Bibliothèque
Manifestations

- Contact
- Activités
- Animations
- Apports
- Archives Bibliothèque
- Biens communs ?
- Communication
- Ecriture numérique
- Expositions
- Fonctionnement
- La Passe
- Lecture numérique
- Les découvreurs
- Littératures
- Numérisation
- Poésie
- Prêt et consultation
- Réseau
- Sciences
- Statut
- Textes-rencontres

 

 

Plan du Site

A vous de lire et d’écrire ?


Une initiative nationale pour stimuler les actions autour de la lecture et du livre quelle que soit sa forme - puisque, pour la première fois semble-t-il, un Calaméo est utilisé pour la présentation...

Essayer de reconquérir par la lecture numérique -dont on sait la complexité et la difficulté, le public qui, friand de télévision, a délaissé la lecture [1]

En tous cas, un reflux de frilosité qui donne envie de faire quelque chose...

Faire quelque chose ? Mais on fait !

Le Calaméo de "A vous de lire !" (JPG)


Ce jour là, ce 29 mai, avec la présentation de Mouvances au public, Mouvances, un projet arts plastiques avec tout le travail de médiation qui l’accompagnait, Mouvances, la stèle de Martine Diersé, et aussi, ses orgues, et avant, le spectacle, au temple des Baraques à 15h.

Un spectace théâtral sur un synopsis de Christian Bontzolakis, auteur, metteur en scène et comédien bien connu, intégrant et articulant des textes ou fragments de textes de chacun, même de certains qui n’ont pu ou voulu être acteurs ...

Où les acteurs vont dire ces textes, écrits, lus et relus, mémorisés... Un gros travail de lecture pour onze personnes âgées de 8 à 86 ans !


Une manifestation qui peut cristalliser une initiative sur le lire !


Et puis, tout au long de Mouvances, parce que nous avons l’habitude de lier nos activités, de travailler par projet, de ne surtout pas faire d’apprentissages techniques coupés des contenus, intérêts et projets, il y a ce travail sur le Livre numérique initié il y a plus d’un an pour la Fête de la Science, poursuivi, notamment avec les scolaires, bien au delà de la semaine officielle [2]

Et quoi de plus naturel pour la Fête de l’Internet que de répondre à l’appel de Morin pour la création de Biens Communs en réalisant des livres numériques.

Bien sûr sur l’eau et ses changements d’état -glace, neige, brouillard, nuages... -Mouvances oblige- ou du moins les flux et réseaux, et là ça diverge un peu. Bref un gros travail de chacun et de tous pour aller chercher des lieux ou phénomènes à photographier...

Nuées et brouillard (JPG)


Eventuellement, rechercher des montages, des vidéos... ça se move une vidéo...

Ensuite, il faut, trier, ranger ces images, les numéroter, les insérer dans le traitement de textes ; écrire son texte -pré-écrit ou à inventer en fonction des photos, texte documentaire ou poème ou fiction ou... Ou écriture complexe associant textes, photos, images composites, vidéos, y compris réalisées de points de vue différents avec des objectifs différents ...

Et mettre en page et vérifier que d’une page à l’autre les images et titres de mêmes formats soient à la même hauteur. On peut aussi vouloir intégrer de la musique - et bien sûr des notes internes et des liens hypertextes externes... Savoir où on va, pourquoi, intégrer tout cela, anticiper sur les comportements des lecteurs.

Après cela quand c’est sûr, vérifier en variant le nombre de pages affichées, puis sauver au format PDF.

Après convertir sous Calaméo, relire, aller travailler dans l’éditeur de liens...

Donc un travail d’écriture composition très complexe, mais qui plait après les premiers temps de découragement, qui plait parce qu’il y a la conscience d’avoir acquis de nouveaux pouvoirs à l’orée de cette nouvelle écriture -transmedia qui apparait. Un autre regard aussi sur photos et vidéos et rapports texte-image, et un autre regard sur les livres - même papier.

Tenez Venaille/Boddaert ou "le défait" de Dubost sur lequel nous reviendrons, par delà la polysémie du texte, c’est un peu comme si quelque part on avait insufflé dans la composition ou dans l’écriture quelque chose qui évoque le transmédia...

Une densité, d’autres espaces... Comme quand Clergue ou Couturier utilisent des procédés du numérique avec de l’argentique...

(JPG)
Lire et relire les textes, les apprendre.


Bref l’impression de jouer les alchimistes au coeur d’une écriture à naitre. Et s’il faut la technicienne de service à côté, on ne lui délègue pas, on veut faire soi-même comme Fanny qui veut se coltiner elle-même avec ses saturations de rouge et bleu dans ses paysages de neige [3]. Et tout dépend du sens qu’on veut insuffler dans le livre.

