspecteur TIC de l’Ardèche, nous disait récemment l’importance de nouvelles formations des enseignants qu’il met en place... Un travail de fond...


Un point quand même sur lequel insister, les contenus "qui augmentent le réel" [13]. Qui les choisit, les construit ? Les met en forme ? Quel contrôle scientifique, artistique, démocratique, citoyen sur le choix et une publication qui aura plus de poids qu’un livre ou un journal ? Comment éviter les risques de nivellement par le bas dont se sont plaint toutes les structures d’art contemporain du département cette année ? Montrer du travail d’amateurs bien sûr, mais en ne le présentant pas comme travail d’artiste. Sinon on crée un brouillage qui gêne les enseignants et met les parents en porte-à-faux. Ceci n’a rien d’une revendication élitiste mais participe au contraire d’une volonté démocratique d’élever le niveau de tous...


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Et puis l’énorme cerise sur le gâteau ou plutôt le versant artistique d’une part de la problématique évoquée : la visite des expositions -temporaires ou non- du centre Pompidou de Metz...

-   Buren

-  La remarquable et Brève histoire des lignes sobre et puissante, où se retrouvent Duchamp Penone, Kandinsky et bien d’autres. Dommage qu’il n’y ait pas de publications en vue...

-  Sol LeWitt et ses artistes

-  Fracforever , une conception muséale intéressante et une prolongation chez l’habitant non moins intéressante...

-  "Parade" Tout autrechose Picasso, Cocteau, Satie, Diaghilev et Massine. La genèse de l’oeuvre, résultant d’un travail d’équipe et sa sortie-scandale... Pour rappeler l’importance, le courage et la ténacité des avant-gardes...


Jacqueline Cimaz
Responsable (bénévole) du PAPI/EPN municipal
IA-IPR honoraire
Avec le soutien critique et constructif, pour certaines parties de ce texte de Geneviève Greco d’une part, de Michel Cimaz de l’autre...





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[1] En fonction d’un référentiel comportant des éléments théoriques et/ou issus de l’analyse des pratiques, à constituer, définition en équipe de critères de réalisation, d’évaluation, d’indicateurs de réussite - une démarche d’évaluation formative qui, de fait, s’est inscrite en réaction à l’utilisation des objectifs à la Mager - de certaines pédagogies par objectifs, découpant les actes à outrance (exemple caricatural et grossier : je lève le pied de 15 cm, je l’avance de 30 cm ... Et bien sûr, je tombe parce que je casse mes automatismes de montée de l’escalier... ) Ce mode d’évaluation était de plus celui d’une époque où on rêvait de remplacer les enseignants par des machines à enseigner (un rêve récurrent ?)
-  Puis est arrivé le Talyzina, , ou encore, ...

Le Talyzina ? Derrière un langage prudent, une révolution copernicienne en matière de conception de l’apprentissage, d’autres perspectives pour la concduite des apprentissages avec la fameuse "base d’orientation" de l’action (qui constitue toujours l’assise méthodologique, semble-t-il, d’élaboration de ces cartes heuristiques qui se démultiplient actuellement et de leur évaluation...

[2] Des outils d’aide à la réussite et le temps militant de l’"évaluation formatrice" de Georgette Nunziatti, du travail du GFEN (Groupe Français d’Education Nouvelle) sur ces questions.

[3] qui j’interroge, qui je sollicite du regard, à côté de qui je me place pour encourager ou contenir, quel ton je prends, comment je formule...

[4] Et l’arrêt aussi violent des formations en entreprises sous l’égide de l’Education Nationale pour familiariser les instits et profs aux portes logiques, au fonctionnement des leds, transistors et autres capteurs, et même à la réalisation -juste pour savoir comment ça fonctionne- de quelques circuits imprimés... L’arrêt de tous les groupes de recherche IUFM/UER de sciences de l’éducation... Et tous ces gamins voués à l’échec par la reproduction scolaire et sociale, qui étaient entrés dans les apprentissages par intérêt pour ces sciences et techniques...

[5] cf L’entretien d’explicitation de Vermeersch pour faciliter la remémoration - situant l’interwieveur en miroir de l’interviewé, où il répéte les derniers mots de celui-ci et ne pose que questions ouvertes...
Quant à l’illusion de pouvoir remplacer l’homme par la machine dans l’enseignement, ( cf Wittgenstein) confrontée à l’échec - elle semble toutefois prête à re-surgir aujourd’hui avec ondes cérébrales et autre rêve casqué de cerveau artificiel... Mais, chemin faisant, les études qu’elle a suscitées ont entrainé de l’utile - cf, notamment, les recherches de Claude et Mireille Bastien et autres chercheurs d’Aix, en ce qui concerne le rôle de l’environnement sensoriel et perceptif dans la formation des connaissances les plus abstraites...
Bien sûr qu’un robot peut répérer des odeurs - et l’Internet des objets arrive - il est déjà là... Une approche asymptotique sans continuité possible ? De nouveaux outils aussi...

Il y a eu également la grande question de la transmission de l’expertise - Tochon, (canadien,) et la démonstration de son impossibilité ... (un cadre théorique à préciser cependant et ne pas étendre abusivement - quand on a vécu la richesse des formations mêlant formations initiale et continue pour les enseignants ou ayant un passé professionnel ou non pour les étudiants... Pas de transfert, certes, c’est prouvé, mais la densification et précision de références communes, données fondamentales et partagées pour le travail en équipe des enseignants...)

[6] Si les écoles ont à prendre et apprendre sur le site de Villes-internet, elles y apportent aussi, comme avec ces simulations scientifiques filmées de la propagation d’un séisme dans une école de Haute-Savoie ou cette galerie de Land Art incorporée au site d’une autre, ou ce livre numérique d’une 3ème. Et sans doute surtout en matière de lecture et d’écriture "numériques" et non numérisées, c’est-à-dire, complexes et composites, s’apparentant à une super programmation et/ou orchestration - demandant donc des compétences nouvelles, plus pointues que celles exigées par une lecture "tabulaire" de la poésie - articulant axes syntagmatique et paradigmatique, au moins aussi complexe que celui de ces langues qui comme le cantonnais (3 ans d’apprentissage au lycée français de Hong-Kong d’avant le rattachement à la Chine) combinent logographique et alphabétique si ce n’est symbolique... Et avec le retard pris en matière de lecture de l’image !

Des échanges mutuellement avantageux à organiser... Il y a aura besoin des efforts de tous pour éviter une culture numérique à deux niveaux...

Outre l’intérêt intrinsèque, un levier pour enrichir l’environnement du scolaire avec l’occasion de pouvoir mobiliser, à partir de là, les familles et la ville ou le village et le quartier et réciproquement... [[A St-Apo c’est une maman qui a demandé que les jeunes présentent devant plus de 50 personnes leur lecture du livre numérique réalisé en atelier EPN et notamment une lecture hiphop d’une musique d’Acquaviva accessible par lien dans ce "livre"...

[7] - les marges d’Ardoino - l’évaluation torsadée... l’intérêt décuplé pour les apprentissages, y compris non scolaires comme avec cette belle analyse de Jean-Daniel Reynaud, sociologue, sur les fonctions des modalités d’"accueil" des nouvelles recrues par les ouvrières du textile... cf Les règles du jeu. L’action collective et la régulation sociale ".

[8] La nécessité de l’intervention citoyenne parait évidente, comme l’importance des approches sociologiques et heuristiques...

[9] où Fanny ne va pas manquer de nous demander lors du prochain atelier-théâtre si les fractales sont ou non réticulaires... ?

[10] Nous sommes revenus plusieurs fois sur ce qui précède ( l’intérêt de l’écriture directe en ligne !)

[11] une question qu’on ne s’était jamais posée

[small] Qu’en est-il alors de mon identité si j’ai vécu en des lieux différents - ceux de l’exode, de mon enfance et mon adolescence, de ma vie adulte, de mon travail, de mes études, de mes amis, de mes découvertes, de mes vies privées et familiales... ? Si je suis "immigré" ? Identité sédimentée, statifiée, mobile ? Identité et intimité, identité et rôles sociaux, identités choisies, identités de mes rencontres, des lieux aimés, de mes voyages et de mes plages et ports, de mes montagnes, identités labiles... Où la mobilité du numérique est facteur de liberté et d’un indispensable nomadisme ? Ou au contraire me rapproche de ceux dont la vie m’a séparé ? L’archipel de mes lieux aimés et structurants ? Où l’identité supra individuelle du territoire est marquée par ces flux de tous, saisonniers, générationnels ou autres ? Aller plus avant dans le livre de Pierre Morelli...

[small] Barcelone où la ville a dépassé Mataro depuis... Et s’étend maintenant jusqu’à ? Barcelone du train à vapeur, de la langue interdite, de Rosa Sensat et des bidonvilles... Une ville dont les changements sont plus perceptibles que ceux d’une région parisienne pour laquelle il n’y a pas les mêmes fractures temporelles...

[12] Et Wittgenstein, non cité, mais auquel certains dérapages induits par de rapides avancées dans la connaissance des ondes cérébrales donnent une nouvelle jeunesse... Une époque qui appelle le développement de l’enseignement de la philosophie et non sa réduction...

[13] Ne sont-ils réels ?

S’approprier Machu Picchu

L’invitation de Michel Cimaz

et l’offre de photos de 2009


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NB. Musique en boucle d’ici quelques jours...



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Avis de recherche comme bouteille à la mer...


Un long message reçu il y a quelques temps par le webmester et émanant de M. Pierre MONIER, habitant du Rhône.


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Détournements d’un arbre renversé de Régine Raphozz


Contact téléphonique puis cette lettre :

" Bonjour Madame,

Suite à notre conversation téléphonique, je vous confirme que

je me livre à un double travail de recherches généalogiques et d’écriture centrées sur ma famille Monier, autrefois Mounier, dont j’ai trouvé les racines dans la région de Vernoux.

J’ai pu "remonter dans mon arbre" jusqu’au 17ème siècle et le récapitulatif ci-joint vous montrera que mes ancêtres, huguenots ardéchois, furent successivement établis à St Apollinaire de Rias, aux lieux-dits Ruissat, Valgellas, ainsi qu’à St Basile. Il s’agissait, selon toute vraisemblance, de "travailleurs de terre". Un Mathieu Mounier, né en 1801, quitta la demeure familiale de St Basile pour devenir tailleur d’habits du côté de St Vallier (Drôme). Pour pouvoir épouser une catholique, en 1826, il dut abjurer le foi protestante de ses ancêtres.

Mathieu Mounier s’établit par la suite à Lyon, où plusieurs de ses filles devinrent ovalistes (ouvrières chez un moulinier en soie). L’une d’elles, Suzanne, donna naissance à un enfant sans père, mon bisaïeul Alexandre MONIER (1861-1917). L’histoire de cet Alexandre est digne de Zola : alors qu’il n’avait que 5 ans, sa mère décéda de phtisie pulmonaire (c’était courant chez les ovalistes, qui travaillaient dans des sortes de caves humides). Le petit orphelin fut recueilli et élevé par le patron de sa mère et son épouse, qui n’avaient pas d’enfant. Il apprit le métier de moulinier et fut leur légataire universel. Devenu un bourgeois lyonnais, il fut victime de la crise de la soie au XIXème siècle et mourut dans la plus grande misère en 1917... Vous voyez qu’il y a matière a écrire un récit, souvent très poignant, dont les héros furent mes propres ancêtres. Et je ne vous parle pas des descendants d’Alexandre, qui eurent parfois un destin bien tourmenté...

Bref, je me suis rendu récemment dans la région de Vernoux pour "prendre l’atmosphère" de la région où vécurent mes ancêtres, mais j’aimerais entrer en contact avec un historien, généalogiste ou érudit local qui pourrait m’aider à brosser le tableau, la toile de fond de mon récit, pour ce qui concerne la période ardéchoise, entre 1700 et, disons, 1820.

J’ai bien retrouvé quelques actes concernant mes ancêtres, essentiellement des actes établis par des pasteurs protestants pendant la période du "Désert", mais peu de choses. N’étant pas sur place, il m’est difficile de me rendre aux Archives départementales pour tenter de retrouver, par exemple, des actes notariés. Et puis, qui sait, des descendants de cette branche Mounier sont-ils peut-être encore établis dans votre région... mais ce patronyme me semble assez répandu.

Je vous adresse donc ce message comme une bouteille à la mer. Pour tout vous dire, j’ai commencé ces recherches voilà plusieurs années, mais je manquais un peu de temps pour les mener à bien.

A présent retraité, je reprends le fil de cette saga, après avoir mené à bien d’autres recherches concernant mes ancêtres maternels (un livre biographique concernant l’un d’eux, sculpteur lorrain, doit d’ailleurs paraitre prochainement).

Restant à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Je vous remercie pour votre bienveillante attention et vous adresse mes plus cordiales salutations.

Pierre Monier

Lettre accompagnée d’une ésquisse généalogique - fichier joint sous PDF, accessible ici en fin d’article.


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Quelques aides sollicitées et la réponse de Nanette Fert qui propose un bibliographie ou plutôt une première bibliographie

"Je me demande si on ne pourrait pas conseiller les écrits d’Elie REYNIER à Monsieur MONIER.

Je n’ai encore rien lu de lui, mais il a écrit plusieurs études portant sur l’Adèche, un pendant à l’encyclopédie MAZON (ne pas oublier qu’il était prof d’histoire-géographie à l’E. N. de Privas, sa ville natale !).

Quelques titres que j’ai vus sur Amazon.fr (tous n’étant pas disponibles) et que je vais chercher à lire :
-  La soie en Vivarais (1921),
-  La Révolution de 1848 en Ardèche,
-  La seconde République en Ardèche 1848-1852,
-  Histoire de Privas, 3 tomes je crois,
-  La vie rurale dans la région privadoise vers 1600,
-  Le Pays de Vivarais, département de l’Ardèche,
-  Manuel des études vivaroises ...

...



Une bien riche bibliographie et des échanges qui se sont instaurés...


Echanges non exclusifs...

Et si des habitants "de souche" ( ?) de Saint-Apollinaire-de-Rias ou Saint-Basile avaient queqles éléments à apporter, ils seraient bienvenus...




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L’occasion peut-être de rappeler un autre "avis de recherche" reçu il y a quelques mois et qui est resté sans réponse :


" Bonjour,

Ma famille - Deloche - a vécu près de deux siècles(de la fin du XVIIe à la fin du XIXe) à St Apollinaire.

Depuis fort longtemps j’ai travaillé sur les registres paroissiaux, mais je ne parviens pas à remonter avant 1690. On me dit que mes ancêtres étaient peut-être protestants...

Quelqu’un du village ou des environs pourrait-il m’aider ? Car j’imagine que j’ai encore des cousins sur place (mon arrière-grand-père, François Deloche, qui s’est installé à Lyon, avait de nombreux frères et soeurs).

Je suis venu plusieurs fois à St Apollinaire et j’ai toujours admiré aussi bien le paysage que la toute petite église romane. Je vois aussi que l’activité culturelle s’est développée de façon inouïe et redonne vie à ce ptit village.

Par avance merci.

Bien cordialement.

Bernard Deloche"

Généalogie Mounier

Voeux numériques 2012


Divers et nombreux...


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Des voeux d’Adine, Siméon, Felice et Colin Charvet, une très belle photo de Dominic Thirion, et Yvon Lambert


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les voeux d’Arnu West, du tre-porteur et des Musicales de Soyons,


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Les voeux du CREO/FEL CO, de Bernard et lény Stora, de Michel Schlenker, de Christopge Galland, et de la ferme-théâtre...


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Les voeux des Mirlitons, de Marie Goussé, d’Espace-Coloris, du Parc Saint-Léger


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Les voeux de la FOL07, de R.Raphoz, de Marelles, de Libres Regards, de l’Embarqcafé


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De beaux voeux papiers aussi, s’apparentant parfois au livre d’art...

Le Gac d’Annonay, Christian Bontzolakis, le Lux, Jacques Brémond...

Et ces innombrables courriels de voeux, tout simples et très chaleureux...

Un moment convivial et amical où l’on reprend contact...

Jacqueline Cimaz





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L’invitation de Michèle Dormont


retour d’un séjour parisien.

Allez voir l’exposition Sempé

Petite attente dehors sous le soleil de décembre, avant d’atteindre la salle où s’expose l’oeuvre de Sempé « un peu de Paris et d’ailleurs »

Mais un contrôle, celui de Vigi Pirate et nous pénétrons dans une des salles de l’Hôtel de Ville de Paris.


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D’abord qui est Sempé : un immense dessinateur bourré d’humour et de poésie né en 1932 à Bordeaux. Des petits boulots au début de sa vie, puis en 1951 premières publications dans le : journal local "Sud Ouest".

En 1952, il invente le personnage du Petit Nicolas. A partir de 1957 il collabore à de nombreux magazines : Paris Match, l’Express, le Figaro,Télérama...