Bref il faut lire, expliquer et montrer au public et avec nos petits livres, même modestes, ça regorge d’exemples.

Et ce qui est sûr c’est qu’on n’en sort pas indemne et qu’on ne lira plus pareil, même le livre le plus banal dans sa réalisation... Quant au rapport texte/image, alors là, messieurs et mesdames les dits illustrateurs !

A ce sujet, une découverte intéressante récemment à Beauchastel avec Corridor : cet univers externe à internaliser par la vidéo et qui laisse ouvertes les questions du livre. A chacun sa réponse sur la mort, au moment opportun...


Donc tout simplement, et très modestement, Les Rias et la Bibliothèque municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias offrent au public un moment de partage autour de livres « numériques » récents fabriqués par leurs habitués dont le numérique élargit le nombre et accroit la participation des jeunes...


Le groupe, ouvert, va de 8 à 86 ans.

Information rassurante pour les organisateurs officiels de "a vous de lire ", trois des participantes ont déjà publié chez divers éditeurs [4] , quelques autres aux seules Editions Les Rias [5]

Mais ce qu’on trouve sur Internet en la matière est quelque peu stupéfiant -même numéro d’ISBN en main, petits éditeurs et CDDP ou CRDP n’apparaissent pas, ni les livres épuisés... Par contre vous pouvez découvrir des traductions dont vous ignoriez totalement l’existence...

(JPG)
Oeuvre de Christian Zanniken, sculpteur Hollandais




Le résultat :

Sur papier et sur écran, la « bibliothèque intérieure », le « musée imaginaire » réalisé par une bonne vingtaine de personnes qui depuis la Fête de l’Internet, ses Biens Communs, et dans le cadre du projet « Mouvances » ont écrit et réalisé des livres en mêlant écriture textuelle - documentaire ou fictionnelle, écriture photographique, et, parfois écriture vidéographique, plastique et hypertextuelle.

Chacun lit, analyse et commente les réalisations des autres, tout en s’interrogeant sur l’évolution du « livre », avec, à côté d’un recours utilitaire au « numérisé », un goût prononcé et bien ancré pour le livre papier, surtout quand il intègre, même modestement, quelques apports du livre d’artiste, et un intérêt croissant ou du moins une curiosité croissante pour ces apports du numérique inaccessibles dans la copie papier. Le non homothétique. [6]  [7] [8].


En plagiant le Ministre de la Culture « ...amoureux des livres de tous les champs et tous horizons, transformeront notre espace citoyen en salon de lecture à ciel ouvert... », nous ajouterions - « sans jeter le bébé avec l’eau du bain, ni prendre la proie pour l’ombre, mais sans frilosité aucune, tenacement, patiemment, précautionneusement, réflexionneusement, besogneusement, audacieusement, prospectivement, innovationneusement, fluxionneusement, ouvertement... nous invitons le public à entrer, bousculer et agir dans « cette effervescence festive », ces réseaux sociaux aux goûters effectifs, en patois ou non, ce virtuel on ne peut plus réel.

D’ailleurs ce bilinguisme régénéré par le patois têtu d’ici, la langue maternelle réhabilitée qui n’habite que peu à peu un occitan plus lointain, ne facilite-t-il pas l’appréhension de ce numérique perçu comme nouveau langage ?

"Les mouvances, c’est quoi les mouvances ?", demande Mendy aux spectateurs du haut de ces huit ans, avant de boire sa potion de larmes au sirop de myrtille... [9]

Jacqueline Cimaz

NB. Le projet "A vous de lire", des Rias et de la Bibliothèque de Saint-Apollinaire-de-Rias.

(JPG)



_

[1] sans qu’on ne puisse en l’état actuel des recherches, établir vraiment de relations de cause à effet... Juste le constat de ce qui peut apparaître comme un glissement des pratiques ?

[2] "d’ailleurs avec la neige, on ne craignait pas de respecter la calendrier cette année !"

[3] Ces petits « livres numériques », expérimentaux, bénéficiant modestement dans leur conception du travail effectué en Bibliothèque sur le livre d’artiste, chacun a souvent souhaité aller jusqu’au bout d’une réalisation qui semble faire partie d’une écriture devenant peu à peu transmedia.

[4] Il s’agit de Jacqueline Cimaz (sciences de l’education, ouvrages collectifs, Actes de colloques...avec de nombreuses traductions notamment en espagnol, catalan et portugais -Editions Sociales, Casterman, CRDP Montpellier, CERM, Les Rias... + revues...), Simone Foray (histoire - Ed La Galipotte, Les Rias + nombreux articles) et Fatima Mana (récit littéraire, ED Apogée, Les Rias)

[5] Geneviève Greco, Marie des Ponts...