L’exposition se décompose en différents thèmes·

Paris qui correspond à l’installation de Sempé rive gauche. Ses différentes rencontres - avec Françoise Sagan, Jacques Tati, Jacques Prévert... · Monsieur Lambert - publication en 1965 · Les collaborations, en passant par Catherine Certitude, le Petit Nicolas, l’histoire de Monsieur Sommer · Le Monde de Sempé - il dévisage l’âme humaine. A partir de 1962 ce dessinateur devient un auteur reconnu.

Les Musiciens - Jean Jacques Sempé aime le jazz et les musiciens · New York - en arrivant la première fois à NewYork, Sempé est fasciné par cette ville, cette culture qui pour lui est inconnue hormis par le jazz et les romans...


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Michèle Dormont au PAPI, d’avant déménagement...


Courez vite à l’Hôtel de Ville de Paris jusqu’au 11 février 2012 afin de découvrir cette exposition gratuite

Michèle Dormont



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Nouvelles du quartier Bastille et canal Saint-Martin...


En cherchant la Maison Rouge, l’Opéra Bastille, toujours aussi beau et le canal avec exposition photo sur l’eau, ou plutôt dont le thème est l’eau, ses jeux de boules, très utilisés, son restaurant, ouvert en cet été indien, et aussi sa misère, discrète...

Confronter au canal des classes de collège des workshops de Pierre Ménard ?


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-  Je me souviens ne pas avoir reconnu le canal Saint-Martin des élèves de Valmy,

-  Je me souviens qu’aucun des passants interrogés n’a pu m’indiquer le collège Valmy,

-  Je me souviens que la nuit tombait et que je n’ai pu chercher plus le collège Valmy,

-  Je me souviens avoir entrevu une dame qui vivait dans sa voiture,

-  Je me souviens m’être promis qu’en novembre j’étudierai le plan du 10 ème, que j’y chercherai le collège Valmy et l’écluse, et qu’avec mon appareil je photographierai les images et les sons du canal des élèves qui sont maintenant en 5ème et 3ème...

-  je me souviens me dire que le canal Saint-Martin mérite mieux qu’une visite touristique...


J.Cimaz




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Des nouvelles de Raymond Bouit et Lamastre.Net


Nous avons reçu un lien sur la vidéo Vochora

Nous avons, suite à cette réception, demandé quelques renseignements quant à la légalité, aux droits d’auteur et au simple code de bonne noduite entre sites voisins et de proximité...

Il s’agit donc d’un film D’André Aziosmanoff d’une belle qualité sur une manifestation que nous avions annoncée [1]. Ci-dessous donc, ce lien vers le site de Lamastre qui vous permet d’écouter ces chants, et de suivre les chanteurs.

"Mr André Azios, précise Raymond Bouit, oeuvre en fait en tant que bénévole pour l’OMC de Lamastre, et me donne pour le site une video courte pour la mettre en ligne , elle est donc "offerte" et destinés aux "absents" ,aux "expats" et à tous le monde, vous pouvez bien sûr diffuser le lien de lamastre. net, celà ne peut qu’en accentuer l’audience..."

C’est pourquoi nous transmettons ce lien -ci-dessus- à nos lecteurs...


Deux autres liens proposés par Raymond Bouit : ses articles de 2011, et, pour mémoire et référence, 2010, -> sur les visites théâtralisées de Lamastre.


Nous lui offrons en retour le lien sur l’exposition Diersé, avant article de synthèse sur notre Parcours d’art...


Jacqueline Cimaz



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[1] à la demande de l’OT de Lamastre...

Le SAVS d’Empurany et Delphine Antérion nous écrivent


Une très gentille carte de remerciements qui fait plaisir !


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En haut à gauche, la 1ère de couverture ? A droite la 4ème ? En bas, l’intérieur. Mais comment ont-ils plié ?


En plus une carte qui s’ouvre et se ferme et un pliage des plus savants.

Jugez-en par vous-même en regardant les images ci-dessous.

Et en échange de bons procédés, casse-tête pour casse-tête, nous demandons aux usagers de SAVS de nous dire avec quoi et comment sont faites nos planches photos...


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Combien de planches photos associées ? D’où vient celle du fond ? Avec quoi et comment a été faite celle du 1er plan ? (à quoi on voit que c’est le 1er plan ?) de combien de photos est-elle faite ? Comment sont-elles rangées ?.... Où est placée votre carte ? Quel outil retrouvez-vous dans les deux planches de cette image ? Il sert à quoi ?...


Au plaisir de vous lire !

Jacqueline Cimaz

NB. Au repas du 14 juillet, à Saint-Apollinaire-de-Rias, Simone Foray, une de nos actrices empêchée, demandait comment s’était passée cette représentation théâtrale à Roiffieux. C’est Christophe Gaillard qui lui a fait une brillante synthèse de vos avis.


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Christophe dans le public lors de la lecture de "Les larmes de la foi" de Fatima Mana. En médaillon, Simone Foray le 14 juillet.


Merci à vous, et si vous le souhaitez, quand notre second spectacle sera au point nous retournerons vous voir avec beaucoup de plaisir...



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Offre d’emploi

de poste d’animateur multimédia pour l’EPI de Chabeuil _


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Une vidéo-conférence intéressante et qui nous concerne




Le lundi 28 a eu lieu en quatre lieux du département (Annonay, Alissas, Le Cheylard et Bourg-Saint-Andéol), une visio-conférence destinée à faire le point en présentant les 30 communes ardéchoises labellisées par Villes-Internet.

Christelle Caille, du SIVU des Inforoutes de l’Ardèche, "la jeune femme aux 68 arobases" qui, par sa ténacité, a conduit l’Ardèche à cette performance, orchestrait la séance.

Le Président Quinkal disait sa satisfaction, précisant que 30 communes avaient eu d’une à quatre arobases.

La Direction du Dauphiné-Libéré, rappelait le mardi en rubrique "société", dans un article intitulé "L’Ardèche en pole position en matière d’internet citoyen" :

"Saint-Apollinaire-de-Rias, dans le canton de Vernoux-en-Vivarais, est même le seul village à avoir obtenu cette dernière distinction, figurant aux côtés de villes comme Montpellier ou Clermont-Ferrand."

Jacqueline Cimaz, dans son intervention soulignait l’intérêt d’un tel palmarès pour l’évaluation interne et la régulation du site. Ce qui suppose de bien appréhender les critères qui fondent le classement. A cet égard, il aura fallu deux mois d’analyses, lectures, échanges, recoupements pour dégager l’essentiel.

"Pour Jacqueline Cimaz, l’une des responsables du projet - écrit le Dauphiné Libéré- cette place « dans le peloton de tête » est notamment liée à l’utilisation du site dans « un processus de patrimonialisation », qui permet « aux gens de choisir ce qu’ils veulent voir figurer au patrimoine »."


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Pour donner un exemple : Paulette Vignal est partie pour concevoir son livre (imprimé), de souvenirs de sa mère, de l’école, puis elle a commenté des documents, recherché des détails précis et datés sur les commerçants et artisans du village dans les années 50, avant de terminer par un pannel d’anecdotes de la vie de son épicerie-buvette, en faisant attention à ne choquer personne. Un choix de démarche qui a ensuite servi d’exemple à tous ceux qui ont accepté de se lancer dans l’élaboration d’un livre numérique... Utiliser le numérique pour patrimonialiser une partie de leur souvenirs et connaissances . Continuer ensuite, pour une seconde publication, sur un autre choix... [1]

Où le numérique -et l’Internet- s’avèrent supports, vecteurs et moteurs d’un processus de patrimonialisation dont le produit est offert, en don, à la planète entière. Des processus sur lesquels les études se développent actuellement comme le soulignait Jacques Chabal.

C’est pourquoi Jacqueline Cimaz a dédié ces quatre arobases à tous ceux qui sont venus en Bibliothèque-PAPI apporter leurs témoignages, leurs récits, leurs recherches, les ont travaillés d’une manière ou d’une autre, pour les mettre en forme ou accompagner leur mise en forme par/avec l’équipe - c’est-à-dire à une bonne cinquantaine de personnes...


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Un article de la Direction du Dauphiné qui nous a été envoyé peu de temps après sa mise en ligne sur Internet.


"La Ville de Bourg-Saint-Andéol, poursuit le Dauphiné - a elle aussi reçu 4@. Le maire Serge Martinez s’est dit soucieux de « poursuivre la progression », de manière à « développer les échanges avec les citoyens » et « faciliter le quotidien »."

D’après les dires de Nora Araoui, nous savons qu’un important travail de réflexion a aussi été conduit pour repenser le site Internet en cours de transformation...


Cette prise en compte par le jury de Villes internet des démarches, réflexions, stratégies, pratiques, et pas seulement du produit fini, est intéressante - pédagogique et formatrice...

Une belle découverte aussi de ce palmarès.



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[1] cf Eliane Baud et ses souvenirs d’école appuyés sur une prise de photos d’aujourd’hui.



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Evaluation spécial-rural ou diverses formes de patrimonialisation ?


La proposition d’une évaluation spécifique au rural s’inscrit dans un champ où le rural est essentiellement défini en termes de « manques » par rapport à l’urbain [1]

Une situation à relativiser déjà à l’échelle de l’histoire...

Et puis, l’internet et les systèmes d’objets intelligents émergents, la rapidité croissante des moyens de transport ne peuvent-ils avoir d’incidences sur les relations ville/campagne ? [2]

Et surtout, ces "manques", n’appellent-ils pas le développement de stratégies de substitution, contournement - du bricolage - bidouillage- à la création, notamment par la valorisation des ressources humaines de proximité ?


Internet là dedans ?

-  Accès aux ressources universitaires, informations, mise en circulation de documents numérisés - le descendant,

-  de documents numériques nés de création locale de connaissances, avec leur traçabilité, de leur production, transformation à leur histoire - l’ascendant,

-  et à l’intersection des deux, la patrimonialisation...



-  Mise en réseaux composites et hétérogènes aussi, des approches scientifiques et/ou investigations artistiques,

-  outil de planification.

-  de communication et d’intervention avec la transversalité des réseaux sociaux et leurs rôles nouveaux dans les mouvements sociaux...


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Une dimension planétaire et une universalité qui transcendent les frontières territoriales et leurs recompositions...

Une dimension planétaire et une universalité qui ne sont pas antagoniques avec l’actuel développement, en milieu rural, de circuits courts qui visent une autosuffisance alimentaire de qualité...


Entre prospective et Utopie qui peut dire ce que seront dans un siècle les relations ville/campagne [3] Des possibles ouverts dont on ne sait ce qu’ils deviendront. D’autres possibilités non verbalisables ou même pressenties aujourd’hui, qui, certainement, émergeront plus tard ?

Et puis, l’Internet, « fenêtre ouverte sur le monde » pourvoyeur de lien social, est aussi réserve cognitive et de formations par la constitution et l’étude de sitographies, les échanges.


C’est également un miroir qui permet de prendre de la distance et de réfléchir dans tous les sens du mot...

C’est enfin un puissant moyen d’action. Une dimension performative que les évènements inattendus d’Islande, de Tunisie, d’Egypte, de Lybie ont mis en évidence... N’y a-il pas aussi des articulations à interroger entre patrimonialisation et performatif ou patrimonialisation/performatif/participatif ?




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Donc, pour en revenir au questionnaire, trois propositions pour une évaluation du rural qui stimule sa participation et celle de tous :

1. Ne peut-on avoir des formulations des items assez ouvertes pour recueillir l’information, certes, sur l’existence ou non de ressources, mais aussi et surtout, de pratiques en relation avec les champs d’application habituels ou non des technologies évoquées, suppléant éventuellement à l’utilisation standard et attendue, la contournant ou la dépassant - et toujours génératrices de culture numérique ?

Du repérage de la diversité des utilisations à l’analyse des heuristiques et stratégies émergentes ?


2. Si le numérique constitue un outil idéal pour articuler l’ascendant et le descendant dans une démarche transversale innovante, ne pourrait-il y avoir une question subsidiaire - incitative - sur cette articulation, au cœur des processus de patrimonialisation et d’élaboration de territoires de projets - ou de projets de territoire ?


3. Celle-ci suppose un ancrage dans une population précise, la volonté de développer la culture numérique en valorisant les apports de tous, ainsi explicités, structurés, analysés, conservés, communiqués, superposés, articulés les uns aux autres et aux autres connaissances du domaine. L’adjonction d’une question ouverte appelant récit ou analyse d’une expérience ne pourrait-elle permettre à une étude de contenu d’appréhender de l’innovant qu’il soit en milieu urbain, rural ou rurbain ?


Conclusion :

La proposition, donc, serait plutôt que de réduire le nombre de questions pour le rural, d’élargir le champ des investigations pour le centrer davantage sur les pratiques innovantes que sur des ressources liées à des techniques relativement ponctuelles et souvent très coûteuses [4].

Ceci en fonction d’objectifs relatifs à la médiation et au lien social, mais bien sûr aussi d’exigences de qualité scientifique et artistique...

Mais n’est-ce pas déjà la démarche engagée avec la place nouvelle assignée aux initiatives ?

Jacqueline Cimaz



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[1] moins d’habitants, moins de ressources et donc qualité moindre.

[2] Le plateau ardéchois est déjà à moins de trois heures du centre Paris, alors que la grande banlieue en est à plus de deux aux heures de pointe... On va facilement à une réunion à Paris dans la journée... avec un TGV où fleurissent les ordinateurs portables et où vous entendez parfois, en même temps cinq conversations sur téléphone portable. Les visioconférences organisées par le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche, dont la qualité s’est considérablement améliorée en quelques années, permettent échanges et réel travail à distance. Quant à l’avion, d’où que ce soit, vu les délais d’embarquement et de récupération des bagages, il n’est intéressant que pour les longs trajets, de plus de six ou sept heures de vol... Restent évidemment des problèmes de coût et de développement des réseaux...

[3] Minivilles fortifiées isolées dans un désert hostile entre rural et friches industriels ? Campagnes isolats chics et protégés dans un urbain métropolisé et menaçant ? Mitage plus ou moins dense en métropoles composites ? Nouvelles hiérarchisations ? Emiettement et pixellisation des paysages ?...

[4] et dont les utilisations peuvent fort bien être décrites dans les réponses de ceux qui les utilisent.



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D’un palmarès à la réflexion sur les critères d’évaluation, l’apport de Villes-Internet


Les correspondants des Villes Internet 4 et 5 arobases étaient invités à la réunion du Comité d’Orientation des Labels Villes Internet 2012 du 16 janvier. Une des questions posées concernait la meilleure façon de prendre en compte le rural.

L’idée avait été évoquée de rendre certains items facultatifs pour le rural.


Une proposition qui après l’expression par certains d’un refus de panneaux "village-internet" [1] suscitait, au rythme du TGV traversant la campagne lyonnaise, de plus en plus de réticences...

N’était-ce pas définir le rural en termes de manques, quantitativement, alors que justement l’internet et les systèmes d’objets intelligents émergents peuvent transformer les relations ville/campagne ?


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Ces "manques" concernent des ressources techniques et en professionnels, coûteuses, mais aussi des ressources ou non ressources du contexte : ex plus d’école dans le village, lycée éloigné, plus de commerces...

Mais justement parce qu’il y a ces manques, peuvent se développer des stratégies de substitution, du bricolage - bidouillage- à la création, notamment par la valorisation des ressources humaines de proximité. [2]

Internet là dedans ? Informations et mise en circulation de documents numérisés, traces-suivi des investigations -traçabilité, découvertes, recherche d’informations, appel à identification de personnes sur des photos, recherches généalogiques, recherches historiques, échanges, visite de lieux, puzzle patiemment reconstitué... La chaîne ou le flux complexe de réseaux intriqués entre travail dans la durée/évènementiel, restitution sous formes diverses d’un recueil de mémoire, distancié, remis en perspective par approches scientifiques et/ou investigations artistiques [3] poli comme song de Brecht.

Bref tout ça pour dire que l’Internet en rural profond, c’est un peu comme la soupe d’autrefois : plus on était misérable, plus les ingrédients étaient pauvres et rares et peu nourrissants, et plus il fallait de temps, de travail et d’ingéniosité culinaires [4] pour en faire quelque chose de bon et qui tienne l’estomac... [5]


Bien sûr, l’Internet c’est aussi - comme le disait récemment un retraité résidant sur la commune - « Ma fenêtre ouverte sur le monde » Et pour d’autres, le lien avec les enfants, parfois "aux quatre coins de la planète"...


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Et puis à l’ère du numérique, même si la neige peut le renvoyer à des heures de marche [6], le rural profond, s’il a peu de ressources, bénéficie du recours possible à des réseaux, comme, ici, ceux du SIVU, de FORMAVIA, des EPN Rhône-Alpes, pour les livres, de la BDP...

Et ne peut-on, même sans moyens, constituer des sitographies amenant sur place les musées les plus prestigieux, la création la plus contemporaine, les recherches en cours ou en projet ?

Et les projeter en même temps que séquences de vie villageoise, sur grand écran lors de rencontres diverses ?


Un palmarès qui constitue une belle réussite pour la ruralité, le travail d’équipe et l’implication croissante, via les sites et blogs, de la population dans des processus de patrimonialisation. Création collective de connaissances sur tout le territoire ? Une affaire à suivre...




Donc, pour revenir au questionnaire, trois propositions pour stimuler la participation du rural :

1. plutôt que des items relativement fermés sur la disposition ou non d’une ressource exigeant une technologie coûteuse, ne peut-on avoir des formulations un peu plus ouvertes pour recueillir l’information, certes, sur l’existence ou non de cette technologie, mais aussi, dans tous les cas, sur une prise en considération alternative de pratiques liées à cette technologie, génératrices du développement de la culture numérique ? Equipement ou stratégies de contournement, substitution, objectivables par repérage des niches d’utilisation... [7]


2. Le numérique parait constituer un outil idéal pour articuler l’ascendant [8] et le descendant [9].


(JPG) Ne peut-il y avoir une question subsidiaire - incitative - sur cette articulation ? [10] au cœur d’un processus de patrimonialisation... [11]


3. Ceci suppose un ancrage précisé dans la population, la volonté de développer la culture numérique en valorisant les apports de tous, ainsi explicités, structurés, analysés, conservés, communiqués, superposés, et en les articulant les uns aux autres et aux autres connaissances en ce domaine... [12]. Un item supplémentaire pour appréhender ces pratiques ou quelque chose de plus ouvert donnant tout son poids au choix même du domaine de réponse ?  [13]

Donc ancrage, valorisation, peut-être récit d’expérience, additif facultatif nécessitant une étude de contenu...




Conclusion :

La proposition, donc, si c’est possible, serait plutôt d’ouvrir les portes à un milieu rural conscient de ses limites technologiques - et peut-être aussi aux nouvelles inter-territorialités [14] - non par un questionnaire "au rabais" mais par un questionnaire entr’ouvert plus explicitement encore sur les pratiques et le qualitatif - permettant de repérer des niches d’utilisation, pratiques collaboratives, alternatives, heuristiques... en fonction d’objectifs relatifs à la médiation et au lien social mais aussi d’exigences de qualité scientifique et artistique...

Mais n’est-ce pas déjà la démarche engagée avec la place nouvelle assignée aux initiatives ?

Sûrement des propositions de profane et un peu scolaires...

Mais une réunion très riche car par delà les palmarès - vis-à-vis desquels on a toujours des réticences d’enseignants du 20ème siècle- elle apporte des éléments pour l’analyse de ses propres pratiques - apports de l’évaluation externe à l’évaluation-régulation interne...

Une approche renouvelée aussi de ces processus de patrimonialisation qui créent la richesse de ce plateau "défavorisé" [15]

Jacqueline Cimaz

PS. Notes rapides, pour contribution à la réflexion collective, à partir de notre expérience dans un lieu de l’Ardèche fort de son passé et de ses valeurs, à l’identité d’autant plus revendiquée qu’à part sur quelques berges des rivière, il ne reste pratiquement plus de traces archéologiques d’une industrie florissante il y a un siècle...

Mais avec les formes inédites de métropolisation qui semblent se chercher et dont on ne sait comment elles se construiront, qui peut dire ce que sera ce rural dans un siècle ?


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[1] perçus comme minorant un label qui est effectivement le même pour tous.

[2] Ex : plus d’école dans le village depuis des décennies, mais interventions des bibliothécaires en milieu scolaire dans le cadre de projets scientifiques ou artistiques (" Media en quête d’identité" - ou le devenir du livre, ses ressources numériques et pas seulement numérisées... le portrait générique résultant de superpositions ou la tentative de construire, cerner une identité...)

Autre exemple : un patrimoine bâti très restreint, mais un patrimoine immatériel très riche, constitué de savoir-faire, de souvenirs... étayés par mots, expressions, coutumes, photos, documents (ex : les comptes de l’épicerie Vignal au début du 20ème siècle, le registre des nourrices, les photos de classes anciennes...) ... Suite à la réception d’une lettre informant le maire de l’inscription de trois noms au mur des Justes à Paris, longues investigations et recherches avec la famille Schlenker cachée à Saint-Apollinaire pendant la guerre, reconstitution collective de son passé puis récit dans le livre de Sylvette Béraud-Williams, ethnologue et auteur, « Entre silence et oubli, mémoire d’un quotidien rural bouleversé » que nous avons publié - le résultat de plus de cinq années de travail de la commission collecte avec l’aide de la DRAC ethnologie, 56 interviews ethnologiques...)

[3] cf le « Carrefour des Résistances », installation de Régine Raphoz dans un lieu où à quelques siècles d’intervalle, se sont croisées résistances civiles et/ou armées pour la liberté de conscience, la cache de familles juives, l’hébergement de maquisards, l’accueil des fugitifs rescapés du camp de Juventin... D’où ce glissement sémantique fréquemment rencontré dans la population entre « camisard » et « maquisard » qu’Alexis Chazard veut interroger avec ses étudiants de l’ERBA... Il y a aussi ces rencontres patois mensuelles qui n’ont rien de passéiste ni vieillot même si (ou justement parce que) leur forme s’est de plus en plus apparentée aux veillées d’autrefois : s’y mêlent des récits de vie, des « recherches » linguistiques fines, avec comparaisons des tournures locales, les approches ethnologiques et historiques ; photos, petites séquences vidéos permettent conservation et suivi sur le site -sans compter les publications personnelles de certains participants...

[4] depuis devenus patrimoine culturel...

[5] Et le chou cabu servait aussi pour soigner les rhumatismes...

[6] bien que des savoir-faire locaux, artisanaux, permettent un déneigement que maintes villes pourraient envier...

[7] Exemple : « Adaptation du site à la lecture sur téléphone portable. Certes, mais ne peut-on prendre en considération d’autres modalités de prise en compte de la généralisation du téléphone portable ? Où on pourrait trouver des réponses comme « technologie inaccessible actuellement mais prise en compte de l’évolution des pratiques avec la création d’adresses e-mail pour des personnes qui peuvent ainsi avoir accès de chez elles aux messages de Pôle Emploi, concours ados type « Pocket films »... (Ce qui n’est déjà pas si mal quand on sait que le téléphone portable ne passe toujours pas en Bibliothèque !)

Où, pour réduire le travail, le « Autres modalités de prise en compte ? » ou autre formule de ce type ne pourrait-il être mis dans un chapeau général en tête de questionnaire ?

[8] recueil de mémoire, savoir-faire, type démarche écomusée...

[9] apports et références techniques, scientifiques, artistiques... type démarche Malraux, TNP...

[10] par exemple, dans un cadre spécifique "culture numérique".

[11] Quelque chose comme « Le numérique contribue-t-il dans votre ville, quartier ou village, à l’articulation des apports de chacun et de la formation de tous ? Si oui, comment ? » Cf « Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia »... (importance des images, sons...)

[12] Pour nous, la Bibliothèque, seul lieu de rencontre public dans le village, est lieu de création de connsaissances... ce qu’objectivent le site et nos publications papier ou numériques...

[13] comme par exemple, un bref récit. "Si vous le souhaitez, vous pouvez développer en une quinzaine de lignes maximum, un exemple montrant l’adaptation de vos offres d’activité aux caractéristiques de la population concernée, et votre évaluation de cette initiative"...

Ex : comment on en est arrivé à distinguer pour la fête de l’Internet 2011 des actions Défricheurs / Grands débutants / Ados...

[14] avec des limites administratives, de délégation...

[15] Où du fait de la dureté de la vie passée, de la valorisation d’une culture du "livre" et de l’importance de la population issue de l’Assistance Publique, on constate un décalage important entre niveau scolaire et niveau et appétit culturels.



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L’explication par la patrimonialisation


Nous avons été ravis d’avoir 4 arobases. Le succès à un palmarès est toujours gratifiant. Cela l’était, pour la Bibliothèque/PAPI, pour la commune et pour le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche - et aussi, bien sûr, pour l’Association les Rias qui gère et anime par convention, Bibliothèque, PAPI et site Internet.

Mais nous avions surtout envie et besoin de mieux connaître les raisons de ce palmarès prestigieux. Le voyage à Saint-Médard-en-Jalles a été intéressant, notamment par les découvertes faites en matière d’image, interactivité et écritures numériques. Mais il ne nous a pas renseigné sur le fond du problème.

Au retour, par contre, la lecture de la brochure « Cités en réseaux », qui situait le niveau universitaire du jury, confirmait bien que les raisons données de ci de là, et les avis recueillis pouvaient expliquer l’octroi d’une arobase, mais absolument pas de 4 arobases. D’où la nécessité de mieux appréhender des critères d’évaluation externes dont il devenait chaque jour plus évident qu’ils étaient d’un bon niveau, pour en tirer des enseignements et enrichir les critères d’évaluation interne plus ou moins explicités qui sous-tendent les orientations du travail irriguant le PAPI, le site, son évolution et sa régulation dans la durée.

C’était sans doute, outre le besoin de plaider pour le rural - notamment par le maintien du même niveau d’exigence de qualité que pour l’urbain - et le plaisir d’un retour à Paris, la motivation profonde du déplacement du 16 février. Et d’emblée, effectivement, l’intérêt d’une réunion torsadant recueil d’avis à partir d’expériences solides et côté comité scientifique, dans un espace ouvert par la proximité de la très belle architecture de La Défense.


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Et ce voyage à Paris, a, en effet, été plus instructif.

Déjà, le travail personnel fait dans le TGV pour formuler des propositions en matière d’évaluation du milieu rural a conduit à expliciter davantage encore la primauté accordée aux pratiques, « ( aux niches d’utilisation » disait-on au CNDP), le rôle joué par l’écriture numérique telle que nous l’abordons, composite et diverse, pour articuler démarches culturelles ascendantes (type écomusée) et descendantes (type TNP), l’importance de l’ancrage dans la population dans toute sa diversité, et dans ce travail fait au PAPI, qui transforme ses apports. Comme d’un fond de tarte et de fruits on fait un gâteau, donc autrechose. La transformation qui donne forme, sens [1] et plus- value. A partir des souvenirs, objets et documents, mais aussi de références, on bidouille, recycle, répète sans peur, accepte la polysémie, fait du neuf, bref on patrimonialise [2] Les apports y deviennent témoignages et moyens d’action. Et les « objets créés », imprimés ou numériques, par l’image et/ou le texte, deviennent des références - intéressantes par leur diversité [3]

Une vieille démarche des Rias [4] Continuité et ruptures. Continuité dans la place octroyée aux mémoires et valeurs collectives et individuelles, entre recueil et transformation, avec le travail de médiation et les programmations-résidences, rupture dans le fait qu’à côté d’une diffusion artistique où médiation et création sont bien distinguées, s’est développé l’engagement dans des écritures numériques où chacun travaille ses propres apports. Aucun n’est artiste numérique, mais l’écriture numérique s’avère plus engageante pour tous que ne le sont les ateliers d’écriture ou d’arts plastiques habituels. D’une part, il y a toujours la possibilité d’y revenir, d’autre part les difficultés techniques à résoudre, en prenant le pas sur les problèmes de création, libèrent de réminiscences scolaires trop contraignantes et offrent un espace à certaines petites audaces... Et puis c’est un domaine nouveau où chacun est débutant mais participe à des degrés divers, ne serait-ce, au tout départ, qu’en se laissant filmer ou photographier pour le site.

(JPG) Et puis surtout, on avait déjà publié « papier » à partir de récits et souvenirs. [5]

En fond, la diffusion extrêmement rapide de l’appareil photo numérique a permis sinon induit, le passage au « livre » numérique incluant l’image [6]... Bref, un outil de recueil ou plutôt de lecture/écriture personnelle qui choisit ses données et particularise un regard. La mise sur site finalise, valorise, facilite échanges et diffusion. Avec les mêmes consignes dans un même lieu, chacun fait des choses différentes et tous s’en rendent compte.

Le projet « Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia » devrait apporter un enrichissement des écritures et lectures numériques... [7]

Donc des apports associatifs où le « descendant » fertilise l’ « ascendant ». Un travail au PAPI qui fait une place importante à l’ascendant, même si le descendant est présent, et si l’articulation s’y travaille aussi.


Un bel exemple, dans un autre domaine, celui « du spectacle vivant » peut aussi être pris avec la préparation de spectacle « Mouvances ». Recueil de textes ou paroles, de gestes, par un professionnel, Christian Bontzolakis, essais de mises en voix et en espace, élaboration progressive d’un synopsis. Un groupe de 7 à 86 ans, de la ménagère à l’universitaire en passant par l’ouvrier de C.A.T., les élèves, la puéricultrice... Où Lautréamont côtoiera le chou cabu, la natation, la rondeur de la terre et la valse brune... Du « déjanté » qui a plu au public et dont on redemande.

Une expérience de création à partir d’un patrimoine déjà transformé ou de patrimonialisation en vue d’un spectacle théâtral...

Tout cela suivi, communiqué, anticipé par le site. Bref c’est tout naturellement que l’appui sur ce travail a orienté des propositions pour une ouverture non minorante au rural, calées sur la patrimonialisation.


Et là, Paris, l’intérêt d’un universitaire présent - dont on sait qu’il a été le professeur de Christelle Caille - et qui dit qu’il travaille sur la patrimonialisation !


Au retour, recherches sur Internet, et découverte des travaux de Pierre Morelli, maître de Conférences à l’Université P.Verlaine de Metz, en Sciences de l’Information et de la communication...

Des thèmes de recherche qui nous intéressent particulièrement  :
-  Analyse de l’usage des TIC [8]
-  Aspects artistiques, culturels et sociaux du multimédia [9]
-  Développement et analyse d’outils de travail collaboratif à distance [10]
-  Technologies de l’information et de la communication et spectacle vivant [11]
-  Technologies de l’information et de la communication et cinéma [12]

Et puis une communication de Pierre Morelli à lire sur « Blog, patrimonialisation et tourisme durable " - téléchargeable... sur laquelle nous reviendrons.


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Quand on avait posé la question à Christelle Caille du pourquoi des 4 arobases, elle avait répondu, « Ben, sans doute ce que vous faites avec les gens ». C’est-à-dire ?

Le mot « patrimonialisation » relevé et le contenu du texte lu et là c’est l’insight : évident ! On était trop immergé dans les pratiques pour avoir une vue d’ensemble. Là le concept clé des 4 arobases.

Donc de ce point de vue, plus trop d’interrogations [13]

Donc c’est sans nul doute les processus de patrimonialisation qui alimentent le site et que celui-ci renforce en retour (cf articulation site, plus descendant / calaméos, plus ascendants etc...) qui sont la clé des 4 arobases. Donc plus trop d’interrogations à ce sujet...


D’accord. oui, mais comment ça fonctionne ? Au niveau des médiations fines, comment cela s’articule-t-il ?

En matière de patrimonialisation (et de don), nous avions eu en octobre pour la Fête de la Science 2010, « Biodiversité et bioéthique », l’intervention de Jean-Claude Mermet  [14] Où la patrimonialisation - construction du patrimoine - apparait comme un «  processus social complexe d’attribution de sens à un espace construit.  ». [15]


Au niveau théorique, la « patrimonialisation » renvoyait donc pour nous aux travaux de Mermet. Intéressants mais complexes, à lire, relire...

Mais personne aujourd’hui ne se fait de souci. Le dimanche 5 juin, nous partons tous en car au Mézenc, des jeunes, des vieux, des alphabètes, des pas alphabètes, mais tous avec l’Appareil photo Numérique pour aller traquer les fleurs et familles de fleurs des prairies à la biodiversité retrouvée. Les photos, s’inspirant ensuite du travail de Camboulive, on les superposera par familles pour traquer l’identité générique de chaque famille de fleurs de Mézenc. Avec l’aide de Pierre Giroux. Et même, exceptionnellement, parce que Paulette y tient, on aura le droit exceptionnel de cueillir ce qu’il faut pour faire en bibliothèque, un herbier de l’école d’autrefois.

Après on ira voir Mermet et les Amis du Mézenc et déguster avec des centaines de personnes le fameux Fin Gras (AOC PER.) Au retour, garanti, les concepts garnis de contenu dense, de couleurs, d’odeurs et d’anecdotes auront acquis substantifique moelle. Démarche inversée ? A voir ! Il y aura les photos, les vidéos, les veillées projections de l’automne... La durée quoi...