[6] Même si LSE, BASIC, PASCAL, LISP, SPI, LOGO, PROLOG, MIT, clauses, systèmes experts, I.A. (Intelligence Artificielle et non Inspecteur d’Académie !), macroprocédures, à part JAVA, peut-être, ne constituent même plus un lointain arrière-plan flou de logiques septuagénaires. Peut-être néanmoins ce qui pourrait différencier l’appropriation constructive, réfléchie et prometteuse du simple rapt nécessairement stérile, le besoin de connaître le contexte et l’histoire... Mais Linux émerge et OPEN s’étend...

[7] Et puis, l’inverse est aussi vrai : comment traduire en numérique le papier et la couverture de "Un mot mendiant" de Jean-Gabriel Cosculluela, édité par Jacques Brémond, les papiers de ces "Quatre chemins" de Dubost, choisis par Mélinette (Cheyne editeur) parce qu’ils collaient à l’image des veines sous la peau transparente des mains d’une trisaîeule ?

[8] Par contre, pour les divers points de vue sur l’effondrement des digues de Loix-en-Ré, en fonction des objectifs du locuteur, rien ne vaut les vidéos dans le livre même...

[9] Mendy qui a fait son livre numérique en bibliothèque.



_

La poésie, invitée de l’intime.


En partenariat avec la bibliothèque municipale une lecture publique était proposée ce samedi 18 avril par l’Office du tourisme du plateau de Vernoux.

(JPG)


Il ne manquait que les lampes à tamiser le jour pour s’imprégner de poétique. D’un mot à l’autre, ils se sont installés et ont battus le pavé de la page au rythme de leurs textes.

Dis par une équipe de lecteurs réduite pour diverses raisons [1] - cinq ce jour là [2] , habituellement une dizaine - les textes lus ont traversé différents ateliers, ou ont été sélectionnés à partir des publications riassoises [3]. D’autres puisés dans l’un des livres se trouvant dans le rayon conséquent de poésie de la bibliothèque municipale : « Les solitudes ».

Entendre leur voix singulière porter au singulier la phrase muse, inspiratrice et créatrice, tel aura été ce temps, accroché au ciel des mots, tout proche d’eux en les écoutant simplement.

Fatima Mana

NB . Un temps de désarroi rieur en entendant ce que Jean-Pascal a écrit sur la caillette et son jus purinâtre... Personne n’aurait pensé que... Il a bien caché son jeu... Gare à la prochaine rencontre amicale à l’automne... Car, n’est-ce pas ? (J.C.)


Et avant le pot offert par l’OT, les remerciements de Mme Battendier, Présidente de l’Office du Tourisme pour le travail effectué...



_

[1] santé- vacances- autres activités

[2] Jacqueline Cimaz, Hélène Claret, Michèle Dormont, Simone Foray et Fatima Mana.

[3] Ont été lus des extraits de "Avoir vingt ans dans la tourmente" de Marcel Bélingard, De "Souvenirs de l’Occupation, Mémoires" de Simone Foray, de "Aujourd’hui je mesure le danger" de Geneviève Greco, de "Souvenirs d’enfance et village" de Paulette Vignal

(JPG)



_

Nouvelle lecture


L’Office du Tourisme du Pays de Vernoux invite ce samedi 18 à 17h, à une lecture publique à la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias, en partenariat avec l’équipe de la Bibliothèque.

Des textes inédits, choisis par celle-ci, seront lus par elle (répétition à 16h15) :

-  textes des ateliers d’écriture qui se sont déroulés aux Baraques ces dernières années,

-  textes extraits de livres des Editions Les Rias,

et, en outre,

- des textes extraits d’un des plus beaux livres du rayon poésie -très conséquent- de la Bibliothèque :

"LES SOLITUDES (CINQUANTE) POESIE & Cie", 23 poètes et plusieurs peintres, Edition OBSIDIANE.

(JPG)
Le livre et la sculpture ou le lien par Patrick Maury


Le parcours partira d’un texte de Max de Carvalho et se terminera sur un texte de Jean-Pascal Dubost, en passant par des textes ou extraits de textes, de Pascal Commère, Franck Venaille, André Gateau, Monchoachi, Alain Andreucci, Bruno Grégoire, Patrick Maury, Marie-Claire Bancquart, Mathieu Bénézet, Jean-Claude Caer, Christian Doumet, Jean-Baptiste de Seynes et François Cariès.

Jean-Pascal Dubost, Bruno Grégoire et Patrick Maury sont bien connus ici où ils sont venus plusieurs fois pour des lectures et/ou ateliers d’écriture, tout comme François Boddaert, poète et éditeur, responsable d’Obsidiane.


Les bibliothécaires





_

Lecture poétique impromptue


ce mardi 8 juillet.