« Et puis j’ai des souvenirs, c’que j’me rappelle, des photos aussi. On cherche les mots - Fatima fait ça bien, on met ensemble, les photos, les textes, des fois les enregistrements, on voit, on range, et pis Mme Cimaz mélange tout ça, en fait quelque chose de propre et le met sur Internet - ça fait bien et on nous voit de partout... y en a qui font des diaporamas. C’est pas mal. Et pis comme ça, ça reste. Et c’est bien pour les enfants... On a des choses à dire, on n’est pas plus bête qu’ailleurs. »

Patrimonialisation ? Sûrement. Quant à la forme livre, elle est structurante et rassurante...


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On peut se demander, en lisant le texte de Morelli si le livre numérique tel que nous le fabriquons ici ne remplit pas un peu la même fonction que les blogs...

« les Blogs peuvent être regardés comme écomusées en ligne, le choix du contenu et de son exposition, revenant à l’auteur dont la crédibilité peut être évaluée de manière qualitative et quantitative. »

Moins de communication, plus d’expression, mais une bonne adaptation au public touristique ou à nos habitants intermittents, friands de terroir. Une place plus restreinte mais plus pérenne. Et puis il y a le livre et la collection, collective, diverse et rassurante de ces « petits livres numériques » sous Calaméo. [16]

« De plus, participant par essence de l’esprit Web ils construisent du lien social qui opère sur le registre de l’échange mais surtout du don. Par ailleurs, le lien social sous-tendu par le patrimoine oblige ses héritiers (nous par exemple), débiteurs de fait dans sa transmission. »

Où c’est Paulette qui choisit ce qu’elle veut dire de ses parents. Ni un tiers, ni des archives, ni, bien sûr, eux-mêmes.

La patrimonialisation peut alors être définie, écrit Morelli, « comme l’ensemble des diverses procédures qui, formant un dispositif social et symbolique, opérationnalisent cette “filiation inversée” (...) [laquelle instaure une relation à l’autre, dans le temps et dans l’espace] » [17]

« Blogs [18] et patrimoine sont traversés par le principe du don. Nous sommes en présence d’une logique également régie par la réciprocité, la gratuité et la relation sociale »

Tout à fait, on s’y reconnait.

Voilà aussi, trouvé sur le web, une citation anonyme (ou Mermet ?) qui nous offre de nouvelles ressources pour analyser notre travail :

« L’étymologie du mot « patrimoine » fait référence au père, à sa lignée descendante et ascendante et à son autorité. La figure du père ne se limite pas au passé, elle représente également le père actuel et le père à venir, l’héritage se développant dans cette succession. Cette conception du patrimoine comme bien privé va pour longtemps rendre opaque la singularité de la conception, nouvelle, de bien collectif, élaborée à la période révolutionnaire. Car ces deux conceptions partagent la même idée de transmission de quelque chose par quelqu’un ou un groupe ou une institution... Or, elles font référence à deux processus radicalement différents. Dans le premier cas, le patrimoine est transmis d’une génération à l’autre, ce qui suppose un patrimoine déjà constitué qui se transmet du passé vers le présent, et un devoir de conservation pour chaque génération ayant à charge de le transmettre à leur tour. Dans le second cas, c’est à partir du présent que des objets du passé sont reconnus comme patrimoniaux, processus qui a été désigné en terme de « filiation inversée »... Pour analyser ce processus, un nouveau concept apparaît, celui de « patrimonialisation »... »

Laboratoire Culture et Communication / Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse


Nous avons toujours dit que nous serions ravis qu’un doctorant vienne travailler sur nos pratiques...

Jacqueline Cimaz




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[1] La forme sens de Meschnonnic

[2] Mermet et Morelli nous excuserons pour l’approximatif et le pragmatisme de cette vulgarisation pédagogique, mais comme on peut y revenir...

[3] pour peu qu’on ne s’enferme pas dans un seul modèle, une seule forme... Un obstacle à éviter avec les « calaméos »

[4] - « Expressions artistiques actuelles à partir du patrimoine humain » (2003/exploration et recueil), « Valoriser le patrimoine industriel et humain » (2004/les moulinages), « Enquêtes sur les mémoires de la Résistance » ( A partir de 2005 ?), « Démocratie participative » (2007), « Mouvances »/l’eau ( avec son monde de flux et réseaux et autres systèmes, 2009), « Media en quête d’identité »/le devenir numérique du « livre » (2009-2010), la montée des interrogations sur le numérique, « Résonnances », un peu tôt pour l’interactivité, mais reprise dans « Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia » (2010-2011).

[5] Le livre de Paulette Vignal « Souvenirs d’enfance et village » est exemplaire à cet égard. Où sa patrimonialisation à elle nait de l’assemblage de récits de vie personnels ou scolaires, d’un commentaire- professionnel et ethnologique des comptes de l’épicerie au début du 20ème siècle, de flashs sur le hameau à des dates différentes, du décompte précis des artisans ou commerçants en 1956, puis de souvenirs de son épicerie-buvette... Une version numérique doit en être faite, dont il serait intéressant qu’elle ne soit pas la seule copie numérique (qui existe bien sûr...)

[6] avec la différence de statut entre photo, « belle photo » dirait Rouillé et « image » où la photo est utilisée comme outil par l’artiste -cf Sophie Calle, Catherine Poncin, Camboulive, Couturier - même Clergue avec ses superpositions argentiques

[7] Un volet déjà bien en cours avec le travail sur l’identité générique de Sébastien Camboulive.

[8] les niches d’utilisation

[9] Des domaines de travail généraux des Rias à l’Ecriture transmedia...

[10] ça, c’est surtout au CLD qu’on en parle dans la "Commission Culture, démocratie participative et TIC"...

[11] cf travail avec Bontzolakis effectué et à venir...

[12] Un domaine où le travail n’est qu’amorcé avec la vidéo... bien en deça de nos attentes ; mais qui nous intéresse et devrait se développer en 2011...

[13] vu la vétusté du site et le manque de temps pour le toiletter comme il faudrait, on s’était même demandé s’il n’y avait pas eu erreur.

[14] Ingénieur d’Etudes au CNRS, Faculté d’Anthropologie et de Sociologie, Université Lumière, Lyon 2. Des recherches sur « Espaces et territoires de la patrimonialisation », avec interrogation des confins, des contradictions entre territoires politiques et de projets, et de ces lieux symboliques pour la mémoire collective et les identités, où se superposent divers cadres mémoriels...

[15] Appropriation, appartenance et nouvelles aires...

« Penser les actions de patrimonialisation dans le développement local, c’est, en définitive, comprendre comment s’articulent et/ou s’affrontent les logiques de la propriéré, de l’appropriation et du propre, autrement dit, la légitimité démocratique, les raisons savantes et les imaginaires locaux. » A voir aussi sur le site « mezenc.doc.fr » « don »/patrimonialisation et transmission patrimoniale", la tradition comme acte d’énonciation sinon d’attestation...

« Nous choisissons ce par quoi nous nous déclarons déterminés, nous nous présentons comme les continuateurs de ceux dont nous avons fait nos prédécesseurs... » Voir aussi .

[16] Une question à se poser : sont-ils lisibles sous Smartphone ?

[17] (Davallon,2006 : 27). A noter que Davallon, cité ici, l’est aussi par Mermet. Un livre de 2006 à commander à la BDP pour le prochain passage du Bibliobus : DAVALLON, J. 2006. "Le Don du patrimoine". Paris : Lavoisier.

[18] ou livres numériques faits par nous ?



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Les beaux voeux de Marie Gousse


une artiste dont nous suivons et apprécions le travail depuis plusieurs années...


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un site à voir pour découvrir ou redécouvrir son oeuvre...





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Voeux numériques


de l’Amicale Vallons Salavas.


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De l’UFOLEP de l’Ardèche...de très nombreuses associations sportives et Amicales Laiques.


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De la FJEP St Michel-St Maurice (St Michel de Chabrillanoux) envoyés par le Président, M.Pizette...


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De LSI du Pouzin, UFOLEP et USEP, FOL...


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Nos remerciements et nos voeux laics à tous, apprentissages, convivialité et réussites pour tous.


Une diversité à souligner aussi, où numérisation ne rime pas avec uniformisation mais avec expression, diversification, personnalisation...





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L’ultime envoi avant retour


de Pierre et Régine Froment

De très belles photos, notamment de dunes...

On attend le retour pour en savoir un peu plus sur ces lieux et la vie là-bas...

Sûrement quelques publications en perspective sur la Nouvelle Zélande...


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Planche composite : de gauche à droite et haut en bas. Dunes Farewell Spit, coquillage, Waitarerre Beach au coucher du soleil, couple de mouettes, Mount Taranaki, glacier Franz Josef.

Photo seule : Paradision Wanaka.





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Voeux nouveaux


Ceux de Saint-Julien-le-Roux adressés à la mairie, ceux d’Edith et Christian Pourchaire, adressés à l’équipe des Rias (celle du sentier d(art en construction), les très beaux voeux - cinq calques - difficile à reproduire - du CNAP (Centre Nationale des Arts Plastiques) et ceux de la MAPRA adressés à l’Association Les Rias en tant que structure du Réseau Départemental de diffusion des Arts Plastiques en Ardèche...

Des réseaux, des échanges, du lien social et culturel... A verser aux Biens Communs des habitants - permanents ou temporaires - de ce plateau...


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ou


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Nouvel envoi de Pierre et Régine Froment


De gauche à droite et haut en bas
-  Route burn valley,
-  cairn de routh burn valley, north branch,
-  lac Wakatipu

-  panorama treble cone

-  Milford sound
-  Rob Roy glacier

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Souvenirs de St-Médard-en-Jalles


avec escapade buissonnière de quelques heures pour le retour...

-  Michel Cimaz vous offre quatre arobases, bien sûr


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et son ascension de la Dune du Pyla.


dune photographiée par Fatima Mana (photo ci-dessous)


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-  Fatima Mana, elle, cela va de soi, vous offre un texte,


Dans la lumière captive de l’hiver


Au premier plan, entre autoroute et ciel, lumière captive de l’hiver, au fil des kilomètres avalés, douceur prégnante et humidité ambiante.

S’étend sur le voyage des couleurs surannées que le dehors étale accoudé aux escales.

Le canal du midi dort paisiblement sur son histoire fluviale. Ses gabares girondes la Dordogne et halent le temps aux grumes des courants. Dérivent en filigranes des halos de brume charriant la mer vers l’océan.

La Toulouse de Nougaro chuchote contre ses murs de briques roses des réminiscences cathares. A l’abord des portes de la ville, l’aube violette son emblème.

Bordeaux tout près se baigne dans ses grands crus. Des quais inaccessibles font le pied de grue sur l’avenue et n’en finissent pas de tourner en rond dans ses bouchons aux heures où se pointe le berceau familial, bien décidé à appareiller sur la surface d’hier vivace. Accrochés à l’enfance, des rouleaux d’écume buttent le souvenir.

La forêt des Landes exsangue dresse pathétique ses vestiges, jonchés de sexes impuissants pénétrant le vide de leurs viscères végétales couvertes d’épines. Pourtant inscrit en pleine lumière, sur ses flancs insurgés, le verbe résister se fixe à la barre des éléments et arrache l’improbable. De ci, de là, des bourgeons émergent de ses ruines.

Etonnante dune du Pyla promenant son horizontalité blonde sur l’immuabilité des ères écoulées.

Au bout d’inaltérables archéologies, l’océan s’accroche aux falaises, résilie ses bancs de sable à coup de grandes marées. Répit - trêve - grève, les pins brûlés se retiennent à sa peau craquelée.

Biscarosse - couleurs basques à ses basques - maisons basses attelées aux odeurs océannes - avant-goût d’île sous le vent d’ouest à peine perceptible. Derrière les dunes, sur fond d’histoire, l’aéropostale.




-  Jacqueline Cimaz, c’est évident, vous offre un bruit qui lui parle, de vent d’ouest et rouleaux à marée descendante...





et... un rêve ?


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Rêve de carte Arduino et capteurs permettant de vous ramener et envoyer l’odeur d’immortelle...




-  Mais les trois vous demandent votre aide pour identifier ces oiseaux qui traversaient sans doute d’ouest-sud-ouest en est-nord-est le ciel des Landes (oies ? grues ? quand même pas flamands roses ? cigognes ?

Pas évident, même en cherchant sur documents...


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NB. Si vous savez nous répondre soit par le webmaster soit par message à bm-stapo@inforoutes-ardeche.fr


Et si vous cherchez un lieu de vacances beau, sportif et gastronomique à un prix étonnemment abordable, nous vous recommandons les Landes et leur magret de canrad fourré au foie gras et aux morilles...


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La Nouvelle Zélande de Pierre et Régine Froment


Une première planche photos et déjà quelques énigmes entre "la lune à l’envers" et les "Moeraki boulders"... Ne rien dévoiler ils nous exposeront tout cela à leur retour...


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Jacqueline Cimaz





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Des voeux divers




Nous avons évoqué les voeux numériques, du SMS de Dominique Lardenois aux messages courriel ou aux cartes fabriquées, au moins partiellement, comme celle de Christèle, ou à la création de Gérenton ou au lien comme ceux des Rias, que nous vous adressons, déjà à feuilleter sous Calaméo...

Voici ce jour - à deux exceptions près -des voeux reçus imprimés, puis numérisés par nos soins...

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Ceux de Martine Diersé et Christian Bontzolakis







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On pourrait ajouter, reçu par mail d’Edith :

"Bonsoir, bonne année a la super équipe . Serait il possible de s inscrire pour le voyage en juin au Mézenc ? Comment faire ? Merci toutes nos amitiés . EdithGrousson-Vicat et Marcel Bélingard" (où "superéquipe renvoie à "arobases"...)




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Pour certains souvenir et odeurs de plage et d’enfance...




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Des voeux à tous de Monique Diaz




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Une carte qui nous touche, un partenariat dont les effets sont spectaculaires et appréciés par les intéressés. Un partenariat à poursuivre. Bien sûr !






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Des voeux d’historien...






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Les voeux de Martine Finiels, Conseillère Générale






Et des voeux qui viennent d’arriver par courriel, ceux de la Part des Anges, éditeur à Libourne et ceux de Didier Michel.




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Les voeux -numériques de la semaine passée


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Avant la prochaine déferlante,


les voeux de Gérenton.


Poétic Spam / Hubert Haddad / Emmanuel Mailly / Marc Gerenton " RANOCORCEMORAN "

cliquer sur ce lien puis sur les vignettes, attendre un petit instant le téléchargement du fichier son et l’animation de la vignette "Vous pouvez diffuser ce poème sonore dans votre entourage Bonne année 2011"

Nos remerciements à Marc Gérenton.





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Nouvelle vague de voeux






Merci à tous, et nos voeux à chacun






Les très beaux voeux de Régine Raphoz, lourds de sens....


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-  Les voeux du Macval


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-  ceux de THIERRY GODET


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-  ceux de Dominic Thirion


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-  Ceux de Régis DAVID, photographe...

De meilleurs voeux pour 2011 à vous et votre association. Actuellement à la bibliothèque de Vernoux , une expostion photo réalisée par les élèves de mon établissement, au Tamil Nadu, dans le cadre d’un voyage humanitaire en mars 2010/ Cordialement/ Régis DAVID




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Voici la nouvelle année, comme un chemin qui se dévoile./ Que sur la route de vos projets, le soleil se mêle aux étoiles..../ Que la santé, l’amour et la réussite vous accompagne dans tous vos projets,

les voeux de

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Des voeux plus proches aussi, comme ceux de Claire et Michel Schlenker


Nous présentons à vous, à Michel et aux membres des Rias nos voeux très sincères de santé, succès et prospérité pour 2011.

Bien amicalement




Tous mes voeux pour cette nouvelle année./ Amicalement / M@rceline




Un peu d’espoir pour 2011 je crois que nous en avons tous besoin. Bonne année à vous et grosses bises

nous dit Régine en transmettant des voeux d’Hessel.




Les voeux de Christine et Jacqueline :

Des rêves, des passions, de la Résistance et de la Patience...

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Service de développement de la communauté de communes Lubéron/Durance/Verdon à l’occasion des 11èmes correspondances Manosque La Poste



Les voeux de Michèle Dormont :

Plein de petits bonheurs au quotidien, santé, amour, de beaux rendez-vous, amitié...




Les voeux de Jean-Luc et Marie-Christine Tillard, meilleurs voeux pour 2011, voeux de réussite de vos projets et activités...




Les voeux de Dominique Lardenois, adressés à Jacqueline Cimaz - des voeux par SMS.


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"à toi, à tes proches et à ta belle activité culturelle pour la nouvelle année."




Lux scène nationale de Valence vous souhaite une année ECLATANTE !






Les voeux aux EPN de Guy Fréry, Coordinateur des accès publics à l’internet accompagné

Salut à toutes et à tous et bonne année 2011,

j’espère qu’elle vous apportera de belles satisfactions autant dans le domaine privé que dans celui de votre engagement professionnel au service du public, pour lui amener les compétences essentielles à la pratique des outils internet qu’il souhaite utiliser. Sans oublier les compétences informatiques de base, dont beaucoup sont encore loin que ce soit pour des raisons sociales, culturelles ou générationnelles.

Je souhaite plus largement que le réseau ardéchois retrouve une dynamique innovante, et particulièrement que les outils sophistiqués qui vont être installés chez certains d’entre vous servent à créer de nouvelles activités, de nouveaux liens sociaux dans vos villes et villages. Je vous souhaite toute la bonne santé nécessaire à déployer l’énergie qu’il vous faudra pour réaliser les projets que vous nous avez soumis l’an dernier à la même époque, et me permet ce conseil : relisez bien votre projet en guise de résolution de début d’année !

Pour ma part, j’ai aussi du pain sur la planche, et j’espère pouvoir finaliser en 2011 les actions 2 et 3 de "TIC et DD en Ardèche" qui vous concernent, puisqu’il s’agit de continuer à permettre le développement du logiciel libre à travers vos centres, et de vous fournir une solution intégrée de gestion et de contrôle d’accès de vos usagers.

Bien amicalement.


Les voeux du Président des Inforoutes


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Les voeux de Céline DEBAUD du Centre Multimédia du Pays de Crussol

Bonjour à toutes et à tous, je vous souhaite une belle et bonne année 2011 !

A très bientôt pour de nouvelles aventures avec le SIVU des Inforoutes :o) Céline




Les voeux d’Olivia Vernier du réseau Practice :

Je vous présente tous mes vœux pour cette nouvelle année, qu’elle vous apporte de nombreuses joies et satisfactions, et la concrétisation de tous vos projets !



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L’offre des voeux, une nouvelle culture numérique...


L’envoi de Renée, Le Hâvre, un diaporama... dont voici une image...


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Celui de Guillaume


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les photos de Chritelle et d’Odette


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-  de Yannick, L’@robase Meysse

Et bien avant un repos (mérité ?), je vous souhaite à toutes et à tous de bonnes fêtes de fin d’année.A l’année prochaine.


-  de l’équipe du CCM de La Voulte :

-  "Merci le Teil, J’en profite pour souhaiter à tous et au nom de l’équipe du CCM de La Voulte, de joyeuses fêtes et une excellente année 2011. Qu’elle soit remplie de projet tant professionnel que personnel.

Le CCM de La Voulte est en congé du 24/12/2010 au 3/01/2011

Sam"


-  de "Vernoux8domi", deux diaporamas...


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-  de Béatrice

"Chers vous tous,

En cette veille de Noel,nous vous souhaitons à vous et vos familles Joyeux Noel et de joyeuses fetes de fin d’annee. Que 2011 vous apporte à vous et à vos familles une parfaite sante,beaucoup de bonheur et la reussite de vos projets. Nous vous embrassons Xavier , Beatrice et toute la famille"


-  de Leyrallon :

"Nous vous souhaitons de JOYEUSES FÊTES @ bientôt"




-  de Régine Raphoz :

Bonne fêtes à tous et surtout résistez !

Régine


-  de RDB :


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A suivre...


Nos remerciements et nos voeux à tous !





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Brevet informatique et internet. Généralisation du B2i Adultes.


Une création officielle annoncée par Formavia


Le texte du Ministère de l’Education Nationale, en ligne.

"Le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne préconisent, dans la recommandation du 18 décembre 2006, que les États membres intègrent les compétences clés définies dans un cadre européen de référence dans leurs stratégies d’éducation et de formation tout au long de la vie. Ce cadre de référence décrit 8 compétences clés. La quatrième, la compétence numérique, implique l’usage sûr et critique des technologies de la société de l’information (TSI) au travail, dans les loisirs et dans la communication."


Un texte qui rappelle l’existence "des stratégies d’éducation et de formation tout au long de la vie."

Et les exigences quant à la compétence numérique pour tous,

-  une compétence impliquant l’usage sûr et critique des technologies de la société de l’information dans les cadres professionnel, de loisirs et communication.

A première vue, un B2i qui s’inscrit dans la lignée des B2i écoles, collège... c’est-à-dire des B2i Education Nationale.


Un document d’accompagnement à connaître :

-  des contenus et savoir-faire qui collent à ce que nous avons mis en oeuvre l’an passé.

L’insistance, notamment sur les documents composites :

- Intégrer dans un même document des types de contenus différents issus d’une bibliothèque ou de sa propre composition (site, document traitement de texte, diaporama, feuille de calcul, graphique...) selon un objectif défini et dans le respect des règles d’usage du document produit.
-   Intégrer des liens hypertextes
-   Rendre disponible et exploitable un document composite sur support papier ou numérique

Des fondements indispensables à l’écriture transmedia et qui, d’une certaine façon, l’appellent.


Des modalités d’évaluation qui rejoignent celles que nous avions mises en place, peut-être un peu moins exigeanntes en ce qui concerne ce que nous avions appelé "Mémoire", qui là s’inègre dans un ensemble et s’appelle "documents", "rapports"...


Un autre document aborde la qualification des centres...

Un maillage du territoire, à proximité des gens, qui peut être intéressant...

Et pour nous, aucun dépaysement...


Jacqueline Cimaz





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Triplés


Un ami nous envoi cette belle photo comme faire-part de naissance de triplés à Valence.

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Patrimoine spiripontain...


En 2009, dans le cadre du projet Mouvances, centré sur l’eau, nous sommes allés à Pont-Saint-Esprit. Un compte-rendu de ce voyage figure sur le site

Où, il y a quelques jours, nous avons reçu via le webmaster, un message de Pont-Saint-Esprit : " On oublie souvent de mentionner le château des Bruyères bâtisse du XVIIème. Mais nous avons trouvé des dates de 1628 dans toute la ville et toutes associations confondues ; pourtant ce château existe bien puisque sur le cadastre napoléonien il est mentionné « château, demeure du conte de Lezert, lieutenant du Roy, et pour ne pas citer son majestueux platane de 10m de circonférence. Je pense qu’il faut revoir les lieux touristiques pourtant le château du Colombier existe et il est plus récent... "

Nous en avons demandé un peu plus.

Le propriétaire : Alberto Caregnato. Il situe le château, route de Saint-Etienne-des-Sorts, et précise qu’il est devenu restaurant., ce qui peut se vérifier sur Internet.

Par contre, nous n’avons trouvé aucun renseignement historique supplémentaire. Se renseigner auprès des Archives à Nîmes ?

Parmi les photos reçues, une de 1991, le château en ruine, l’autre, le château actuel restauré...

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Notre voyage à Pont n’était pas touristique mais d’étude, sur l’eau, conjugant comme toujours, scientifique et artistique.

Le château des Bruyères est dans les terres.

Nous serions néanmoins très contents de mieux connaître son histoire...

Jacqueline Cimaz

NB. En s’inspirant des pistes proposées par Frédéric Mouriès dans son essai "Des Archives au roman ?" [1], qui écrirait une nouvelle ou un scénario à partir de la photo du château avant restauration ?

A verser dans les Biens Communs ?





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[1] Publication Edition Les Rias

Illuminations rochelloises


L’envoi d’un diaporama par Jacqueline Bégaud dont nous avons extrait

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la Grosse Horloge et

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le Marché...





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Schwäbisch Hall et les cucurbitacées ou le week-end allemand de Fatima Mana


L’origine de son nom provient d’une source salée.

C’est à la sortie d’une forêt dense que l’on tombe sur la ville, incrustée d’une lumière automnale qui poudroie sur les toits colorés ses ultimes intensités.

S’accroche à nos yeux, sa spécificité architecturale ; de part et d’autre de la rive, des maisons à colombages absorbent l’espace. De petits ponts de bois couverts enjambent le temps dilué à son histoire.

Regard pour regard, saisir l’étonnement de ses ruelles pavées au centimètre près de la rectitude esthétique ou de ses escaliers plongeant vertigineusement dans l’envie de voir de l’autre côté de la curiosité.

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Schwäbisch Hall, c’est aussi un musée tout près du ciel qui abrite des expositions à l’année.

Les œuvres de Max Ernst, sculpteur et peintre, artiste majeur des mouvements Dada et Surréaliste ; se sont emparées pour une saison des murs démesurés à la démesure de ces traces artistiques qui longent au fil de ses œuvres un talent exceptionnel à la portée du monde.

Fatima Mana




Une dimension qui se partage.


Plus loin, là bas, de l’autre côté d’une frontière qui n’est plus délimitée par des guérites bardées de barrières gardées, un autre pays sous la pluie, la même qu’ici : l’Allemagne...

Des gestes transplantés de similitude s’affairent efficacement sur la place d’un de ses marchés hebdomadaires où les cris haranguent le passant.

Une langue se répand dans les rues, imbibe la distance, bondit sur les façades et peint son identité.

Marcher de partout avec les yeux, s’imprégner de l’alentour, observer le familier étrange par l’étranger.

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L’Allemagne de Ludo et Markus


Déambuler étonné à travers l’apogée des curcubitacées allongés sur les trottoirs. Equilibre fragile, tradition qui perdure sous la chaleur gratinée d’une saison enveloppée de givre.

La vie emmitouflée s’enroule de mines rougies à l’air vif, pendant au soleil parti et ses voix chaudes réchauffent le bleu d’un ciel qui n’existe pas.

Le voyage a changé de lumière avec sa notion de départ.

Fatima Mana

(Textes et photos de Fatima Mana, mises en planches J.Cimaz )





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Quand je me deux


De notre blog créé par Pierre Ménard, un clic chez Marc Pautrel qui nous apprend la sortie du nouveau livre de Valérie Rouzeau ! au Temps qu’il fait ! Sera très vite en Bib de St-Apo !


Quand on cherche "Quand je me deux" on trouve un spectacle théatral - une création de la Compagnie A K Entrepôt et les lieux où il va se jouer... en Bretagne à partir de janvier, ailleurs, à Paris en mai et juin 2010... En plus, un beau site

Mais vous pouvez lire le descriptif, il est téléchargeable en PDF. Texte de Valérie Rouzeau,

"Un caillou dans la poche

je me désimpatiente"


Mise en scène : Laurence Henry...

Un spectacle visible à partir de deux ans...


"Papa dit qu’il a des soucis

Maman aussi

Mémé dit que ça fleurit jaune

Aujourd’hui nos maisons sont loin

Quand je me deux"

Valérie Rouzeau

voir aussi le Centre Culturel de Lamballe...

et...

à lire absolument

M’est avis qu’on en reparlera...


Jacqueline Cimaz (abonnée par ailleurs à "Dans la lune" revue....)





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Le devoir de mémoire

Médiations d’une pratique culturelle de Julia Bonaccorsi (Editions Lavoisier 2007, Collection Communication, Médiation et Construits Sociaux sous la direction de Yves Jeanneret)
-  Le terme « médiation » désigne, dans la tradition de ces recherches,
 [1] (l’espace dense des constructions qui sont nécessaires pour que les sujets, engagés dans la communication, déterminent, qualifient, transforment, les objets qui les réunissent, et établissent ainsi leurs relations. Pratique qui n’est jamais, ni immédiate, ni transparente. Ces constructions relèvent à la fois d’une logistique (la médiation exige des conditions matérielles), d’une poétique (la médiation qui n’est pas simple transmission invente des formes) et d’une symbolique (la médiation ne fait pas que réguler, elle institue). »

-  Yves Jeanneret in Présentation de la collection « Communication, Médiation et Construits Sociaux » des Editions Lavoisier.



Le livre de Julia Bonaccorsi comporte deux parties.

La première, permet en deux chapitres d’explorer ce qu’est l’approche communicationnelle.

La lecture, apprentissage technique, culture et appartenance, constitue un enjeu social en tant qu’elle est à la fois passage obligé et outil de la démocratisation culturelle, et, marqueur social [2]

Le parti-pris épistémologique, intéressant, est nécessaire à une analyse communicationnelle qui se doit d’interroger les circuits de construction des idées et savoirs. [3]

Bonaccorsi extrait des définitions de la lecture comme déchiffrage, interprétation et pratique, trois dimensions : efficacité, sens, valeur...

-  déchiffrage et référence immédiate à un sens, (cf. Foucambert, le balayage occulaire et la vitesse de lecture... tout au plus reconnaissance.)

-  sens comme compréhension, interprétation par rapport à un contexte socio-textuel, activation du texte qui suppose une implication du lecteur,

-  valeur comme catégorie où les lecteurs développent des pratiques de lecture

Julia Bonaccorsi traque avec ces outils les glissements de sens et autres amalgames au travers de l’analyse de trois textes successifs, séparés par quelques années mais tous inscrits dans l’approche « Villes-Lectures »

Trois pôles pour l’AFL : une lecture efficacité où le lecteur est le patient [4], la lecture sens et la lecture-valeur offerte sinon octroyée.

Premier glissement avec la charte des Villes-Lecture de la Région PACCA : le public remplace le patient et l’efficacité de l’institutionnel celle du déchiffrage. C’est l’efficacité institutionnelle qui est objet d’évaluation.

Avec la circulaire Trautmann, c’est l’apparition de la lecture-médiation qui pose un lecteur-enfant tout en conservant le lecteur citoyen des deux premiers modèles, la lecture-institution du second, et chapeau irriguant le tout, la lecture/sens.

Efficacité, sens et valeur se retrouvent mais déplacés et avec des contenus différents.

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Une belle démonstration de la complexité des concepts et réseaux conceptuels, des mouvances et ruptures, et de leur interrogation interprétative. La dimension prescriptive perdure d’un glissement à l’autre, toujours présente même si son objet et/ou son terrain d’application varie.

D’où la volonté de l’auteure d’interroger « l’espace de sens », c’est-à-dire ce qu’elle appelle le modèle, soit « la couche symbolique, les gestes, les formes, les modalités de médiation, les modes d’action et les valeurs qui structurent cet espace de sens."

Des analyses très intéressantes, notamment sur la médiation avec cette belle citation de Davallon :

« Ce que fait apparaître la médiation, c’est moins les éléments (l’information, les sujets sociaux, la relation, etc.) que l’articulation de ces éléments dans un dispositif singulier (le texte, le media, la culture). C’est au fond cette articulation qui apparaît comme le tiers »

Voilà une analyse qui intéresse ce que nous disons de la médiation, d’une nécessaire articulation entre pratiques culturelles ascendantes [5] et descendantes [6], jonction, lien entre patrimoine réactivé et création. Poser explicitement l’articulation elle-même comme tiers devrait permettre d’avancer dans son analyse...

Et quand elle parle de « la poétique de la médiation de la lecture »...

Un livre riche à lire et relire, qui demande temps et crayon ( aïe, quelle liseuse assez performante... ?)


Un régal aussi dans le chapitre 2 avec le passage sur les pratiques de décalage, d’inventaire et le travail sur les formes hétérogènes... ou ces distinctions mémoire/circonstance/évènement/performance rapportées à celles qui différencient contextualité/intertextualité et architextualité, sans parler de co-textualité...

Et ces formes monumentalisées des pratiques qui, irrépressiblement, nous poussent à réinterroger le Monumenta de Kiefer. Du texte aux arts plastiques ? Aîe, aïe, aïe. Sûrement des glissements à analyser...


Un livre difficile ? Sûrement ! Un livre tiré d’une thèse et dans un dans un domaine - les SIC (Sciences de l’information et de la communication) qui est jeune et mal connu...

Et puis en parler sans avoir lu encore une seconde partie qui vraisemblablement doit illuminer la cohérence de la première...

Rassurez-vous, Julia Bonaccorsi le 14 novembre, va parler simple, de planches de BD sur l’écran ou papier. Surtout ne pas s’effrayer...

Mais si le coeur vous en dit...

Une lecture ardue mais décapante et qui fait réfléchir... Et puis sur ces pratiques de la lecture qui ont alimenté tant de discussions et de débats, et suscité tant d’écrits qu’on préfère oublier, on ressent un peu la même impression qu’en regardant démonter une montre un peu ancienne pour voir comment ça marchait...

Enfin, on retrouve avec plaisir des noms qui ont marqué : Barthes - même si depuis les analyses de l’image... Bourdieu, Passeron, Foucauld, Deleuze - des flux qui ont vieilli, Ricoeur...


Jacqueline Cimaz





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[1] il s’agit des recherches portant sur les processus de communication.

[2] à la croisée de l’histoire et de contextes de différentes natures.

[3] Un tout autre point de vue pour approcher ces médiations symboliques dont parle Vygotski dans « Langage et pensée »...

[4] effectivement quand on se remémore ces feuilles de codes qui sévissaient dans maintes classes, l’idéologie médicale - corrective- est sous-jacente

[5] en schématisant, la démarche "écomusée", la valorisation d’un patrimoine haumain.