Dans le cadre des manifestations organisées par l’Office du tourisme, lecture à plusieurs voix de textes, inédits pour la plupart, de Fatima Mana.

"Une quinzaine de personnes pour écouter de la poésie en plein air en juillet, c’est inespéré !" disait Renée Nicolas, d’autant que les visiteurs de l’exposition archéologique qui se sont joints à cette lecture ignoraient, comme beaucoup, qu’elle devait avoir lieu...

Un moment de qualité - de beaux textes - dont celui écrit en hommage à Yvonne Péatier qui parle particulièrement à ceux qui ont connu le restaurant Péatier...

(JPG)


-  Nicole Chazel, 1ère adjointe, représentait la Mairie de Saint-Apollinaire, Michel Cimaz étant retenu à Privas au Comité de Pilotage du CDRA,dont il est vice-Président. Elle disait son plaisir d’accueillir les participants dans ce lieu.

-  Les lectrices se succédaient ensuite : Nicole Chaudier, Geneviève Greco, Jacqueline Cimaz, Fatima Mana et Hélène Claret.

-  Danielle Battandier, Présidente de l’Offisme du Tourisme, remerciait ensuite la municipalité de Saint-Apollinaire, les participants, et Fatima Mana pour son apport et la qualité de son travail.

-  Nicole Chazel invitait ensuite au traditionnel goûter, particulièrement attendu par les plus jeunes auditeurs dont la qualité d’écoute a été très remarquée...


NB. Cette manifestation était la première de celles organisées pour l’été par l’Office du Tourisme, dans le cadre d’un programme qui vient juste de sortir et devrait être bientôt annoncé dans la presse...





_

Souvenirs d’enfance et de village...




Une bonne quarantaine de participants pour la présentation à plusieurs voix du livre de Paulette Vignal.

(JPG)


_

Des présents du patois -la langue- aux nouveaux venus arrivés pendant le goûter ou après, pour -le patrimoine, un public averti, divers, impliqué dans la valorisation et la vie du patrimoine humain du Plateau...

Paulette Vignal, Geneviève Greco, Nicole Chaudier, Fatima Mana et Jacqueline Cimaz ont lu des extraits de ce livre pour le présenter au public - un public qui est passé de l’émotion au rire, de l’approbation des contenus "C’est vrai tout ça, je l’ai vécu", à l’admiration pour le travail de Mémoire.

65 livres avaient été tirés. Une réédition s’est imposée pour la fin de semaine !


(JPG)



Et le texte de Fatima Mana :


Paulette Vignal au fil de sa mémoire

A la croisée du goûter traditionnel patoisant, les uns sont restés, les autres venus, pour la présentation du livre de Paulette « Souvenirs d’enfance et village » édité par l’association Les Rias.


Une source de vécu giclent ses gouttes au chant de sa mémoire.

Quelques passages sont lus à plusieurs voix ; ça y est !

Les visages étalent leurs sourires et se baladent dans le souvenir sous l’énumération des lieux cités.

Ils caracolent vers l’enfance retrouvée. L’émotion déplie ses origines.


Avec sa gentillesse naturelle, Paulette s’installe à la table et dédicace comme si elle avait fait ce geste d’écriture toute sa vie.

Elle allonge un petit mot d’amitié sur la première page de son cahier d’écolier où quelques lignes de sa vie tracent à l’encre violette les rires d’autrefois.





_

Nicole Bertholon présente ses notes de voyage en Rajasthan...



L’aterrissage pour le Rajhastan s’est fait en douceur samedi en fin d’après midi à la bibliothèque municipale de St-Apollinaire.

Le pays que nous a présenté Nicole Bertholon était haut en couleurs avec ses descriptifs de vies, de traditions, de paysages.

(JPG)


Les photos ont voyagé de main en main accompagnées d’une narration vivante qui tournait les pages de son carnet de voyage édité par les Rias.

L’ailleurs s’était invité, à quelques pas de l’envie d’aller y voir d’un peu plus près.


Une traversée sans turbulences et fort agréable...

Fatima Mana





_

Fête du livre, de la pensée, de la petite édition, de l’écriture et du courage...



Fête du livre, de la culture, de la pensée, de la petite édition, du livre d’art et du courage, de l’écriture, de l’engagement et de l’émotion...

Trois jours de régal, de réflexion et de partage, d’une qualité et d’une densité inouïes...


La nuit de l’écrit, un plateau des œuvres...

(JPG)

Compte-rendu de LA LECTURE DU VENDREDI 19 OCTOBRE 2007 par Jean-Pascal Dubost

"Le pari n’était pas facile à tenir pour les comédiens du Théâtre de Privas,

Dominique Lardenois et Nadine Demange,

que celui de donner une lecture anthologique de quelques écrivains associés au plateau du Vivarais et à l’association Les Rias, d’autant qu’ils avaient à aller du récit au poème ou du poème au récit.

Sobrement assis devant chacun une petite table ronde dans le Temple des Baraques, ils avaient pour tâche de faire entendre au public

-  la prose ethnologique de Sylvette Béraud-Williams,

-   le vers rudoyant de François Boddaert,

-  le récit d’apprentissage de Fatima Mana,

-  le poème en prose de Jean-Pascal Dubost,

(JPG)
-  la prose théâtrale de Christophe Galland ou

-  le poème inquiet du silence de Jean Gabriel Cosculluela.


Les deux comédiens d’emblée adoptèrent une présence physique, ombrageuse d’un côté, gracieuse de l’autre, le pari était d’autant plus difficile que les univers de chacun des écrivains prenaient place dans des langues parfois diamétralement opposés.


Après leur lecture s’ensuivit une discussion entre les comédiens, les auteurs présents et le public.

(JPG) Une discussion animée qui reposa beaucoup sur la question du sens et de la signification, les deux poètes notamment exprimant une liberté de langue permise par l’absence quasi du souci d’être immédiatement compris."


La seconde phase de la soirée, s’est amorcée sur la lancée,

à partir du débat - ce débat riche, sur le travail de la langue,

avec des interventions théoriques de très haut niveau des poètes -

Jean-Pascal Dubost et Jean-Gabriel Cosculluela,

une approche aussi des relations et de la rupture entre travail de mémoire et travail de la langue...

ou plus généralement du type de langage retenu,

comme l’a montré le travail concret d’Arnü West, dessinateur et auteur de BD.

Elle s’est poursuivie par une séance de dédicaces... et d’échanges divers en petits groupes...

A noter que des adolescents, partis à l’issue des lectures de poésie, se sont dits séduits par ces lectures, avec l’impression d’avoir fait une découverte...




La seconde journée

élargissait le panel des auteurs liés au Plateau de Vernoux avec

-  la présence de l’approche historique, abordée de manières très différentes par

-  le Docteur Alain Delarbre et son travail sur la seconde république,

"L’opportunité de la découverte d’une collection d’affiches de cette époque, couvrant toute la période de la seconde république, soigneusement gardée par Joseph Chermezon, maire de Silhac jusqu’à sa mort en 1853, nous a permis de reconstituer cette époque vue depuis le village de Silhac. vernoux va voter NON au plébiscite de Napoléon IIII marquant ainsi sa volonté de résistance au pouvoir en place quand celui-ci heurte ses convictions. Il est le seul canton de France à voter NON." (Histoire d’un coup d’Etat raconté par ses affiches et vu de Silhac (Ardèche) ED Rias)

(JPG)

-  par Simone Foray et ses recherches sur Boffres,

" Boffres se situe dans un bastion entre Doux et Eyrieux, qui a fait preuve d’une résistance indomptable pendant ces deux siècles de violences et de persécutions. entre les deux communautés, un fossé s’est longtemps maintenu et commence juste à disparaître." (Boffres en Vivarais. Ed La Galipotte)

-  par Henri Constanty et son témoignage romancé sur le vécu de la guerre et de l’après-guerre 1939-1945..., " Je ne comprends rien, je ne comprends pas. Je viens de rentrer de déportation, après avoir connu Le Struthof, Daz chau, Mauthausen, camps de concentration nazis." (P’tit Riton et les jumeaux. Ed Rias)

de l’approche pédagogique... Poésie et arts à l’école" CRDP Montpellier, un témoignage collectif...

-  et par la présence de nouveaux livres :

-  les deux derniers livres de Jean-Pascal Dubost, édités en 2007 : "Fatrassier"

"Plume

Non-da la main ne taille plume dans l’or du temps mais à la pâte elle se met à l’ouvrage à-mot-vat fait sans magie rude huevre et porte tout le poids du corps emplein d’alentour et avec inlassable minutie creuse-" (Tarabuste)

et le tout nouveau "Vers à vif", non encore sorti officiellement, un tournant dans l’œuvre de Dubost, un évènement littéraire...

"les mots avant la charrue je vais aller je veux, bien me faire cuire un oeuf et pendre ailleurs aux vents crevé d’obtenir une réduction de mon temps de travail l’art alors me rendra-t-il les forces qu’il m’a prises-" (Obsidiane)

-  les livres d’art de Jean-Gabriel Cosculluela...