[6] toujours en schématisant, la démaeche Malraux, l’apport au peuple d’une culture de qualité

Cartes de Paris


pour les stagiaires et/ou visiteurs d’expos photos d’Arles 2009...

Où l’on se rend compte que le choix des projets personnels de chacun a marqué.

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Une réponse de Bertrand Calenge, ou de liens en aiguilles...


Une réponse de Bertrand Calenge

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"5.@ Jacqueline Cimaz. Merci vivement pour votre intérêt. Pour répondre à votre question, je ne suis sans doute pas le plus qualifié en matière de relations entre livre imprimé et livre numérique (même si je l’aborde largement dans mon dernier livre : Bibliothèques et politiques documentaires à l’heure d’Internet. J’ai commis un billet sur ce sujet dans ce blog : http://bccn.wordpress.com/2008/10/14/livre-imprime-et-livre-numerique/. Mais je vous recommande surtout de rendre visite, voire de vous abonner si ce n’est déjà fait, au blog La Feuille, d’Hubert Guillaud : http://lafeuille.homo-numericus.net/. Bien cordialement, et bonjour à toute l’équipe de St Apollinaire de Rias !!

Commentaire par bcalenge - Mardi 28 juillet 2009 @ Mardi 28 juillet 2009"

dont nous le remercions, [1]

une réponse à lire dans le texte , qui, sur le fond, date d’octobre 2008, avec de riches commentaires et des liens proposés, à suivre...


Bien sûr, lecture immédiate de ce carnet de notes du 14 octobre "livre imprimé/livre numérique" qui a pour nous l’immense intérêt, aussi, de livrer une première approche de niches d’utilisation, différentes, du livre imprimé et du livre numérique...

Donc un carnet de notes à lire, copier, tirer, distribuer et discuter... pour avancer dans la réflexion...

le carnet de notes et ses commentaires,

notamment d’ Hubert Guillaud dont nous avons découvert le blog et la lettre d’information à laquelle nous nous sommes abonnés.


De fil en aiguille rapide, ou d’un lien à l’autre,sinon d’un réseau à l’autre, découverte aussi de « Lire autour des images » d’A.Gunthert sur son blog... Là, si l’idée que la lecture est structurée par l’image parait à creuser [2], sa réduction à une dimension plaisir visuel dans le livre "pour" enfant , l’information étant apportée par le texte, parait réductrice... [3]

L’image n’est-elle pas aussi pourvoyeuse d’information, moyen d’investigation du réel, d’action et de connaissance ? (cf les médiations symboliques et culturelles et la formation de la personne, et Vygotski dont le « Psychologie de l’art » [4] vieillit comme un grand vin...)


Une autre approche des relations entre texte et iconographie, n’est-elle pas incontournable pour aborder le livre numérique (et pas numérisé) ?


Jacqueline Cimaz



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[1] La question posée concernait l’existence de ses éventuels écrits sur le sujet livre papier/livre numérisé ou numérique. Nous allons évidemment nous procurer le livre.

[2] et sa réciproque ? cf le rôle du commentaire dans l’art contemporain ?

[3] cf le travail de l’image dans "Dans la lune", la revue de poésie dirigée par Valérie Rouzeau, à Tinqueux ...

[4] Réédition, La Dispute 2005



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"La question du service humain dans des lieux identifiés."


parcours et annotations personnels, au hasard de notes du carnet de Bertrand Calenge, Conservateur Général des Bibliothèques, comme celle du 15 juillet, « Texte et contexte : (3) Quel texte ? » [1]


Des mots différents et plus professionnels pour dire ce que nous essayons de dire et surtout mieux comprendre ce qui se passe dans et autour de notre petite bibliothèque rurale, et son évolution au fil des ans...

Par exemple :

-  « La bibliothèque est toujours espace d’appropriation de contenus... » ça nous le disons, nous parlons même de construction de connaissances...

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-  « à condition de soumettre également cette offre à la règle du contexte. » Cela ne rejoint-il pas le « être au plus près des gens », « valoriser les apports de chacun », et l’idée maintes fois exprimée de « culture ascendante », à articuler, bien sûr, avec celle de « culture descendante » ?

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-  « Aérer voire diminuer ...Compte tenu des réalités contemporaines, ce juste équilibre me semble plaider en faveur d’une réduction volumétrique des documents offerts au butinage ...Question de place d’abord... Question d’usages ensuite... Non pour diminuer les efforts d’acquisition (de documents matériels ET de ressources en ligne) » :

nous avons demandé le droit d’accès, pour notre petite bibliothèque, à Publie-Net et donc la possibilité de télécharger des ouvrages littéraires inédits... et depuis des années nous avons expliqué l’importance d’un Espace Public Numérique dans notre bibliothèque, non comme appendice externe annexe, mais plutôt comme un des deux poumons de la bibliothèque, le cordon aussi qui la relie au monde, et ce en gardant un vaste espace polyvalent offert aux activités des usagers et permettant aussi les projections utiles aux débats...

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-  « Ouvrir et libérer... Cela va de pair avec l’acceptation volontaire de la réalité d’Internet comme pourvoyeur de connaissances : accès wifi facilités, abonnements à des ressources en ligne... »

ça on y est, et pour la Wifi, on a fait beaucoup de progrès dans la maîtrise des problèmes techniques...

A cet égard, le coup de gueule de Calenge le 13 juillet [2], nous comble :

« Nom d’un chien, qu’attend-on pour généraliser les accès wi-fi dans les bibliothèques, afin de laisser (d’encourager ?) les visiteurs à s’approprier le lieu et son environnement documentaire en y apportant leur “chez-soi” ? Cela ne fera pas moins lire les gens, et leur donnera la possibilité d’annoter, de découvrir, et d’emmener avec eux un peu de ce qu’ils auront capté dans et grâce à la bibliothèque. Et puis, pourquoi même ne pas proposer aux oublieux de leur vendre des clés USB pour qu’ils puissent ramener leurs travaux chez eux ? Voire prêter ou louer quelques netbooks ? »


D’autres propositions nous sont certes aussi sensibles mais en posant au moins autant de questions qu’elles n’apportent de réponses :

« Repositionner les contenus

Une ambition encyclopédique modulée différemment à l’heure des informations de flux. »

Cette notion de « flux » est complexe, même si la représentation des réseaux téléphonique, d’eau et d’électricité, et d’autres, est devenue relativement familière à tous.

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Nous l’avons abordée en bibliothèque, à partir du domaine des arts visuels et, notamment, de l’approche différenciée de l’art photographique et de l’utilisation artistique de la photo comme matériau, qu’effectue André Rouillé dans sa préface à « Melting Point » de Couturier et dans son livre « La photographie » ...

La nécessité posée de trouver d’autres modes de figuration de ce monde de flux, la perspective ayant, pendant des siècles, permis l’appréhension d’un monde monocentré.

Une information qui - exemple aidant et tentative de classification entre photos relevant de l’art photographique et images plus ou moins composites utilisant une ou des photos comme matériaux, dans un corpus donné - a initié le travail de l’image effectué dans le cadre de l’expérimentation B2i-Adultes. [3]

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Comme se représenter l’Internet sans pouvoir imaginer, ne serait-ce que par analogie, les différences et relations entre flux et réseaux, les flux d’information qui parcourent le réseau... Comment cerner les problèmes d’adressage, d’identification, de portails et autres ?

à « compétences offertes » -plastiques, informatiques et pédagogiques - modestes et polyvalentes, mais heureusement, contagieuses...


Il y a là aussi ce qui fonde en partie le projet « Mouvances » des Rias : une installation plastique à la source de la Dunière évoquant, ce flux d’eau de la Dunière qui va jusqu’à la mer (en se partageant dans les bras du Delta ?), intégrant l’eau du réseau-bassin de la Dunière et complété par l’eau de multiples autres réseaux - de l’Eyrieux, du Rhône et de ses affluents... Comme l’attention à d’autres mouvances et transformations, suivant des temps brefs ou de longue durée...

Tout ça pour dire que la nécessité de moduler différemment l’ « ambition encyclopédique ... à l’heure des informations de flux » que pose Bertrand Calenge suppose déjà une perception relativement claire des « informations de flux » [4] et la capacité d’en effectuer une transposition pédagogique [5]


Cela ne pose-t-il pas des questions formation et contenus de formation ? Certaines préconisations, même pertinentes, paraissent n’avoir aucune signification [6] faute de la maitrise des recherches et constructions théoriques qui les fondent et leur donnent sens, et/ou de la non prise en compte du numérique dans toutes ses dimensions...


Cela étant on ne peut que souscrire aux objectifs posés :

« Amenuisons la documentation technique imprimée et apprenons à nous orienter (et orienter les publics) vers ce qui est disponible sur Internet. Bien sûr, cela ne signifie pas réduire la collection imprimée aux seules ressources indisponibles sur le web ! Là encore, il faut tenir compte des usages...

...60 % des foyers français disposent d’une connexion domiciliaire à Internet... et ...on peut espérer que la bibliothèque offre largement cette opportunité aux autres !  »

...

« ...Je crois beaucoup à la capacité des bibliothèques à mettre en scène ces contenus : corpus originaux, conférences, lectures, tout cela est devenu impératif pour faire s’approprier les contenus, intriguer, passionner. »

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Répétition de la lecture d’extraits de 3entre silence et oubli", avant ouverture de l’exposition au public. Lectrices âgées de 10 à 85 ans.


« Si le programme culturel est souvent considéré comme événement lourd, il est surtout appelé, me semble-t-il, à entrer dans la quotidienneté des espaces et de l’activité... animer l’ensemble des espaces documentaires publics. »

Accompagner Puisque le texte n’existe pas sans contexte, contextualisons-le avec les bibliothécaires eux-mêmes : c’est notre meilleur atout. Au-delà du service d’orientation bibliographique, il faut avancer à visage découvert, ou plutôt à compétences offertes. Organiser la réponse aux utilisateurs, c’est d’abord les accompagner : les espaces numériques ont ceci de fascinant qu’ils ne se contentent pas de proposer matériels et logiciels, mais d’abord proposent une aide à l’appropriation de ces derniers, que ce soit sous forme d’assistance individuelle ou d’ateliers. Les autres services ‘pédagogiques’ ont un bel avenir : savoir débrouiller une recherche dans les arcanes de la mémoire locale, organiser son travail pour un devoir ou un exposé, connaître les ficelles de la recherche d’emploi...

... Expérimenter le savoir est une façon majeure de se l’approprier [7]... Bref contextualiser......

il n’est pas d’abord de textes dans une bibliothèque, il est surtout des lecteurs en quête de sens.

Il ne suffit pas de clamer l’éminence de telle pensée documentairement incarnée, il faut établir l’éminence de l’espace d’échange et de débat publics que peut (doit ?) être la bibliothèque au cœur de la cité.


Du grain à moudre pour une réflexion d’équipe et avec le public...

Comme ces analyses sur l’audience des sites Internet et le nécessaire ancrage dans le local...

Ne pourrait-on dire, comme nous le disons si souvent en présentant « Entre silence et oubli, Mémoires d’un quotidien local bouleversé », le dernier livre de Sylvette Béraud-Williams [8] que c’est la qualité et la profondeur de l’ancrage dans le local qui confère l’universalité ?

On pourrait aussi souligner l’attachement au site de nos résidents intermittents, notamment Allemands, Belges ou Hollandais... ou vivant en Polynésie...

Ce lien virtuel avec l’Autre résidence, celle qu’on s’est choisie, où on reconstruit...

Jacqueline Cimaz


Les citations sont des extraits du carnet de notes de Bertrand Calenge, à lire dans leur intégralite sur le site Non classé de Wordpress


NB. Les panneaux d’images montrant un travail d’apprentissage, de la photo numérique à la réalisation d’images, effectué lors de l’expérimentation B2i-Adultes, destinée à réduire la fracture numérique, ont été exposés entre autres réalisations dans le cadre d’une exposition des Rias "Nos adhérents et amis s’exposent". Des cartons à dessin, à disposition du public, montraient d’autres réalisations de chacune...



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[1] Classé dans : Non classé - bcalenge @ Mercredi 15 juillet 2009

[2] Texte et contexte : (2) Quel contexte ?

[3] en sachant bien sûr que la photographie n’est pas le réel, ce qui est évident quand on est plusieurs à avoir fait de belles photos du même site et que le groupe reconnait vite l’auteur de la photo...

[4] et non pas ce qui serait plus simple de « flux d’informations », on est dans le multifactoriel, le macroprocédural, le récursif, les rétroactions, le complexe, le flou, l’aléatoire, les boucles de régulation...

[5] donc une modélisation, une simulation, puis la critique des limites de celles-ci...

[6] et donc, lorsqu’elles sont reprises, un statut de croyances...

[7] ce que nous avons contaté avec le B2i adultes

[8] Editions Les Rias



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Retour du Pérou

Interview de Jacqueline Cimaz par Fatima Mana, sur quelques questions qui nous préoccupent... sur des similitudes ou des résonnances perçues d’un pays à un autre.




La langue :

Si la langue officielle du Pérou est l’espagnol, peut on apparenter ses deux autres « parler » que sont le Quechua et l’Aymara à nos patois et dialectes locaux ?

-  Oui et non. Le Quechua et l’Aymara ne sont pas des variantes d’une même langue mais deux langues distinctes et distinctes du Castillan, langue officielle du Pérou (et non l’ « Espagnol ») Le Quechua est langue officielle. Par contre si ces langues sont bien tolérées à l’école élémentaire (les enseignants dans certaines régions du moins, doivent parler l’une ou l’autre), elles ne sont pas enseignées. Et là on peut craindre cette perte de la langue maternelle, appauvrissante affectivement et culturellement que nous avons connue ici (à noter toutefois qu’il ne semble y avoir au Pérou aucune répression scolaire vis-à-vis de l’emploi de ces langues comme cela a été le cas en France avec les langues dites "régionales").

Par ailleurs, il faut savoir qu’il y a d’autres langues eu Pérou, de multiples langues notamment dans la partie amazonienne du pays.


Ces deux langues représentent-elles une appartenance- une identité régionale ?

- Une identité à la fois géographique, ethnique et historique chez ces populations venues d’Asie par le Détroit de Behring et qui ont connu un développement économique et culturel significatif bien avant l’arrivée des Incas. Il faut savoir que certains de ces peuples ont accueilli les Espagnols en libérateurs parce qu’ils pensaient qu’ils les délivreraient d’une oppression Inca qui a duré plus d’un siècle. Ils sont souvent très sévères vis-à-vis de sacrifices humains, notamment d’enfants, perpétrés par les Incas.

C’est sûrement très complexe... Mais les peuples de la vallée de la Colca (Aymara si j’ai bien compris) se sont coupés du monde pendant plus d’un siècle pour éviter les invasions.

Un peu plus bas vers Chivay les garçons portaient des jupes, s’habillaient en filles pour tromper les violeurs, et sans doute, les tuer ?


Ont-elles des influences espagnoles dans leur sonorité ?

-  Je l’ignore totalement, je ne le pense pas... J’essaierais de me renseigner...

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Sont-elles écrites ?

- Elles ne l’étaient pas, ce qui ne signifie pas que dans les tissus, par exemple, ou certaines gravures, il n’y ait pas toute une cosmogonie qui soit inscrite et lisible par la communauté... Il y avait aussi des outils pour compter avec lanières et nœuds, des représentations des constellations...des cartes du ciel...

Récemment elles ont été transcrites avec l’alphabet castillan...


Le Quechua désigne t-il un groupe de langue parlé fluctuant ses intonations et son orthographe selon le lieu comme la langue occitane ?

- Je l’ignore, mais je ne le pense pas, ou du moins sans doute pas avec la même amplitude - d’autant que le Quechua dans certains états est seconde langue officielle avec le Castellano. Ce serait néanmoins à vérifier...


L’Ayamara, langue officielle comme le Quechua est-elle une spécificité régionale ?

-  Il semble que jouent certes des facteurs régionaux, mais aussi d’altitude, ce qui est aussi à vérifier.


Ont-elles vu le jour pour se démarquer de l’envahisseur espagnol ou proviennent-elles de l’empire Inca ?

-  Elles existaient dans le cadre de civilisations relativement prospères et évoluées bien avant l’arrivée des Incas et donc de celle des Espagnols. Les Incas ont bâti leur empire sur les acquis des civilisations existantes, nous a-t-on souvent répété. Ils les ont en quelque sorte capitalisées.

Les Espagnols, eux, ont pillé les richesses, l’or et l’argent, et imposé un catholicisme que les Indiens étaient contraints d’accepter mais qu’ils ont en fait intégré à leurs dieux ou colonisé avec ceux-ci...


Ont-elles tendance à disparaître, subissant l’interdit pour mieux s’intégrer à la société comme jadis l’ont été nos patois locaux ?