"les lumières brûlent bleu" (Buée. Ed J.Brémond)

"Queda por abrir un libro pobre, frio, un libro de nada, en la cercana sed de la palabra." (D’un retrait. Atelier des Grames)

"le mot est un chien jaspé/courbé sur l’agonie//pierrien" (l’Affoullé. ED J.Brémond)

"Viens dans le mot /haute lampe / couleur douleur / affouillée / ne rien savoir encore / où commence le nom" (La terre cette couleur Atelier du Hanneton) _

Et bien sûr « Mémoire d’ateliers ».

"Ils ont connu / Loin des sentiers battus /Les pierriers dans les creux/Généralement granuleux au bord du petit lac bleu" (Mémoire d’ateliers Ed Rias)

"Le c prend une cédille / Devant le a-o-u"...

"Dans cette classe l’y venian en esclos !" (Mémoire d’ateliers Ed Rias)


"Mémoire d’ateliers" présentation à sept voix par Jean-Pascal Dubost, qui expliquait la genèse du livre, et les lecteurs de textes - Marc Chalavons, Nicole Chaudier, Jacqueline Cimaz, Geneviève Gréco, Fatima Mana et Paulette Vignal.

(JPG) Un témoignage comme beaucoup d’autres de la richesse des ateliers d’écriture et de leur vécu, certes.

Mais un témoignage qui interpelle par la diversité, et la facture des textes retenus et surtout par la qualité et la densité de l’ensemble.

Un atelier de travail comme l’a rappelé Jean-Pascal Dubost avec beaucoup d’insistance, un atelier avec des apports et des contraintes...

Et où l’on peut une nouvelle fois vérifier que la contrainte est aide et non gêne, qu’elle débouche sur la diversification des écrits et non sur leur uniformisation, que la convivialité n’est pas le préalable mais le résultat du travail partagé, comme ce beau travail d’équipe de la réécriture...

Un bel ouvrage pédagogique, traversé par l’actualité, et dont l’étude devrait particulièrement intéresser enseignants, éducateurs et autres animateurs...

Un ouvrage qui montre aussi qu’un professionnel compétent, en prise sur la recherche et la création d’aujourd’hui, pédagogue de surcroît, peut amener chacun à utiliser l’écriture pour mieux dire, penser et lire...




La troisième journée, à la Grange de Vernat, avec Jean-Gabriel Cosculluela, poète et traducteur.

Des citations pour introduire :

« Il y avait la terre en eux et ils creusaient » ( Celan)

Plus proches :

« Avec le monde sans dessus dessous, Combier restait la terre haute » (Fatima Mana)

« A gorge déployée, je me gave de silence » (J-P.Dubost)

(JPG)

Quelques notes de Fatima Mana :

"Jean Gabriel sort de la poche intérieure de sa veste, tout près de son imagination ; un carnet de bord sur les travaux entrepris d’un peintre...

« Aller jusqu’à l’écrire « le nodal est dans l’illimité »- Des mots concernés par la peinture-

" La lecture est « nodale »- essentielle- vitale-"


"Jean Gabriel entame sa lecture et raconte sa démarche d’écriture avec « l’infiniment réel », livre à paraître avec une préface de Charles Juliet. Ce livre est connaissance a double sens. Il est une énergie pour la connaissance- Il est un livre à mots parmi les livres outils de mots à main.

Il est une proximité comme tant d’autres bruits : médias- journaux.

Il est un, matière à regarder- entendre.

Il est un temps pluriel porteur de silence...

Les livres sont des savoir-faire suscitant le goût du détail et de l’imaginaire. "

Son dire sur le lieu installe le chant des mots : « une maison doit continuer la terre- la relation au lieu est une maison où continue la nature et son paysage » ".


"Il déroule en trois temps sa présence.

D’abord il tourne les pages de sa lecture, nous révélant son écrit par quelques extraits « d’infiniment réel » S’arrête sur des livres d’artistes expliquant que ce sont des livres singuliers qui se creusent".

"Ces livres qu’il fait avec ou pour les artistes qui deviennent « livre-livre- livre au singulier

-  Chaque livre est différent et c’est toujours un livre.

Dans la tête s’installe un espace mental du livre largement indéfini et inépuisable."


Cette rencontre-lecture a permis une approche à la fois savante et intimiste du livre d’art, avec notamment les interrogations sur les images et le complexe rapport texte/image : eau et feu, orange et bleu, blessure, brûlure - le très beau travail de Joël Leick... Sur les relations entre émotion et écriture, émotion, écriture et sens, l’écriture et la mort

« Ce qui est terrible dans la mort, c’est de ne plus lire. Je veux encore lire par-dessus l’épaule des vivants. »

Anne BRAGANCE

« Lire absente déjà un lecteur dans l’amour des absents, dans la langue nue des seuils.

Lire est la langue maternelle du mourir. »


Fatima Mana a aussi pris des notes, personnalisées, sur les traductions :

"Le poète relève les bords de traductions de l’Espagnol où giclent des couleurs chaudes d’intonations.

L’écriture de peu de mots s’installe dans un espace, chemine sur une petite terre, un lopin. Une écriture de mots qui reviennent..."


(JPG)
Convivialité et musique aux marges...

Les lectures des poètes espagnols Alfonso Alegré Heitzmann et Angel Campos Camparo, puis des traductions ont permis une approche inédite de la musicalité, du rythme du texte et aussi de la démarche même de traduction...

La notion d’accord, inédite, ouvre un autre espace pour une approche d’une lecture plus seulement tabulaire de la poésie...

Quant à certains textes précédant d’autres textes connus d’autres auteurs, ils montrent par delà leur intérêt propre l’importance du contexte, de l’histoire, et de l’intertextualité...


Jean-Gabriel Cosculluela a aussi évoque le rendez-vous manqué entre Adorno - qui dit qu’après Auschwitz on ne peut plus écrire en allemand - et Celan qui, lui , "veut écrire dans la langue des assassins pour ne pas laisser cette langue aux assassins », et le texte magnifique qui en a résulté... (cf la revue « Etrangère » dédiée à André Du Bouchet.)

Il fait aussi souvent référence à Jacques Dupin...

"Puis là, note Fatima Mana, le temps écoulé bifurque sur la conversation, étonnée à presque la toucher. Un instant privilégié où le public rencontre l’auteur.

La traversée de cet événement national rythmé par trois jours d’animations à St Apollinaire aura défait le temps des mots, partagé ces formes laissant des traces à grandir au soleil de ses autres curiosités."



NB1 . Les éditeurs absents-présents lors de ces deux journées : Jacques Brémond, l’Atelier des Grames, l’Atelier du Hanneton, Zéro et l’infini, Fata Morgana, Tarabuste, La Dragonne, Obsidiane, Cheyne, la Sétérée, Rosa Cubica, la Galipote, les Rias...

NB2 : Trois textes en téléchargement ci-dessous, communiqués par Jean-Gabriel Cosculluela :

-  "Fermer les yeux" ; extrait du livre à paraître " D’un retrait, deux"
-  "la continuité des choses" ; extrait du livre à paraître "Infiniment réel"
-  "Etiage" ; extrait de "l’envers de l’eau", (Ed. Fata Morgana, 2005 ) avec des photographies de Jacqueline Salmon. Ce texte -avec les photos- se trouve sur le site "D’autres regards".


_

Etiage l’envers de l’eau
Fermer les yeux
la continuité des choses

Frédéric Mouriès à la bibliothèque le samedi 23 septembre.

Un moment d’une richesse et d’une densité extraordinaires avec un exposé à la fois documenté, vivant et ouvert sur le contenu des Archives de Saint-Apollinaire.


(JPG) Après rappel rapide du travail antérieur sur le registre des nourrices et de celui du Bureau de Bienfaisance, et de l’analyse des comptes de l’épicerie Vignal, ont été abordés :
-  le personnel municipal avec les secrétaires de mairie, les gardes civils et leur recrutement...
-  les problèmes scolaires, notamment de la seconde moitié du 19 ème siècle,
-  les archives de justice et le crime de 1862,
-  l’évolution du nombre des habitants, y compris par hameau,
-  puis l’arrivée du téléphone et de l’électricité...

Un public informé et passionné a apporté précisions, anecdotes, informations nouvelles... Paulette Vignal qui avait porté elle-même de ces télégrammes dont on parlait, Hélène Rochier et Suzanne Delarbre qui calculaient la date de l’arrivée du téléphone au Vernat (aux alentours de 1970, avant il n’y avait que la cabine publique), Arlette et Nicole Chazel qui retrouvaient leur arrière-grand-père, Jean-Pierre-Firmin Seine, père de Mme Bouveron, conseillère municipale, et les quatre opérations, Nicole Chaudier qui comparait à la Loire, Claire Sonnier de la Boissière qui, après avoir évoqué le Terrier de Vaussèche, un acte remontant à 1200, les politiques matrimoniales et patrimoniales de grandes familles, et annoncé la présence d’un exemplaire transcrit et lisible aux Archives Départementales, découvrait la lettre d’un aïeul de son mari et renseignait sur la suite des évènements...

Michel Cimaz, maire, confirmait que si les secrétaires de mairie avaient changé et travaillaient davantage, les maires s’étaient succédé, quelques lenteurs administratives, hélas, perduraient...

Après chaque présentation des Archives liées à un thème, Frédéric Mouriès suggérait des pistes possibles d’exploitation littéraire, de faits, situations, tableaux...