-  Il ne semble pas y avoir le moindre interdit vis-à-vis de ces langues, mais si elles ne sont pas enseignées leur devenir risque d’être très aléatoire, d’autant qu’on n’a pu trouver trace d’une littérature dans ces langues (dans le peu de librairies rencontrées). Seule une poésie quechua en début d’une fresque terminée par des vers de Neruda, à l’aéoroport de Madrid.


La colonisation espagnole a-t-elle modifié ou au contraire étendu ces deux langues ?

-  L’usage du castillan s’est développé, c’est sûr... Avant il n’existait pas...


Ces deux langues se retrouvent dans d’autres pays des Andes comme la Bolivie, l’Argentine, la Colombie. Est-ce dû aux échanges commerciaux ou à des sensibilités culturelles identiques ?

-  Nous n’avons eu aucune information à ce sujet mais nous avons été très proches de la Bolivie, notamment au lac Titicaca. Il y a certainement et des appartenances ethniques et des brassages culturels et des échanges commerciaux, mais c’est aussi une question à approfondir...




Similitudes géographiques


Vallée de la Colca :

La domestication de la nature sauvage par des terrasses sculptées dans la montagnes, ont-elles la même fonction que nos terrasses ardéchoises servant à retenir la terre pour mieux l’exploiter ?

-  Certainement, les pentes sont raides et souvent arides...


L’aménagement et l’utilisation du canyon qui retient naturellement la chaleur, les terrasses plein sud de l’Ardèche, y a t-il d’autres similitudes comme l’emplacement des villages au fond des canyons et les villages ardéchois dans les vallées, entourés de terrasses ?

-  Question à approfondir, la terre à retenir, certes, une orientation à penser aussi en fonction des variations de température - cf ces murs des terrasses, obliques et non verticaux pour que les pierres retiennent la chaleur du soleil et permettent de cultiver la terre à 4000m d’altitude... Des villages au fond oui, mais aussi des lacs... Des alluvions également qui montreraient que cette région fut sous la mer avant l’émergence des chaînes andines...

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Si les terrasses d’Ardèche sont liées aux contraintes du milieu avec leurs paysans bâtisseurs, exploitant la moindre parcelle de terre arable, en est-il de même au Pérou ?

Certainement, il n’y a aucun gaspillage, tout est utilisé... la déshydratation des pommes de terre pour leur conservation puis leur réhydratation pour consommation, est à cet égard exemplaire.




Les eaux et leur transparence.

Entre Pérou et Bolivie, le lac TITICACA a t-il une couleur particulière ?

Pas vraiment, tout dépend de la profondeur, de la couleur du ciel... Il y a aussi les îles et les fameux villages flottants, construits en roseaux, une richesse de la réserve Nationale...

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Comment sont ces transparences ? (opacités dûes au brouillard ou à la présence de sources volcaniques, fonds minéraux etc...)

-  Nous n’avons pas vu de brouillard sur le Titicaca, un grand soleil... Des variations dûes à la circulation des bateaux... les sillages, les embruns, le bleu au large des îles...


C’est le plus haut et le plus long lac des Andes, comment conditionne t-il les habitants ? (pêche- agriculture-artisanat- coutumes).

-  Ce n’est pas le lac le plus haut mais le plus haut des lacs navigables. Il y a des habitants dans les îles et dans ces étonnants villages flottants où se développe tourisme et savoir-faire artisanaux très riches et vivants... Mais il y a là tout un chapitre sur lequel nous pouvons revenir photos à l’appui. Une société structurée et ouverte aussi.


Le lac modifie-t-il dans son parcours les regards et relations à lui ?

-  Je ne sais. Je m’attendais à un lac froid, brumeux, gris. J’ai trouvé un lac vivant, coloré, une baie aux couleurs méditerranéennes...


Est-il à certains endroits, tributaire de la sécheresse ?

-  Il semble que l’eau ait un peu monté. Au loin on voit les neiges de la Cordillère Royale bolivienne... Sécheresse dans les îles, sans doute ? A voir...


Y a t-il des similitudes avec nos sources et ruisseaux ardéchois ?

- L’eau est toujours eau... L’altitude n’est pas la même et les dénivelés sont beaucoup plus durs.

Il y a beaucoup de déserts et de dunes arides au Pérou (pas au Titicaca)

On a souvent suivi la ligne de partage des eaux - vers la Côte et le Pacifique d’un côté, vers l’Amazone et l’Atlantique de l’autre.

Le dimanche la lessive se fait dans les cours d’eau, notamment sur l’Altiplano... Il y a de grandes différences entre les régions, mais partout les rivières sont valorisées...

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Nous reviendrons sur tout cela dans quelques temps, avec un diaporama.

Le point commun entre l’Ardèche et le Pérou c’est la ruralité et cet attachement qu’on sent à des valeurs rurales et de résistance... C’est un très beau pays...

Quant à la vallée de la Colca, c’est une merveille naturelle et patrimoniale et j’espère qu’elle sera aussi retenue comme merveille du monde... [1]



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[1] un vote à faire à cet égard, assez rapidement, sur Internet



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Terrasses et terrasses...

Celles d’Ardèche, chantées par Jean Ferrat, de Désaignes, et là ?

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Merveille du monde ? Vallée de la Colca...


Spécificités de ces terrasses ? des murs obliques et non verticaux dont les pierres emmagasinaient la chaleur du soleil, rendant ainsi possibles les cultures à plus de 4000 mètres d’altitude...


Et puis ce paysage à couper le soufle...

Une vallée qui s’est volontairement isolée du monde oendant plus d’un siècle pour échappet aux envahisseurs...


D’autres questions qui rejoignent nos préoccupations et sur lesquelles nous reviendrons : notamment celles de la langue, de son enseignement et de sa vie... Des liens entre patrimoine et art contemporain...


J.Cimaz





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Mouvances colorées de Syrie et Jordanie


mouvances pétrifiées, figées

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rapportées par Nicole Bertholon.

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Des paysages magnifiques...

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Nouvelles de Chine


des photos de la Grande Muraille envoyées par nos adhérent, Ludovic Dumas et Markus Klemt.

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De belles photos de Michèle Dormont


pour faire des cartes postales... ?

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Une nouvelle tâche à effectuer au PAPI qui s’insère dans les projets B2i et serait utile à tous...





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La photographie, d’André Rouillé


Quelles images pour quelle réalité ?

Nous signalons, comme particulièrement intéressant, un entretien avec André Rouillé - propos recueillis par Rym Nassef.

A lire...

Un site, par ailleurs très riche : http://www.revoirfoto.com/p/index.php ?lg=&pg=30&c=7

Quelques extraits pour donner envie de lire l’entretien sur ce site ...

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et pour donner envie de lire le livre "La photographie", d’André Rouillé - Ed.Gallimard, Collection Folios/Essais (Inédit)...


(JPG) Un entretien qui constitue un excellent outil pour aborder ce livre dense et complexe,

avec quelques balises essentielles

qu’on peut se risquer à en extraire et

qui confortent le travail de l’image amorcé :


-  la photographie n’est pas la chose photographiée, l’écriture photographique est primordiale,

-  l’avenir de la photographie argentique est dans le champ de l’art, l’art des photographes...

-  qui n’est pas la photographie des artistes, pour lesquels la photographie est un matériau à utiliser, transformer, intégrer...

-  quant à l’image numérique, c’est justement sa malléabilité, son caractère de matériau transformable qui en font tout autre chose que la photo argentique... Une différence de nature soulignée par des rapports très différents au temps et à l’espace...


Jacqueline Cimaz


NB. Le site "revoirfoto" est consultable en Bibliothèque, "La photographie" d’André Rouillé" y sera bientôt à disposition des lecteurs..._





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Cidre de glace...


Une photo du "Cidre de glace", du Canada, très intéressante, puis, suite à nos questions, les explications avec de nouvelles photos à l’appui...

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"Le cidre de Glace est une invention récente copiée sur le principe des vins de glace. Laisser passer un hiver sur des pommes à des températures de -35° puis presser congelées (cryoextraction) et si la concentration des sucres n’est pas suffisante, recongeler le jus pour en extraire le super concentré tombé au fond de la cuve et séparée de la glace (cryoconcentration). Nectar garanti...

Avec mes meilleures salutations

DIDIER-MICHEL


Un site à visiter pour mieux comprendre l’intérêt pour les aliments et le lien entre couleur et aliments... ( www.didiermichel-chromaticien.com )





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Avis et points de vue...


Nous recevons depuis peu de plus en plus d’avis sur le site par courriel...

En voici quatre, récents et représentatifs

-  de l’intérêt pour les habitants intermittents du Plateau d’avoir des nouvelles de ce qui s’y passe tout au long de l’année... et des Images :

..."Nous avons particulièrement apprécié votre dernier courriel, avec photos d’hiver, inondations, neige etc... sur St-Apollinaire. Encore merci pour toutes ces informations du pays ardéchois. Toutes nos amitiés. Gisèle et René CHAVE."


Ce qui corrobore des avis plus anciens :

"Merci à toute votre équipe de ce travail remarquable que vous accomplissez pour faire vivre si bien vôtre - nôtre - Pays. Je suis vernousain, trés attaché à St Apollinaire de Rias par ma grand-mère... et c’est vraiment avec beaucoup de plaisir que je peux enfin revenir à mes racines et m’informer de toutes les manifestations locales. Je connais peu de sites aussi riches !! Vraiment ... !! Bien cordialement" J.O.


-  de l’intérêt pour le travail sur le livre et autour du livre :

..."Je suis allée sur votre site internet et ai découvert toutes vos activités et tout le travail fait sur le livre ! bravo ! l’Ardèche est bien vivante ! continuez ! Amitiés ardéchoises. P.L." (une personne qui habite loin mais est originaire de la région)


-  de l’intérêt pour les activités mais surtout pour le site lui-même et l’utilisation globale des TIC [1]

"Un grand merci pour tout le travail que vous accomplissez sur ce site exemplaire surtout en ces temps troublés."

..."bravo pour ce site qui continue à m’enrichir. Avec toutes mes fidèles et confraternelles amitiés, Marc Zanoni"


ou, adressé à la mairie :

..."Et je tenais également à vous féliciter pour votre site, de nombreuses Mairies devraient s’en inspirer. Cordialement. G.S."




De nombreux retours de vive voix, importants aussi pour nous...


A cet égard, plusieurs personnes nous ont dit avoir été surprises sinon déstabilisées par le changement d’émetteur de la lettre d’information [2] et nous ont incités à expliquer ce changement...


Voici donc ses raisons :

-  d’abord une raison pratique : la barrière des anti-spams qui nous a conduit après trois échecs dans la communication à supprimer des destinataires qui souhaitaient recevoir la lettre ! Nous avons appris que les anti-spams filtraient non pas en fonction du nombre de messages mais du fait que l’adresse d’envoi soit une adresse principale ou secondaire. L’adresse des Rias est une adresse secondaire -créée à partir d’un compte dont l’adresse d’origine est différente, celle de la Bibliothèque est une adresse principale...

En plus celle de la Bibliothèque est une adresse Inforoutes de l’Ardèche et l’utiliser c’est promouvoir ces Inforoutes qui, sur l’impulsion du Département, oeuvrent, depuis des années pour le développement de l’informatique sur le territoire, dans les écoles, les bibliothèques et centres multi-media... en un mot pour mettre l’informatique et l’internet à la disposition de la population, former celle-ci, un objectif démocratique et éducatif important... [3]


-  plus essentiellement il y a une raison de fond. Depuis des années il y avait des différences d’approche dans la conception même d’une Bibliothèque municipale allant du rejet du PAPI [4] considéré comme corps externe à la Bibliothèque, et des animations culturelles qui s’y déroulaient ou se déroulaient hors les murs... à des conceptions plus systémiques articulant les fonctions Bibliothèque classiques / Médiathèques / et même Education Populaire et lieu d’échanges...

C’est effectivement un problème de fond, qui renvoie à des interrogations, recherches et évolutions actuelles, à la prospective, aux bouleversements entrainés par l’Internet dans les modalités d’accès à la connaissance et à son corollaire, la nécessaire évolution des Bibliothèques pour plus d’efficacité dans cette situation nouvelle.

Une querelle des Anciens et des Modernes ? Ce n’est pas si schématique...

Il semble bien que de nouveaux usages se développent mais à côté des usages traditionnels plutôt qu’à leur place... [5]

N’en sera-t-il pas ainsi pour le livre numérique ? Enrichissement, complémentarité plutôt que substitution...
-  A voir ?

Comme pour les pratiques de travail collaboratif en ligne qui préparent, facilitent, complètent, enrichissent les réunions de travail mais ne s’y substituent pas...

Bref des questions complexes qui appellent écoute, échanges et réflexion commune...


Certes, les personnes qui s’occupent du site municipal ont été formées à cette tâche par les Inforoutes de l’Ardèche, dans le cadre de la Bibliothèque Municipale, et, à l’époque dans le cadre d’une expérimentation sur la mise à jour locale d’un site conçu dans une des premières versions de SPIP, mis en place par les Inforoutes en fonction de la maquette et des arborescences transmises après plusieurs mois de travail et consultation par l’équipe locale.

Mais de là à considérer le site comme une émanation de la Bibliothèque, du moins en bonne part...


C’est le message de Bertrand Callenge, Conservateur Général des Bibliothèques, qui nous a interpellés...

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Et l’écrit évoqué... Son carnet de notes du 6 octobre 2008 "Un portail pour chaque bibliothèque ?" ...


"Qu’est-ce qu’on attend d’un portail ? Un substitut ou un concurrent des moteurs de recherche ? Une alternative à l’ordonnancement des étagères ?

Une échappatoire utilisant des ressources électroniques que nous ne maîtrisons plus ?

Ou un lieu de vie et de savoir à la dimension de la collectivité servie ? Ou un espace, modeste souvent et ambitieux parfois, à la mesure des services qu’inconsciemment la population servie “sent” devoir attendre de chaque institution bibliothèque particulière ?"


Il écrit aussi :

"St Apollinaire de Rias est une cité qui vit avec sa bibliothèque, ou plutôt la bibliothèque vit avec son village !"

C’est d’autant plus vrai que depuis bien longtemps il n’y a plus d’école à Saint-Apollinaire, il n’y a plus de commerce, la dernière épicerie-buvette a fermé ses portes...


Force est de constater que la Bibliothèque, la Mairie et la salle des chasseurs sous la Mairie, regroupés aux Baraques, sont les seuls lieux de rencontres, d’échanges et de vie collective dans la commune... en dehors des manifestations culturelles ponctuelles au Temple ou à l’Eglise ou des rencontres sur le Sentier d’Art en gestation...

Et le site consulté chaque jour, en moyenne dans plus 120 lieux différents [6]

Le site facteur culturel -oui [7] - facteur de lien social - c’est sûr... Combien de gens disent - "ça oui, je sais, je l’ai lu (ou vu) sur le site" [8]...

Mais là encore la complémentarité, entre Bibliothèque et site qui s’étayent mutuellement...

Et puis ce que disait Christian Bontzolakis, ce dimanche : une chance pour la Bibliothèque qu’y aient lieu ces stages et ces rencontres... Une vie, une vie culturelle, dont l’écrit et le livre sortent toujours gagnants...


Alors envoyer la lettre d’information avec l’adresse de la Bibliothèque et mettre celle-ci, Bibliothèque-LAPI (une distinction caduque) en tête de la Lettre d’Information ? Une évidence, une légitimité... rendre à César...


Jacqueline Cimaz, Bibliothécaire-référente Internet



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[1] technologies de l’information et de la communication

[2] Bibliothèque municipale et non plus Association Les Rias

[3] A cet égard plusieurs personnes nous ont dit avoir été gênées par les connotations du mot "stapo". C’est un nom relativement ancien créé par les Inforoutes lors de la première informatisation de la commune suivant un modèle général ma- + 5 premières lettres du nom de la commune pour les mairies, bm- + 5 premières lettres du nom de la commune pour les Bibliothèques...

[4] point d’accès public à Internet

[5] Emergence de nouvelles "niches d’utilisation" disaient les chercheurs de l’INRP

[6] Plusieurs appels de la même adresse IP ne sont pas comptablisés. Ne sont pas pris en compte non plus le nombre de personnes différentes qui lisent le site à partir d’un même adresse - deux ou trois souvent dans les foyers, cinq ou six en moyenne par jour d’ouverture de la Bibliothèque...

[7] On pourrait même dire facteur d’apprentissage de la lecture -de la lecture hypertextuelle ou hypermedia- comme on a pu s’en rendre compte à diverses ocaasions...

[8] Une chance considérable d’avoir cette version très ancienne de SPIP, non réctualisable, qui permet d’avoir les images dans le texte et non exilées en port-folio... Même si cela oblige à faire des planches - du temps- et au début on nous disait "les photos sont trop petites", maintenant il se fait une lecture de planche et non plus de photos...



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Voeux du Pacifique


Meilleurs voeux de Mareva et Simon à tous les habitants de Saint-Apollinaire-de-Rias.


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et en retour, les voeux pacifiques de l’Ardèche...





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Photos de Malte et Bretagne


extraites d’un envoi de Jacqueline Bégaud...

De beaux diaporamas sur Malte

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et la Bretagne (Beg Meil, Quimper, Concarneau...), qu’elle a elle-même réalisés

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sont consultables en Bibliothèque, avec son autorisation...





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"Christian Lacroix et ses invités",



un "catalogue 2008" des Rencontres Photographiques d’Arles, très riche, publié par Actes Sud...


Christian Lacroix :

« J’aime bien proposer mon travail à d’autres pour le laisser vampiriser. Moi-même je me nourris du sang des autres. Croisant l’étrange du lointain autant que le familier d’une histoire arlésienne. L’ensemble donnera à voir la mode bien sûr, mais aussi la relation au monde. Les thèmes seront toujours la présence, l’apparition, la disparition, le corps, l’enveloppe »

(Interview de Christian Lacroix dans le Journal des Arts, 30/11/02007, cité par François Barré, président des Rencontres d’Arles dans « Christian Lacroix et ses invités - Les Rencontres d’Arles Photographie 2008 », Actes Sud )


« Adulte, je me suis senti prendre un peu de couleurs petit à petit, venir au monde, sortir du cadre, ajouter une troisième, une quatrième, une cinquième dimension aux images hologrammes, videos, installations, tout un rhizome photographique échafaudé en béquille/étai du monde. »

(Christian Lacroix dans « Christian Lacroix et ses invités - Les Rencontres d’Arles Photographie 2008 », Actes Sud )


« « Rencontre » au Moyen-Age signifiait, comme encore aujourd’hui en terme sportif, l’action de se battre. Je préfère au pugilat, le sens plus tardif de « hasard », comme on dit « fortune », « aubaine », ces coïncidences profondément provoquées qui me sont un autre moteur privilégié. »

(Christian Lacroix dans « Christian Lacroix et ses invités - Les Rencontres d’Arles Photographie 2008 », Actes Sud )




Richard Avedon

« Il avait décidé de dénoncer - dans une logique qui n’est pas éloignée de son engagement contre la guerre du Viêt-Nam qui le mena en prison ni de son exploration de l’American West- une société de consommation qui l’exaspérait et dont il acceptait de profiter. Bye bye la mode, bye bye la séduction, bye bye l’éphémère de la séduction.

Nous sommes tous mortels et, même lorsque nous sommes acteurs et famous, nous sommes des squelettes en devenir. La mode est une illusion, une façon sublime et dérisoire de tenter de lutter, en vain, contre la fuite du temps, et dont j’ai été complice , jusqu’à cette série.

Une magnifique jeune femme, un décor en désastre, un squelette à la fois cynique et libidineux, un monde qui s’écaille, confondant splendeur et beauté. Et, pour finir, un éden à jamais interdit. »

(Christian Caujolle, commissaire de l’exposition « Richard Avedon » dans « Christian Lacroix et ses invités - Les Rencontres d’Arles Photographie 2008 », Actes Sud





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Freibourg, par Malcolm Williams




Planche A

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-  0. Quartier Vauban : totem à la mémoire de Georg Elser, résistant allemand qui a essayé de tuer Hitler en novembre 1939
-  1. Centre : la cathédrale (Münster)
-  2. Centre : quartier de l’Île (Insel)
-  3. Quartier Vauban : rues dédiées aux cyclistes et aux piétons. Au fond, immeuble avec capteurs solaires
-  4. Centre : Porte des Souabes (Schwabentor)
-  5. Centre : magasin médiéval (Kaufhaus), place de la cathédrale
-  6. Centre : Place de la cathédrale (Münsterplatz) et son marché
-  7. Quartier Vauban : le Navire solaire- 8. Centre de Konstanz : "parking" pour vélos
-  9. Centre : Maison de la baleine (Haus zum Walfisch)
-  10. Centre : le canal


Planche B

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-  0. Centre (Münsterplatz) : touriste française dégustant la bière locale
-  1. Centre de Konstanz (c’est pareil à Freiburg) : entre 1982 et 1999, la circulation en voiture a diminué de 38% à 30%, la circulation en vélo a augmenté de 15% à 28%
-  2. Quartier Vauban : l’automobiliste est averti que "les piétons peuvent utiliser la rue dans toute sa largeur", et que "les jeux d’enfants sont autorisés partout"
-  3. Centre : vélos et carriole pour un ou deux enfants
-  4. Quartier Vauban : "Nous faisons le monde comme on l’aime"
-  5. Près du centre : Résidence des apprentis avec ses capteurs solaires
-  6. Quartier Vauban : toits végétalisés
-  7. Quartier Vauban : le Navire solaire (Sonnenschiff), des résidences qui produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment





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Les voyages d’eaux de Simone Castel


Hollande, Irlande, République Dominicaine...

Eaux, ciels, lumières qui parlent...


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Portraits réel/virtuel



de Catherine Ikam et Louis Fléri, (Paris Audiovisuel, Maison Européenne de la Photographie )


Un très beau livre, essentiellement centré sur les créations artistiques. Quelques articles, brefs, qui décrivent, expliquent la démarche ou posent des problèmes de fond.


C’est le cas de l’ « Entretien Catherine Ikam/Paul Virilio » : « Le virtuel est un lieu d’action » (Propos recueillis par Jean-Paul Fargier)

Dont nous avons retenu quelques extraits :

« L’information va devenir la troisième dimension de la matière. Matière, énergie, information vont former une sorte de trilogie.

...Ce qui importe c’est la façon de mettre en forme une information pour qu’elle soit première, c’est-à-dire révélatrice... très peu (de vidéastes) commencent à débarquer de l’autre côté, du côté vidéo-infographique, c’est-à-dire dans le domaine de l’information.

... L’information c’est le surgissement. »

Paul Virilio

(JPG) « La vidéo analogique, la vidéo de tous les jours, saisit le réel avec son espace, sa perspective et sa lumière. Avec la vidéo numérique, au contraire, on fabrique tout. On fabrique l’espace, la perspective, on place la lumière et les objets dans l’espace, et ensuite on met tout en mouvement. ... On revisite totalement ce qu’on voit avec le numérique. L’œil devient constructeur d’espace et de perspective. On redevient inventeur. »

Catherine Ikam

« Les techniques nouvelles sont des techniques en temps réel ; en ce sens elles modifient le contenu de l’image, puisque c’est le temps de l’image qui lui donne sa puissance informative.

... Le virtuel est à la fois une dimension supplémentaire et une dimension fractionnaire

... Le virtuel ajoute une dimension fractionnaire aux trois dimensions de l’espace.

...Le virtuel ne s’oppose pas au réel mais à l’actuel.

...Le virtuel est un lieu d’action, ce n’est pas du tout un simulacre. Le réel comprend maintenant le virtuel et l’actuel. Les deux. Information en puissance, information en acte.

...La virtualité est arrivée avec la mondialité.

...A partir du moment où l’horizon était fini, on a voulu savoir ce qu’il y avait derrière l’horizon. La virtualité est devenue alors une nécessité, pour retrouver une limite. »

Paul Virilio

(Entretien paru dans ART Press N°185 novembre 1993


C’est également le cas de l’article « Identité et réalité virtuelle » de Catherine Ikam

Pour Nelson Goddman, une œuvre « parait d’autant plus chargée de sens qu’elle est plus révélatrice des interactions de toute nature qu’elle induit entre l’univers mental et l’univers sensible.

... Nous entrons dans le règne tout-puissant de l’interface : comment peut-on interagir avec un objet immatériel d’une façon sensible ?


Avec l’utilisation des technologies numériques le portrait change de nature ; il cesse d’être la référence ultime de l’identité et devient manipulable à volonté. Il ne s’agit plus de virtuosité technologique mais de la mise en abîme du visage et donc de l’identité dont il est le garant. »




Un livre difficile, à lire et relire et qui fait avancer une réflexion indispensable à l’utilisation de ces technologies numériques...





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Une photo qui date...


(JPG) René Bruno,

Président du Comité des Fêtes de Gilhoc,

nous a fait passer une photo où il figure, à droite,

Jacky Dugua, qui a longtemps tenu le restaurant de Rotisson, étant, lui, à gauche...

Le jeune adolescent du centre,

n’est autre que Michel Cimaz.


Ces trois jeunes,

alors âgés de 15 ou 16 ans,

habitaient Guilherand

et s’entendaient fort bien,

ayant même dû chanter les Mai ensemble dans les fermes alentour...





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Retour de l’hiver...


Neige et froid sur les arbres en fleurs...

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De beaux diaporamas




(JPG) qui ne peuvent être mis en ligne

nous ont été envoyés par Jacqueline Bégaud,

sur l’histoire de La Rochelle

et l’approche de l’île de Ré et ses marais salants.

De magnifiques photos.

Et un nouvel envoi de Nicole Bertholon...

Possibilité de découverte en bibliothèque...

-  Où il est possible aussi de découvrir de très intéressants utilitaires envoyés par M.Paupardin...





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Châtaignes de Chine


Un envoi de Michel Schlenker au retour de Chine. Bien sûr, il pense que les Ardéchoises sont les plus belles et les meilleures...

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De belles photos de Geneviève Greco


rapportées d’un récent voyage dans les gorges du Verdon, lequel s’étale ensuite dans le lac de Sainte-Croix.

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Nouvel envoi de Jacqueline Bégaud


De Provence, des Bories aux ocres de Roussillon...

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Une belle photo de Nicole Chaudier



(JPG) Rapportée de vacances dans les Landes :

un beau travail

-  de la lumière,

-  de la couleur

-  et de la perspective,

pour rendre la chaleur trouvée

et la lumière du sud

plus dure et contrastée

que celle de Bretagne...


Et montrer ainsi, d’une planche à l’autre, les ressources du numérique...



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Photos de Bretagne



(JPG) D’un voyage en Bretagne...

et, plus précisément,

dans les Côtes d’Armor...

De nouvelles et

très belles photos

de Jacqueline Bégaud...

A droite, les deux photos du haut :

le Fort de Lattes à Plévenon...

Celle du bas, et les deux photos de gauche :

Plougrescant


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Vacances en Charente Maritime




(JPG) Ile de Ré

Où l’on voit la mer à marée basse, puis la remontée jusqu’à la marée haute, à la digue de Loix...

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Pêche au Carrelet

dans la baie d’Yves,

à marée haute...



Parc à huitres

aux Boucholeurs...



Port de pêche

de Chef de Baie à

La Rochelle,

avec les filets sur le port...



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Le marais, à Breuil-Magné,

à la cabane de Moins...

Avec les tonnes d’où l’on peut observer

et photographier les oiseaux...



Les champs de tournesols vers Virson...



La Cayenne à Marennes,

un haut lieu

de l’ostréiculture...

Des savoir-faire

qui se transmettent et s’enrichissent depuis l’Antiquité,

une culture riche et très spécifique,

et même un "musée" de l’ostréiculture...


Et toujours ces couleurs des cabanes et bâtiments de pêcheurs...

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La Charente

de Saintes

au moulin de Chaniers,

avant l’écluse,

puis, en sens opposé,

à port d’Envaux...


Un fleuve sur lequel

naviguent de

gros bateaux -

au moins jusqu’à Rochefort,

transport

et navigation de plaisance...


Sur ses rives,

pêcheurs et vacanciers...

Des prairies et cultures...

Des oiseaux aussi,

hérons, cigognes, canards,oies, martins-pêcheurs...

NB. Photos Jacqueline et Michel Cimaz




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De nouvelles photos de Jacqueline Bégaud




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Photos

-  de La Rochelle,


-  de l’Ile de Ré,

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-  de Rochefort...

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La présence mêlée de la mer et de l’histoire ...





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Foudre aux Fanges



(JPG) François Dorne

nous a communiqué ces trois photos

montrant les dégâts

provoqués par la foudre

lors d’un récent orage

aux Fanges,

commune de Châteauneuf.


La foudre est tombée sur un arbre,

a parcouru le sol sous la route jusqu’à un poteau métallique.


En même temps, elle a fait sauter une prise et les fils qui y conduisaient...


" Deux photos sur la "tranchée" ouverte entre un poteau FT et un douglas ( 40cm de large sur 30 à 40Cm de profondeur) et une photo du résultat dans la maison de ma tante au niveau de la prise téléphonique et d’une prise électrique...

Sinon nous n’avons pas eu d’autre dégât qu’un fusible électrique de la prise explosée." raconte François Dorne...





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De belles photos des Etats-Unis

Nicole Bertholon, après avoir envoyé ses amitiés aux Rias de Los Angeles, nous a rapporté quelques photos du désert, du lac de sel et de la vallée de la mort.


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Rajasthan (Inde) 2006

Images et textes du voyage de Nicole Bertholon.

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De palais en forteresses, une étonnante architecture de grès et de marbre rappelle non seulement la splendeur des maharajas mais la richesse des commerçants sur la route de la soie qui reliait le Moyen Orient et l’Asie.

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Voici le pays des couleurs chatoyantes, dans les costumes, dans l’artisanat, mais aussi dans l’habitat. Un contraste avec les paysages aux coloris de sable et de poussière, d’ocres à peine égayés par les rares touffes de verdures pendant la saison sèche. Il en est peut-être autrement au moment de la mousson...

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Les traditions restent très présentes, surtout en milieu rural essentiellement pastoral. Dans les villes où la modernité est présente, les ruelles grouillent de monde et les moyens de transport les plus divers se côtoient dans le bruit.

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Civilisation raffinée et modes de vie archaïques cohabitent sans altérer les sourires et la sérénité des regards auxquels on s’accroche malgré soi.

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Vietnam 06

Une population jeune et nombreuse, un habitat diversifié, de très beaux paysages et beaucoup d’eau, un patrimoine valorisé et vivant... On vit souvent dans la rue et on travaille beaucoup...


La circulation : importance du trafic, du nombre de jeunes, et utilisation intense des deux roues...

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Le bâti est divers suivant les régions, le lieu d’implantation (ville plus ou moins peuplée, campagne, île ou rive...) : des gratte-ciel aux toits de feuilles de bananiers... Les maisons sont souvent hautes et étroites et bien ouvertes sur la rue ou la route...

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Les paysages sont marqués par la présence et les utilisations de l’eau - avec le site classé par l’UNESCO de la baie d’Halong maritime. Mais il y a aussi la baie d’Halong terrestre, les fleuves, les rizières, les rivières et arroyos...

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Le patrimoine bâti est riche en dépit de destructions dûes aux guerres : palais, mausolées, pagodes... Il y a aussi la musique et les marionnettes sur l’eau, les musées, en particulier le musée d’ethnologie avec sa mise en valeur des collections et son ouverture sur l’art d’aujourd’hui...

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La plupart des maisons sont aussi points de vente de soupe ou boissons, vêtements, objets divers, y compris de récupération... d’où une vie étonnante dans la rue. Les marchés quotidiens sont la source principale d’approvisionnement. Les fruits tropicaux, les légumes, les poissons, les épices y occupent une place privilégiée.

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Chacun travaille, plus ou moins polyvalent. La proportion de jeunes actifs est remarquable (40%de la population a moins de 25 ans).

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En guise de conclusion :

un pays jeune, en pleine mutation, mais des évolutions maîtrisées qui ne laissent personne de côté...


Jacqueline et Michel Cimaz, Décembre 2006

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Nouvelles du monde...

"Nouvelles du monde et de nos amis..."

Une nouvelle rubrique...


Et pour l’inaugurer des images de Polynésie envoyées par le Baraquin Claude Simon...

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Et Jacqueline Bégaud nous envoie avec ses voeux deux photos de la baleine retrouvée dans le port de La Rochelle l’été dernier...

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Evaluation

Complétant l’approche qualitative, et à croiser avec elle, quelques éléments quantitatifs peuvent aussi pris en compte.


-  deux personnes ont effectué, terminé ou poursuivent une formation intensive,

-  cinq ou six autres suivent une formation en pointillé avec des demandes selon les besoins,

-  on peut compter aussi une quinzaine de formations ponctuelles, ciblées, en fonction de demandes très précises,

-  enfin il y a un très large halo de familiarisation, sensibilisation qui constitue un premier socle sur lequel d’autres demandes devraient progressivement prendre forme,

-  s’est renforcée aussi l’idée qu’il n’y avait rien de magique, ni de rébarbatif mais des outils puissants dont on pouvait s’approprier le maniement en fonction des besoins.

-  Enfin une équipe flottante s’est constituée, chacun y étant plus ou moins formateur ou formé suivant les tâches


Réalisation : Inforoutes de l'Ardèche -- PackWeb -- Spip --