Fatima Mana évoquait alors son second livre « Une ressemblance à terre », fiction écrite à partir d’un fait divers de justice de 1932 et son cinquième livre, en cours d’écriture, fiction liée à la période 1939-1944 sur le plateau de Vernoux, nourrie d’interviews, de rencontres, notamment avec Y.Esclaine et Danielle Barrallon et d’un nouveau projet de visite, à l’initiative de cette dernière...

Jacqueline Cimaz rappelait qu’un projet d’édition existait sur ce remarquable travail d’archives de Frédéric Mouriès - et ses propositions de pistes d’écriture- qui devrait aboutir au printemps 2007 et pourrait intégrer dans le corps du livre ou en annexe des extraits d’écriture fictionnelle à propos de situations proposées ou d’autres, issues par exemple de la nouvelle collection « nos adhérents écrivent », dans laquelle doivent être publiés Marcel Bélingard, Henri Constanty, Paulette Vignal... Dans une autre collection, il est possible d’éditer des documents à la demande et suivant les besoins et leurs évolutions... Déjà Claire Sonnier doit venir au PAPI pour la mise au net d’un de ses documents...


(JPG)


Après cette évocation de prolongements à mettre à œuvre, Frédéric Mouriès reprenait la parole pour parler de son écriture. Une démarche similaire à celle d’ « Oscar », déjà présentée aux Rias, pour « le Consul de Hong-Kong ». En même temps un texte plus difficile, avec la précision issue d’archives dont la matière a été utilisée pour une thèse...

Frédérin Mouriès a très bien expliqué comment lui, historien, avait ressenti le besoin de la fiction pour combler les lacunes de l’histoire, aller plus loin dans l’interprétation, comment l’écriture de fiction avait entraîné de nouvelles recherches documentaires et d’autres développements fictionnels. La fiction n’est-elle parfois plus vraie que la réalité ?

Débat à poursuivre le 18 novembre à la grange du Vernat avec l’intervention de Bernard Stora, cinéaste, auteur du film « Le grand Charles » sur « imaginaire et histoire ».

NB. Deux remarques citoyennes au cours de cette soirée...
-  Avec l’arrivée du téléphone et de l’électricité, le développement de leurs usages et les illusions suscitées il est apparu que plus les techniques se sophistiquaient, plus l’intervention démocratique et le contrôle citoyen étaient nécessaires.
-  les participants au débat ont souligné la qualité de l’intervention de Frédéric Mouriès, combien à la fois elle a permis l’expression du public et combien celle-ci l’a enrichie. De là à en conclure que le public des Rias est devenu plus exigeant et veut pouvoir s’impliquer dans les manifestations organisées, il n’y a qu’un pas à franchir (et on peut sans doute le faire cf rubrique « citoyenneté »)

Nuit de la BD 2006

(JPG)

Très différente la nuit de la BD 2005, elle vient d’avoir lieu du samedi 14 à 14h au dimanche 15 à 19H.

(JPG)

(JPG) (JPG)


-  
-  
-  
-  
-  
-  

Quelques images


L’arbre précautieux de Combier

Salle comble à la bibliothèque pour la présentation du livre de Fatima Mana, avec un public divers, des élus, responsables associatifs et de nombreux jeunes...

Après ouverture par Jacqueline Cimaz qui lisait un message de jean-Pascal Dubost, intervention et remerciements de Fatima Mana, Sylvette Béraud-Williams abordait le problème des enfants de l’assistance, évoquait le livre de Fatima, avec sa démarche d’écriture, les conditions de gestation et publication et le courage de l’auteure.

Ensuite de larges extraits du livre étaient lus par Paulette Allier, Anne-Marie Bedoucha, Nicole Bertholon, Nicole Chaudier, Jacqueline Cimaz, Josiane Collange, Alain Delarbre, Katia Dumas, Geneviève Gréco, Fatima Mana, Paulette Sanchez, Annie Van Hees et Paulette Vignal.

(JPG)

Cette lecture préparée avec Carlos Lojo Ruibal, comédien, a été particulièrement appréciée par le public, souvent ému.

Jacques Barruyer, dans une intervention remarquée a réabordé le contenu du livre.

(JPG)

(JPG)

(JPG)

De très nombreux ouvrages ont été vendus et dédicacés, pendant que les discussions se poursuivaient en petits groupes.

Une très belle réussite pour cette nouvelle publication des Rias et de grands remerciements à Fatima - dont le second livre est déjà bien avancé !

(JPG)

(JPG)

(JPG)

Quelques photos communiquées par Christian Prost où l’on voit une partie du public, d’autres lecteurs, un temps de dédicace et, lors du verre de l’amitié, les enfants, nièces et neveux de l’auteure, venus la soutenir.

(JPG)



Réalisation : Inforoutes de l'Ardèche -- PackWeb -- Spip --